Author
HANABUSA Yôko
- Genre: Femme
- Né(e): 29 décembre / Tôkyô
- Signe: Capricorne
- Groupe sanguin: A
- Origine: Japon
- Official Website: http://homepage2.nifty.com/lady/
Yoko Hanabusa est née un 29 décembre. Elle fait des études de lettre dans la section histoire de l'université Kokugakuin. Elle débute en 1978 dans le milieu professionnel du manga en se faisant publier
dans le magazine " Désir " des éditions Akita Shoten puis " Hitomi " du même éditeur qui publiera la majeure partie de ses oeuvres.
Son oeuvre phare n'est autre que Lady !! connu chez nous sous le nom de "Lady Gwendoline". Son manga eu un tel succès au Japon qu'il fut adapté en 2 séries TV par la Toei Animation, diffusée entre 1987 et 1988 sur TV Tōkyō. En France, la série a été diffusée à partir du 11 septembre 1989 sur La Cinq et rediffusée sur Mangas, AB1 et France 5 puis disponible en dvd via une première édition chez Délic Image pour être reprise en 2012 par Black Box.
A noter qu'en 2008 elle publie une suite à "Lady !! " en raison d'une forte demande de son lectorat.
Depuis elle n a pas arrêté de dessiner en faisant des mangas assez éclectiques comme le thriller, l’horreur ou encore les comédies romantiques. Elle a travaillé également sur des fictions historiques telle que l’Impératrice Elisabeth de Wittelsbach (plus connue en tant que Sissi) ou des adaptations de romans classiques comme Les Hauts de Hurle vent d’Emily Brontë.
En parallèle a sa carrière de mangaka, Yoko Hanabusa est aussi professeur adjoint à l'Université de création de la Toei animation.
Proche de son public, elle participe régulièrement a diverses manifestations en Asie et en Europe pour dédicacer ses oeuvres. On a donc pu la voir plusieurs fois en France :
- En avril 1998 lors du Cartoonist (Toulon)
- En octobre 2007 lors de Manga Expo (Paris)
- En mars 2012 lors de Japan Expo Sud (Marseille)
- En septembre 2012 pour Paris Manga
Parus chez Akita Shoten :
* " Premier Muguet " 4 Tomes (' 80/81)dont le scénario est de Kyoko Mizuki ( c'est elle qui a fait le scénario de Candy Candy !)
* " Milk Miracle " 5 Tomes ('85/86)
* " Lady Lady " 12 Tomes ( '87/93) Connu en France avec le dessin anime "Gwendoline"
* " Kurayami no Yubiwa " ( 1992)
* " Majinai Ningyou " ( 2000)
Parus chez Kodensha :
* " Yaneurabeya he Youkoso" 2 Tomes (1995/96)
Parus chez Shougakkan :
* " Noroi no Kotoba Ha Nisikousha Kara( 1997)
* " Shugorei Nanka Iranai ( 1997)
Parus chez Bunkasha :
* " Jooubachi " ( 1998)
Elle a fait aussi énormément de titres pour l'éditeur Ohzora dans leur collection : Harlequins Comics ( Il s'agit des romans adaptés en mangas) dont voici quelques titres : " Garasu no Meikyu" " Misiranu Kumi "etc...
Déjà passée par Japan Expo Sud, Yôko Hanabusa faisait cette fois-ci escale à l'édition de septembre 2012 de Paris Manga. Ce fut l'occasion pour nous de nous entretenir avec cette artiste souriante, surtout connue en France pour Lady Gwendolyne, qui revint volontiers sur ses inspirations, sur ses essais dans de nombreux genres et sur certaines évolutions du shôjo manga.
On vous connaît en France principalement pour Gwendolyne. Comment est né ce manga ?
Yôko Hanabusa : Un jour, la défunte princesse d'Angleterre Lady Diana est venue au Japon, et j'ai pu être présente à l'événement. J'ai littéralement flashé sur elle, j'ai été absorbé par sa beauté, son charme, sa générosité, son aura. C'est ce qui ma donné envie de faire un manga de ce type, et c'est pour ça qu'au Japon il s'appelle Lady.
Quelle a été votre implication sur l'adaptation animée de Gwendolyne ?
La plupart des choses ont été gérées par les producteurs et réalisateurs, notamment Kazuo Yokoyama qui a aussi réalisé l'anime de Saint Seiya. Il m'a d'abord posé de nombreuses questions au sujet de mon héroïne, puis une fois qu'il avait bien cerné le personnage, il a mis en route l'adaptation animée en y ajoutant des personnages qui n'apparaissent pas dans mon manga. C'est là que je suis surtout intervenue, en créant le design de ces nouveaux personnages.
De manière générale, on vous sent très attirée par la culture occidentale : vous avez aussi fait une adaptation manga des Hauts de Hurlevent, avez travaillé sur un manga sur la vie de Sissi... Qu'est-ce qui vous attire dans la culture occidentale ?
La culture occidentale m'attire depuis toujours dans son ensemble, c'est même la spécialité que j'ai choisie dans mon parcours scolaire, puisque j'ai suivi des études sur l'histoire occidentale, plus spécifiquement l'histoire européenne qui est une vraie passion pour moi.
On sait aussi que vous avez dessiné des mangas pour la collection Harlequin. Pouvez-vous nous dire quelques mots là-dessus ?
Les histoires Harlequin ont un lien avec les shôjo que je dessine : il s'agit de romances très prononcées, parfois très idéalisées, qui se passent en occident, souvent aux États-Unis ou en Europe. De plus, comme beaucoup de filles, j'ai été lectrice des romans Harlequin, il m'a alors semblé assez naturel de me diriger vers cette voie quand on m'a proposé cette opportunité.
J’ai été bien aidée par ma responsable éditoriale sur Gwendolyne, qui a changé de société pour aller concevoir des mangas Harlequin. Elle a alors fait appel à ses anciennes connaissances, dont je faisais partie.

Vous avez officié dans de nombreux genres de manga : comédie romantique, fiction historique, thriller, horreur... Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous diversifier ainsi ?
Ma curiosité naturelle ! Je m'intéresse à tout, donc l'envie de tester ces genres m'est venue tout naturellement !
Quand vous changez ainsi de genre, vous forcez-vous à adapter votre style graphique en conséquence ?
J'aime tous ces genres donc je m'y sens plutôt bien. En conséquence, je n'ai pas besoin de me forcer à changer de style. Ca vient facilement.
Toutefois, j'ai beaucoup de mal avec la science-fiction, car c'est quelque chose qui est beaucoup moins adapté à mon style. Pour tout le reste ça va.
Vous avez commencé votre carrière en 1978. Depuis cette époque, quelles grandes évolutions avez-vous pu constater dans l'industrie du shôjo manga ?
Quand j'ai commencé, c'était un peu l'âge d'or du shôjo manga, et je dirais que ça a duré jusqu'au milieu des années 90, période où les lecteurs et lectrices de shôjo ont commencé à beaucoup se tourner vers le shônen, à tel point qu'aujourd'hui il y a des shônen qui visent très clairement le public féminin.
De plus, depuis le début de ma carrière, j'ai pu voir arriver de nombreuses catégorisations dans le shôjo lui-même : boy's love, romance, aventure...
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous appelez l'âge d'or du shôjo ?
C'est une époque d'abord marquée par de très grands noms, qui ont apporté beaucoup au shôjo et à ses sous-genres: Moto Hagio qui est considérée comme la mère du boy's love, Keiko Takemiya qui a beaucoup apporté au shôjo d'aventure et de science-fiction.
L'âge d'or, ce sont pour moi ces auteures qui ne sont pas restées dans un genre très cantonné du shôjo, qui ne sont pas restées sur la romance, qui ont lancé le boy's love, l'aventure. Il y a eu une grande diversification des thèmes abordés, des barrières ont été franchies.
Vous-même, pensez-vous avoir des influences particulières dans votre façon de dessiner ? Des artistes qui vous ont marquée ?
L'ensemble de cet âge d'or que j'évoquais m'a sans doute influencée, car je suis arrivée dans le milieu au moment de cet âge d'or. J'ai été profondément marquée par Ace wo Nerae de Sumika Yamamoto (shôjo sportif plus connu en France pour son adaptation animée nommée Jeu, Set et Match, ndlr), par la Rose de Versailles, et de manière générale par les œuvres de Moto Hagio.
Nous savons que vous avez conçu une suite à Gwendolyne : Lady Rin. Pouvez-vous nous dire quelques mots dessus ? Qu'avez-vous cherché à y apporter de plus par rapport à Gwendolyne ?
C'est pour répondre à la demande des lectrices fans de Gwendolyne, mais aussi à ma propre passion de lectrice, que j'ai choisi de revenir sur mon héroïne. J'ai souhaité ramener une fraîcheur mêlée de maturité à travers Lady Rin. J'ai voulu montrer son évolution, et relancer un peu le mythe qui avait conquis tant de lectrices.
Voir l'héroïne arriver à maturité, ça a fait plaisir aux lectrices, mais aussi à moi-même.
Vous avez également été professeur adjoint de manga à l’université de la Toei Animation. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette fonction ?
C'est une expérience que j'ai arrêtée il y a trois ans, mais qui fut très enrichissante. Le fait qu'il y avait un nombre de plus en plus important d'élèves souhaitant devenir mangaka faisait plaisir, et je voulais leur enseigner les vraies méthodes, l'essence même du manga. Pouvoir enseigner tout cela m'a moi-même apporté plus de maturité et d'expérience. Ce fut un plaisir.
Un point qui me semblait important dans cet enseignement était d'apprendre à dissocier l'histoire et le dessin pour ensuite mieux les associer, car l'un ne va pas sans l'autre pour faire un bon manga.
Pour finir, sur quels projets êtes-vous actuellement ?
Je souhaite continuer de faire des mangas pour initier les nouvelles générations et peut-être donner envie à certains de suivre cette voie, mais aussi pour ranimer ma propre passion. Je ne sais pas encore quoi faire exactement pour aller dans ce sens, mais c'est mon désir profond.
A l'avenir, je pense me tourner vers les plus jeunes et essayer de leur faire redécouvrir des choses avec lesquelles nous avons longtemps grandi et qui sont un peu en perdition, comme les histoires de prince et de princesse. Il faut continuer d'apporter aux plus jeunes des visions de ce type, assez féériques et propices au rêve.
Remerciements à Yoko Hanabusa et aux organisateurs de Paris Manga.
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Enigma
D'où vient cette réplique ?
Le chapitre démarre très fort !
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