Princess Jellyfish Vol.16 - Actualité manga

Princess Jellyfish Vol.16

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 13 August 2019

Le phénix n'est pas le seul animal à renaître de ses cendres: la méduse aussi ! Après plus de trois ans et demi de pause à deux tomes de sa conclusion, qui aurait cru que Princess Jellyfish reviendrait vraiment ? Les éditions Delcourt/Tonkam avaient pourtant annoncé dès l'année dernière le retour pour cette année de la très bonne série d'Akiko Higahsimura, et elles ont tenu parole. Qui plus est, l'éditeur a fait le choix de sortir le mois dernier les deux ultimes opus simultanément. Voilà donc une série en difficulté en moins pour l'éditeur, et une raison de se satisfaire pour les lectrices et lecteurs, même si l'attente fut désespérément longue.

Et malgré cette attente, il faut avouer que l'on replonge facilement dans l'univers des Amars, là où nous avions laissé l'histoire. Après sa rencontre pour le moins surprenante avec le PDG d'Avidy à Singapour, Tsukimi a été ravie à ce dernier par Kuranosuke, qui ne pouvait décemment pas la laisser lui échapper, car tous deux ne sont qu'au tout début de leur projet concernant la marque Jellyfish. Après des derniers moments à Singapour où Hanamori fait encore des siennes avec son détachement habituel, l'heure est ensuite venue de rentrer, de retrouver les Amars, et même de faire une petite fête. Tout au long de ce tome, Higashimura ne perd alors rien de son atmosphère assez chaleureuse et animée, avec des Amars dont le caractère et les passions continuent d'être bien exploitées de façon souvent humoristique (ajoutons à ça un Hanamori toujours en forme et on a pas mal d'éléments comiques efficaces) mais dont on cerne aussi toujours mieux le décalage en matière de vêtements, chose sur laquelle l'autrice pose un regard assez pertinent et dépourvu de préjugés. Mais en toile de fond, c'est le branle-bas de combat dans la tête de Tsukimi et Kuranosuke: ce dernier est déterminé à ne plus demander d'argent à son père, et désormais nos deux héros doivent trouver pour la marque Jellyfish un concept qui sera à leur image...

Y parviendront-ils ? La réponse à cette question est très intéressante, car le concept finissant par venir à l'esprit de Kuranosuke a beaucoup de choses à dire sur une certaine vision de la "mode" féminine, sur le besoin de Tsukimi et des autres de se sentir en accord avec elles-mêmes... Et à côté de ça, notre héroïne doit aussi composer avec une demande de Shû qu'elle n'a pas vu venir ! La question du mariage est lancée, et en se remémorant les paroles de sa mère autrefois, quel choix fera notre héroïne ? L'humour est présent bien sûr, ne serait-ce que dans les maladresses de Shû et Tsukimi, mais ici la mangaka aborde surtout la question du mariage avec intelligence. N'est-il pas trop tôt ? Est-ce vraiment ce que Tsukimi veut, à l'heure où via la marque Jellyfish elle a le sentiment d'enfin pouvoir accomplir quelque chose ?

Entre humour, chaleur apportée par les Amars et avancées intelligentes, le récit pop et moderne d'Akiko Higashimura s'offre un avant-dernier tome parfois un peu rapide mais surtout très plaisant, et occupé après 130 pages par un nouveau chapitre 0 qui a lui-même des choses à apporter à l'histoire en revenant sur les origines du travestissement de Kuranosuke.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






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