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Resident Evil Remaster HD

Le test du jeu video:

Publié le Vendredi, 21 August 2015

En 1996, il y a presque 20 ans, sortait le premier volet d’une saga vidéoludique horrifique qui a marqué les esprits : Resident Evil. Quelques années plus tard, en 2002, un remake destiné à la Gamecube voit le jour et bénéficie même en 2008 d’une sortie sur Wii, tout ceci sans compter la version Nintendo DS parue en 2006. Avec la nouvelle génération de consoles illustrée par la Playstation 4, la Xbox One et, dans une certaine mesure, la Wii U, Capcom a opéré un nouveau lifting pour le plus célèbre jeu de survival-horror au monde. Resident Evil premier du nom est de retour, plus beau et plus accessible que jamais.
 
Avant toute chose, un petit mot sur l’histoire de ce premier volet, très importante puisqu’elle marque le point de départ d’un long récit encore en cours à l’heure actuel. Dans la paisible ville américaine de Racoon une série de meurtres étranges inquiète la population : les cadavres sont mutilés, si bien qu’il est difficile d’imaginer qu’un homme est responsable. Le S.T.A.R.S, groupe d’assaut d’élite, est réquisitionné pour enquêté mais son premier escadron est rapidement porté disparu. Un second groupe intervient donc dans la foret avoisinant la ville avec dans ses rangs Chris Redfield, Jill Valentine, Barry Burton et Albert Wesker. Mais sur place, c’est le cauchemar qui attend ces quatre compères qui, attaqués par des chiens en décomposition particulièrement agressifs, trouvent refuse dans le manoir Spencer. Ils ne sont pourtant pas seuls et d’étranges créatures rodent sur place. Il semblerait que la vérité entourant les massacres de Racoon soit sur les lieux…
 
Ceux qui connaissent la saga pour ses volets à partir de Resident Evil 4 seront certainement surpris de découvrir un jeu aux mécaniques bien différentes des dernières productions. Fidèle à la version d’origine, cet épisode « HD Remaster » propose au joueur d’arpenter l’inquiétant manoir Spencer en élucidant toutes sortes d’énigmes pour débloquer la totalité des lieux et accéder aux secrets de ce premier chapitre de la saga. Faire appel à sa matière grise et être attentif à chaque élément du soft est donc requis pour mener à bien l’aventure, nous sommes donc bien loin des derniers épisodes où, malgré l’ambiance, la gameplay tourne d’avantage autour de l’aventure et de l’action. Ici, les zombies et les créatures diverses sont en nombre plus que limité et il n’est pas nécessaire de tous les tuer. Ces monstres sont bien-sûr présents pour corser la difficulté du jeu, mais contribuent surtout à son ambiance horrifique.
A ce sujet, Resident Evil n’aura jamais fait aussi peur et jouer seul, dans le noir et avec le volume du téléviseur augmenter, procure assurément de fortes sensations. La recette n’a pourtant pas changé depuis le premier épisode : des plans de caméras fixes, et surtout une manière bien pensée de concevoir et introduire le bestiaire du jeu. Outre la célèbre scène des chiens qui n’est plus à présenter, une multitude de facettes de l’aventure est à glacer le sang. L’horreur est à un tel point que chaque séquence en extérieur sera une épreuve pour vos nerfs… Finalement, le confort du manoir n’est pas si mal.
 
Remasteriser cet épisode nécessitait une prise en compte des évolutions modernes des consoles. Evidemment, les améliorations sont d’abord graphique et même si le jeu n’est qu’un immense lifting de la version Gamecube, le jeu était suffisamment beau en 2002 pour que son passage en HD rende très bien à l’écran. Visuellement, la PS4 pourrait assurément faire mieux mais le jeu s’en sort à merveille sur ses décors et jeux de lumière parfois ahurissants. Seul bémol : si le jeu a entièrement bénéficié du passage en HD, il n’en est rien pour les cinématiques qui n’ont fait l’objet que d’un simple upscaling, autrement dit tirer l’image pour l’agrandir. Le résultat est flou et très désagréable à l’œil, il est très curieux que Capcom ait omis cet élément.
Les ajouts ne sont pas évidents dans cette version. Le remake de 2002 réinventait déjà l’opus d’origine pour offrir une aventure bien différente, et cette version remasterisée n’apporte pas grandes nouveautés si ce n’est la passage en HD et le plaisir de pouvoir jouer sur les consoles modernes. On notera toutefois le choix entre les deux maniabilités : celle d’époque et une prise en main fidèle aux derniers opus en date, chaque style ayant ses avantages et ses inconvénients. Pour la maniabilité moderne, il n’est pas toujours évident de s’adapter aux changements d’angles de caméras. Aussi, le style le plus accessible n’est pas forcément celui qu’on croit… Outre cette option supplémentaire, le jeu offre son lot de contenus déblocables, des tenues d’abord, mais aussi les habitués trophées Playstation 4 dont l’un d’entre-eux nécessite de finir le jeu en un temps record, une performance accessible avant tout à ceux qui connaissent l’aventure en long et en large. La présence des trophées offres ainsi une excellente rejouabilité car impossible de récolter toutes les récompenses en une seule fois. Entre le périple qui diffère selon le personnage choisi et la possibilité d’aboutir sur des fins différentes, de longues heures de jeu et d’horreur attendent celui qui veut terminer ce volet HD à 100%.
  
   
Graphismes :
Le passage à la HD de l’épisode Gamecube s’est très bien fait et le jeu est visuellement très beau, notamment dans ses environnements et jeux de lumière. Reste que les cinématiques n’ont pas bénéficié d’un tel soin, ce qui les rend floues et particulièrement désagréables à l’œil.
 
Bande-son :
La musique n’est pas systématique dans le jeu, mais on apprécie la composition sonore générale pour l’ambiance oppressante qu’elle apporte. Chaque choix est en effet justifié et le silence accompagné de simples bruits de corbeaux apporte souvent bien plus qu’une musique inquiétante en termes d’horreur.
Du côté des voix, le jeu est doublé en anglais mais aucune version française n’a été enregistrée pour l’occasion. Dommage car entre Resident Evil 6 et Resident Evil Revelations 2, on commençait à s’y habituer.
 
Durée de vie :
L’aventure en elle-même est plutôt longue pour quiconque ferait le jeu pour la première fois, ne connaissant pas les énigmes ni les grands raccourcis de l’aventure. Et même le joueur le plus aguerris trouvera le moyen de passer de très longues heures devant la console. En effet, la récolte de l’ensemble des trophées nécessite d’avoir parcouru les deux lignes d’aventure mais aussi les différents modes de difficulté. Autant dire qu’il y a de quoi faire.
 
Scénario :
L’intrigue de ce premier opus est succincte mais réserve son lot de surprises et de rebondissements. Nous sommes clairement dans un scénario de série B mais qui sait nous tenir en haleine, les notes laissées par les personnages ci et là sont ainsi passionnantes à lire et aboutissent aux grandes révélations du jeu. Gageons toutefois que derrière cette intrigue classique se cache le point de départ d’une longue saga, ces premiers événements sont ainsi importants à prendre en compte.
 
Jouabilité :
Le joueur peut choisir la maniabilité d’époque ou un gameplay plus moderne. Chaque mode à ses avantages et ses inconvénients, apportant des facilités comme des difficultés à l’aventure. Toutefois, la prise en main se fait efficacement et contribue à l’ambiance du titre.
  
  
En résumé :
Sortir une version remasterisée du premier Resident Evil était un coup facile pour Capcom qui avait déjà du très bon matériel à portée de main. On peut reprocher ce passage en HD trop superficiel par rapport aux capacités de la console et aux cinématiques omises de tout véritable travail de restauration, mais le jeu demeure très beau comparé à différentes HD déjà proposées dans la saga. Gageons enfin que ce premier opus reste fidèle à lui-même : Effrayant, bien pensé et particulièrement addictif dans sa formule à base d’horreur et d’énigmes bien fichues. Difficile de dire « jamais égalé » pour ce premier volet tant la série a évolué et pris un chemin qui ne plaît pas à toute. Reste que si cet opus est l’un des plus apprécié de la saga, cette remasterisation explique les raisons.
  
  

Chroniqueur: Takato


Note de la rédaction








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