Fille Des Enfers (la) Vol.1 - Actualité manga

Manga - Volume

Fille Des Enfers (la) Vol.1

Titre VO: 地獄少女
Titre traduit: Jigoku Shojo

De ETO Miyuki / ETO Miyuki

Manga - Manhwa - Fille Des Enfers (la) Vol.1

Note de la rédaction: 11/20

Note des lecteurs: 16.50 /20

L'histoire de la fille des enfers et avant tout basée sur une légende urbaine. Stoppez les aiguilles vaudoues et passez à l'ère du numérique...

La fille des enfers – Jigoku Shôjo en version originale – est un titre quelque peu atypique : chaque chapitre raconte une histoire indépendante… en réalité, l’histoire d’une vengeance ! Car la fille des enfers, ici, existe bel et bien, et peut être appelée en cas d’extrême nécessité sur un site internet qui n’apparaît qu’à minuit. C’est souvent sans conviction que les êtres brisés écrivent sur le mystérieux site le nom de leur bourreau. À leur grande stupéfaction, l’écho de leur affliction trouve une réponse sous la forme d’une jeune fille au regard sombre, Aï Enma, qui promet de mettre un terme à leur tourment dès qu’ils le souhaitent. Mais la contrepartie est lourde : si les tortionnaires, criminels et autres manipulateurs sont bel et bien définitivement mis hors d’état de nuire, la victime inquisitrice se voit, le jour de sa mort, directement envoyée en enfer. Un prix que n’acceptent de payer que les âmes les plus accablées, dont la pureté s’est vue souillée par les vices d’autrui…

A l’origine, La Fille des Enfers est une série animée de 26 épisodes 2005, et qui a connu un tel succès qu’une deuxième saison a été réalisée l’année suivante, qu’une troisième saison est en projet pour cette année, et qu’un drame a également vu le jour. Enfin, La série est également déclinée depuis 2006 sous la forme d’un manga, et c’est de ce dernier dont il est question ici.

La première chose qui frappe lorsque l’on ouvre ce premier tome, ce sont les yeux exagérément grands des héroïnes de chaque histoire, mais aussi d’Enma Ai, notre fameuse fille des enfers. Ce style très particulier risque fortement de rebuter dès le départ ceux qui n’aiment pas les dessins trop typés shojo. Mais ces yeux gigantesques ne sont pas là sans raison : la dessinatrice Miyuki Etô a apparemment choisi cette méthode dans le but de faire passer totalement les émotions de ses personnages à travers leur regard, elle semble vouloir mettre celui-ci en avant, et on peut dire que c’est plutôt réussi, si l’on accroche au style. En ce qui concerne le reste des dessins, c’est très classique, aussi bien au niveau des personnages que des décors, et on constatera l’absence, par moments, d’un réel découpage des cases.

Au niveau du scénario, ce premier volume est, malheureusement, assez laborieux. A la manière des premiers épisodes de l’anime, chaque chapitre nous présente une jeune fille (en tout cas, pour le moment, il n’y a que des jeunes filles) qui, persécutée d’une manière ou d’une autre par un pair, va faire appel à la fille des enfers, qui va alors emmener avec elle les méchants en enfer. Mais ce service n’est pas gratuit, et lorsque la mort des personnes ayant fait appel à Enma Ai arrivera, leur âme sera précipitée en enfer pour l’éternité.
Malheureusement, la sauce ne prend pas totalement. En effet, la majorité des raisons pour lesquelles les personnes veulent se venger semblent un pu ridicules, et lorsqu’elles pourraient être intéressantes, elles sont trop peu travaillées, et tout va trop vite entre le début des persécutions et le moment ou la vicomte fait appel à Enma Ai. De plus, le style graphique paraît trop enfantin pour réussir à créer une véritable atmosphère malsaine et angoissante. Mais ce n’est peut-être pas là le but de Miyuki Etô. N’oublions qu’il s’agit d’un shojo, et cela se ressent très fortement.

Au final, ce premier tome est loin de m’avoir convaincu. Néanmoins, chaque chapitre est l’occasion de découvrir un ou deux petits détails supplémentaires sur la façon dont Enma Ai expédie les personnes en enfer, et si tout ceci est développé plus en détails dans les volumes suivants, on pourrait se retrouver avec un manga vraiment sympathique.

L’édition de Pika est dotée d’une traduction correcte, aucune phrase ne sonnant vraiment faux, et d’une impression loin d’être parfaite, mais moins catastrophique que sur un tome de School rumble, par exemple.



koiwai

Une série en clair-obscur....aux illustrations magnifiques et à l’intrigue basée sur l’injustice, la vengeance et la morale !

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"les misérables se sont des anges bien tristes".
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