Crossing Time - Actualité anime

Crossing Time

Critique de l'anime : Crossing Time

Publiée le Lundi, 27 Août 2018

Il est impossible d’ignorer l’amour des japonais pour les trains. En 2018, la première série du jeune studio Ekachi Epilka fut baptisée Crossing Time.

Dans un pays qui roule sur les rails, il est obligatoire de voir un train passer ou d’attendre à un passage un niveau. Cet évènement banal, auquel on prête peu d’importance est mis en valeur dans cet anime dont les épisodes ne durent que 3 minutes. Un instant fugace, à l’image de ce petit morceau de vie.



Un nombre incalculable d’animes ont au moins une scène à proximité d’un passage à niveau, qui pourrait être la métaphore d’une transition. Déclaration, rupture ou décision y sont souvent prises tandis qu’un personnage, les yeux dans le vague, envisage sa vie à cet endroit. Crossing time met en avant divers protagonistes, des inconnus, des amis, une fratrie, qui interagissent en attendant que le train poursuive sa route. Une fois ce dernier passé et le passage franchi, les échanges se terminent pour appartenir au passé.



La série n’est guère impressionnante mais permet de passer un agréable moment. Les épisodes peuvent se succéder sans difficulté. Cette comédie arrive parfaitement à faire mouche et ce, à plusieurs reprises. Bien sûr, tous les sketches ne sont pas tous amusants, cela dépend grandement des personnages, des situations mais aussi de la réception du spectateur à ce type d’humour.



Certains dialogues effleurent quelques sujets qui peuvent amener à réfléchir : l’homosexualité (épisode 1 et 12), les regrets (épisodes 9-10). De manière presque imperceptible, la série donne parfois son avis sur certains d’entre eux, l’hétéro-normativité est discrètement jugée de rétrograde.



Les protagonistes, porteurs de ces différents messages, ne sont guère développés, format oblige. Cependant, chacun possède tout de même une personnalité unique et un background. En 3 petites minutes, l’épisode parvient à nous montrer l’essence de chacun d’entre eux, à condition d’être réceptif aux petits détails.



Ainsi, une chose est sûre, l’anime sait parfaitement utiliser son temps. Le problème n’est pas spécialement leur longueur mais plutôt la façon dont ce délai est géré. Ici, le temps d’exécution est très bien utilisé car il y a que 24 secondes d’opening, ce qui laisse environ 3 minutes à l’épisode pour se développer. D’autres séries, comme Nyanko Days, souffraient au contraire d’une chanson introductive ou de clôture bien trop longue.

La chanson d’ouverture de Crossing Time est un morceau de J-Pop qui se prête bien à l’ambiance de la série. L’animation de l’OP, composée de peintures de voies ferrées, est très loin de la série qui elle, est plutôt dynamique.



Même si le passage à niveau est le seul endroit visible, le design et l’art sont particulièrement bien faits. Qu’il s’agisse des bâtiments, des signaux, des chemins de fer ou même des arbres, l’esthétique est plein de petits détails. Si les personnages sont bien plus statiques que le reste, ce n’est pas vraiment un problème. Pour une première série, qui plus est dans un court format, Ekachi Epilka se défend plutôt bien.



Sorti au printemps 2018, entouré de quelques géants comme Sword Art Online, Persona 5 ou encore Darling In the Franxx, Crossing Time n’a surement pas marqué les esprits. Pourtant, la série peut valoir un léger détour., d'autant plus qu'elle est disponible sur Crunchyroll. Evidemment, si vous cherchez un anime substantiel, il est clair que celui-ci n’est pas faite pour vous. En revanche, il est très agréable si vous cherchez simplement à passer le temps. Après tout, l’ensemble des 12 épisodes ne dure que 40 minutes.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
zebuline

12.5 20
MN Actus
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