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Resident Evil VII : End of Zoe

Le test du jeu video:

Publié le Vendredi, 12 Janvier 2018

Sorti en janvier 2017, Resident Evil VII a créé la surprise par son retour aux sources mêlé à de l'innovation, et son utilisation réussie du casque Playstation VR qui a provoqué de belles peur chez les possesseurs de l'appareil. Le joueurs s'accordent en général pour dire que le jeu est une réussite en termes de frayeur, au moins sur les deux premiers tiers de l'aventure. Petit bémol : le jeu est court, très court, et il ne faut même pas une dizaine d'heure aux plus débrouillards pour venir au bout de la bête dans son récit principal. Et Capcom, fort de sa politique très mercantile, a compris cette déception des fans, prolongeant l'aventure via quelques DLC sortis tout le long de l'année. Certains s'avèrent réussis, approfondissant même parfois l'histoire (comme ce fut le cas dans « Sœurs »), tandis que d'autres se révèlent plus optionnels. Mais Capcom a fait une promesse aux joueurs : sortir un DLC plus conséquent, gratuit, et se présentant comme un allongement de l'intrigue en prenant Chris comme héros. Le supplément fut repoussé mais pas annulé, sortant finalement en décembre 2017. Finalement, l'épisode sort en même temps qu'un autre DLC, payant cette fois et proposant un chapitre de plus centré sur Joe Baker, un nouveau personnage. Un beau programme qui avait de quoi rendre les joueurs impatients, mais le résultat est-il à la hauteur de nos attentes ?



"Pas un héros", Chris Redfield contre Lucas Baker

Le premier DLC, gratuit, est celui que les fans attendaient. Resident Evil VII se concluait par l'arrivée d'hélicoptères d'Umbrella pour sauver Ethan avec, à leur bord, Chris Redfield (dont l'apparence a provoqué de vifs débats sur la toile). Pas un héros démarre pile à ce moment. Ethan est reparti avec Mia en hélicoptère, et Néo Umbrella doit faire le ménage. Chris part alors dans la mine de sel, repaire de Lucas, pour retrouver le dernier survivant des Baker qui semble s'être amusé avec les coéquipiers de Chris.

On pouvait s'y attendre, Chris venant d'un véritable corps armé, l'épisode s'avère aussi bourrin que ceux de la fin du jeu. Inutile se s'attendre aux angoisses que nous a présenté l'aventure d'Ethan, il sera ici question d'exploration d'un pan inédit de la mine, de déjouer les pièges fourbes de Lucas, et de massacrer les créatures qui se présenteront face à vous. D'une durée d'une ou deux heures (selon le rythme d'aventure du joueur), Pas un héros parvient à être accrocheur par sa cadence plutôt effrénée, notamment sur sa fin où l'intensité est à son comble. Quelques bonnes idées de gameplay émergent aussi : l'obligation de récupérer certains équipements pour progresser, l'ambiance très claustro de la mine, ou encore des ennemis qui pourront être abattus avec certaines munitions uniquement. Le DLC apporte ainsi son lot de renouveau, de quoi éviter la pure redite de l'épisode principal.
Les friands de scénario qui se questionnaient sur la nature de Chris pourront aussi se rassurer : quelques réponses sont donnés. Dès le début du jeu, la nature de ce nouveau Umbrella est éclaircie, de même pour le rôle de Chris. Pour le reste, ce sont surtout des énigmes supplémentaires que l'histoire distille, notamment en nommant cette mystérieuse organisation avec laquelle Lucas est en contact, sans toutefois en dire plus... Une possible porte-ouverte pour Resident Evil 8 ?

Un bilan assez positif pour ce DLC, donc. On avouera toutefois que sa gratuité aide à l'apprécier, Pas un héros ne restant pas l'épisode le plus captivant et immersif de Resident Evil VII, bien qu'il soit sympathique à jouer par ses quelques nouveaux éléments de gameplay et les réponses scénaristiques légères apportées.



"La fin de Zoé", tonton n'est pas content

Cette fois, le plaisir de la gratuité n'est pas présent puisque La fin de Zoé est vendu au prix fort. Dans cette aventure, qui se déroule quelques temps après Pas un héros, c'est un tout nouveau personnage que nous découvrons : Joe Baker. Frère de Jake qui semble vivre dans une cabane dans les bois, Joe découvre des membres de Néo Umbrella en compagnie du corps de Zoé, dont la contamination s'est étendue à un stade critique. Voyant sa nièce dans cette état, Joe explose de rage. Tonton est bourrin et tient à sa famille, et il le fait savoir. Pourtant, Zoé n'est pas perdue. Deux sérums ont été concocté par les équipes d'Umbrella, attaquée par les différentes créatures des marécages dont un mystérieux « monstre du marais », et c'est à tout ce beau monde que Joe va devoir se confronter pour sauver la seule survivante de sa famille. Sa seule arme ? Ses poings, et Joe Baker a de la force à revendre.

Sonnant comme un délire des développeurs (et rappelant ce cher Jake Wesker de Resident Evil 6), le DLC vous met dans la peau de Joe Baker, bien déterminé à sauver Zoé. Comme Pas un héros qui proposait de découvrir une partie inédite des mines, La fin de Zoé vous amène dans les marécages qui entourent la demeure Baker, vous forçant à affronter bien des micomorphes à l'aide de vos poings. Ce supplément a donc un côté très bourrin qui change du gameplay traditionnel du jeu, mais amène aussi un retour du côté infiltration. Mieux vaut attaquer les créatures par derrière pour vite les maîtriser, amenant un certain stress de temps à autres qui est plus que bienvenue.
A ceci s'ajoute un nouveau concept, l'utilisation de harpons que vous trouverez tel quel ou que vous fabriquerez. Idéal quand les ennemis se font trop nombreux, mais aussi pour vous débarrasser d'un ennemi des plus incommodants : les crocodiles infectés. L'ennemi le plus frustrant de tout le jeu sûrement puisque vous n'avez pas droit à la moindre erreur, et tout assaut des bestioles entraineront une mort directe. A l'inverse, le monstre des marais amène des combats insensés, violents puisque vous devrez vous contenter de lui taper dessus avec vos poings, mais particulièrement jouissifs !

Une aventure sympathique donc, mais qui peut donner l'impression de tirer un peu sur la corde malgré ses innovations. Néanmoins, La fin de Zoé a un autre intérêt : apporter un point final à l'histoire de Resident Evil VII. Après le cas Lucas dans Pas un héros, il est cette fois question de Zoé dont le sort sera fixé à la fin de l'aventure. Si Joe Baker semble sortir de nulle part, son lien avec sa nièce est attendrissant, et une autre surprise autour de la famille attend le joueur sur la fin. Il faut dire que les Baker ont eu beau nous effrayer, la découverte de la tragédie qui les entourent les a rendus attachants. Aussi, c'est une belle conclusion que nous offre le DLC, qui n'ouvre pas d'autres portes pour la saga mais qui boucle la boucle de manière réussie.



Conclusion ?

Ceux qui cherchaient la frayeur digne des débuts de REVII dans ces deux DLC sortiront déçus de l'expérience, la peur et l'angoisse n'étant pas vraiment de la partie, laissant davantage place à des gameplays plus féroces. Néanmoins, pour les petites nouveautés en terme d'expérience de jeu apportées, ces deux épisodes supplémentaires méritent qu'on s'y intéresse. Aussi, ceux qui se sont passionnés pour l'intrigue prendront plaisir à découvrir de nouvelles pistes qui amènent définitivement ce septième opus sur sa fin. Pour les nouveaux joueurs, autant acheter la Gold Edition du jeu qui proposent l'intégrale du contenu plutôt qu'une édition simple qui oblige à passer plusieurs fois à la caisse, sauf pour Pas un héros.
Au final deux DLC qui ont leurs intérêts sans toutefois être indispensables, sauf pour ceux en quête de certaines réponses scénaristiques, notamment sur le sort de Zoé et la nature de Chris.

Chroniqueur: Takato


Note de la rédaction








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