Garçon d'à côté (le) - Intégrale Gold - Actualité anime

Garçon d'à côté (le) - Intégrale Gold

Critique du dvd : Garçon d'à côté (le) - Intégrale Gold

Publiée le Mardi, 17 Avril 2018

Le garçon d’à côté est à l’origine un manga de Robico. L’anime, produit en 2012 par Brain’s Studio, raconte l’histoire de deux élèves atypiques qui vont, contre toutes attentes, se lier d’amitié. Shizuku est une élève studieuse qui a fait de ses études sa seule raison d’être. Ce n’est pas la gentille fille, timide et maladroite que l’on retrouve bien trop souvent dans ce genre de comédie romantique. C’est une bûcheuse asociale au cœur de pierre, responsable, autonome et sûre d’elle. Du haut de ses 17 années, elle en impose, y compris face à son père.





Un jour, un professeur lui demande de livrer des devoirs à un camarade de classe. Il s’appelle Haru, c’est un fauteur de troubles qui refuse de mettre un pied dans l’enceinte du lycée.
Le brun mystérieux (guère original et forcément un second prétendant blond n’est pas loin) se révèle être un garçon insouciant, immature, qui ne mesure pas la portée de ses actes. Son tempérament fougueux le conduit régulièrement à user de la violence et lui vaut une mauvaise réputation.

Difficile à cerner, autant pour ses camarades que pour le spectateur, il oscille en permanence entre des personnalités totalement contradictoires, parfois même un tantinet sociopathe.





Ce dernier trait de caractère est d’ailleurs édulcoré par la version française qui a fait l’incompréhensible choix de traduire « Tonari no Kaibutsu-kun » (Le monstre d’à côté) par « Le garçon d’à côté ». En modifiant le terme « Kaibutsu », le titre retire au personnage ce qui souligne toute son ambivalence. Par définition, le monstre est un être dont l’apparence ou le comportement surprend par son écart aux normes sociales. C’est exactement ce qu’est Haru, une sorte de bête de foire qui, par ses actes, se retrouve souvent exposée à la vue de tous.

Tour à tour animal sauvage (peur de l’autre) ou personne sans morale (menace de viol, éventualité de meurtre), le jeune homme va évoluer (ou pas) avec l’arrivée de Shizuku dans sa vie. Pourtant, à aucun moment ses actes violents, ne seront réellement réprimés par la jeune fille, qui va, au mieux, lui en vouloir un bref instant.





Monstrueuse, Shizuku pourrait finalement l’être tout autant par son absence d’appréhension du monde extérieur malgré ses grandes capacités intellectuelles. La jeune fille n’hésitera à prononcer des paroles blessantes, voire cruelles, sans une once de remords et à agir dans son seul intérêt.

Le garçon d’à côté aborde le thème de l’exclusion de diverses façons. Si dans le cas de nos deux héros, on aurait presque envie de penser que la faute leur revient, ce n’est pas que le cas de leur amie Natsume qui est mise à l’écart pour son apparence. Rapidement, on la perçoit comme une jeune fille gentille dont le physique attire les garçons, pour son plus grand malheur et celui des autres lycéennes qui l’isolent.

Ces jeunes gens, que tout semble opposer, ne le sont finalement pas tant que cela. Ils sont, chacun à leur manière, socialement inadaptés, mais ensemble ils vont commencer à s’ouvrir aux autres.

L’anime parvient à rendre amusantes leurs différentes interactions, au point qu’on en oublie qu’il s’agit avant tout d’une comédie romantique. Le spectacle a de l’humour, mais c’est au détriment de la romance qui manque cruellement.
Certains pourront donc éprouver une certaine désillusion après quelques épisodes, la faute à une série mal structurée et dispersée. Très peu de temps après leur rencontre les personnages s’avouent une attirance mutuelle. Très bien, mais qu’y a-t-il après cela ? Une évidente stagnation. Le peu d’évolution que nous pouvons observer est continuellement balayé par leurs incessants changements d’avis.




La désillusion est d’autant plus forte que la fin de la série se révèle insuffisante. Beaucoup trop d’animes se concluent sur ce qui semble être le milieu de la série, Le garçon d’à côté est victime de ce malheureux fléau.

En revanche, sur le plan technique, pour une animation 2012, la série se défend bien. Le chara-design ressemble beaucoup à celui du manga et est soutenu par de nombreuses expressions faciales amusantes. Les arrière-plans et les animations colorés font leur travail, malgré un manque d’originalité. La bande sonore est dynamique, l’OP et l’ED sont plutôt bons, classiques, mais efficaces.



Dans l’ensemble, le garçon d’à côté a quelques moments forts et il reste divertissant, mais le manque de progression plombe légèrement notre intérêt. Une série qui pourra tout de même se regarder, peut-être à condition de connaitre le manga.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
zebuline

13 20


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