Shirahime Sho - Actualité manga

Shirahime Sho

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 02 Octobre 2017

Une jeune fille se lance à travers les montagnes enneigées pour venger son père, tué par un loup.


Un homme quitte sa promise sur les bords d'un lac gelé pour la guerre. Elle lui jure alors de l'attendre telle qu'elle est.


Un jeune soldat cherche son village natal et s'égare dans la forêt, piégé par la neige, lorsqu'il croise un couple de hérons.


Datant de 1992 et édité en France en 2004 par Glénat, le manga s'inspire des contes japonais traditionnels. Les Clamp nous offrent trois histoires liées aux neiges de la célèbre Yuki Onna (la femme des neiges), baptisée aussi Shirahime, la princesse blanche.


Bien que très courts (d'où le choix du mot SYO/SHO qui signifie entre autres « résumé »), chacun de ces récits est complet et ne souffre d'aucun manque dans son découpage ou sa conclusion. La fin peut paraître brusque, mais à chaque fois  marque une apothéose. Et comme la neige a quelque chose de mélancolique, tout comme l'évocation des flocons en tant que les larmes de Shirahime, on se doute que le happy end n'est pas au programme. En même temps, le collectif nous a rarement habitués aux histoires joyeuses et innocentes.


Grande originalité du manga, son dessin. Alors bien sûr on reconnaît la patte de Mokona Apapa et de Satsuki Igarashi, que ce soit sur les personnages ou les décors. Cependant, c'est l'utilisation d'un outil bien particulier qui change tout : le pinceau. Habituellement, les mangakas travaillent à la plume, donnant un tracé net selon le style de l'auteur. Alors qu'ici le trait est épais la plupart du temps et les trames inexistantes. Les ombres sont estompées à l'eau, donnant un véritable manga en noir et blanc. Cela rappelle les premières estampes venues de Chine, ressemblant parfois à nos lavis, qui sont des œuvres sur la méditation avec généralement pour thème la nature.


Une nature qui a tous les pouvoirs sur l'homme, telle une force à laquelle on ne peut résister. Les personnages y sont soumis, qu'elle soit incarnée par les montagnes, la neige, les animaux, l'eau ou la forêt. Personne ne peut réellement lutter contre.


Le choix de la pagination en japonais donne aussi du cachet à l'oeuvre. Généralement ce sont les chiffres et nombres « 1, 3, 15, etc. » qui sont utilisés. Là, on a droit aux kanji désignant les pages comme 6 « O ? » ou 23 « O ?? ».


On garde à la fin de sa lecture l'impression agréable d'avoir déroulé une estampe, tout en se disant qu'il aurait été merveilleux de découvrir davantage d'histoires.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Persmegas

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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