Persona 4 Vol.4 - Actualité manga

Persona 4 Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 07 September 2021

Après un camp scolaire qui a eu son lot de déboires, une nouvelle secoue la petite bourgade d'Inaba : La célèbre idole Rise Kujikawa, dit « Risette », met sa carrière en pause pour rejoindre sa famille qui habite dans la ville de campagne. La police craint des débordements vis à vis de ses fans, mais les inquiétudes de la petite équipe d'enquête sont toutes autres. Parce que Rise est une habituée des passages à la télévision, le meurtrier pourrait faire d'elle sa prochaine cible.

Ce quatrième tome introduit un personnage fortement apprécié des joueurs de Persona 4 : La pétillante Rise Kujikawa. Mais avant ça, le volume conclue le passage léger du camp scolaire, un segment drôle mais qui impose son lot de limites à cause d'un seul personnage : Yosuke. Acolyte maladroit du héros, il multiplie ici les comportements grinçants entre homophobie et misogynie, rendant le passage parfois gênant. Aujourd'hui encore, cette scène du jeu divise, aussi le manga lui est fidèle.

Fort heureusement, le plus intéressant réside dans les quatre chapitres suivants avec l'amorce de l'arc autour de Rise Kujikawa. Le scénario avance sur une certaine routine en amenant un nouvel enlèvement potentiel, visant cette fois l'ex idole qu'est Rise. Ici, la trame aborde en filigrane le délicat monde du show-business, impitoyable, tout en répondant une fois encore à l'idée du regard d'autrui sur soi. Shuji Sogabe s'assumant fan du personnage, il dresse ici une adaptation juste de l'arc, dépeignant une Rise tiraillée et complexe, tout en entretenant le juste rythme pour rapidement faire passer cette intrigue aux choses sérieuses.

Suivant la routine de la série depuis ses débuts, ce volume aboutit forcément à l'exploration du monde derrière les écrans, et par conséquent à une confrontation face au double de Rise. Visuellement, le mangaka s'en sort toujours très bien dans ses scènes d'action, tout retranscrivant les particularités de l'affrontement au sein du soft d'Atlus pour créer quelques enjeux, et sans jamais écarter un côté intimiste dans le dénouement de la bataille. Les fans du jeu retrouveront sans mal l'ambiance de ce passage, tandis que les nouveaux venus apprécieront l'intrigue proposée... d'autant plus que celle-ci prend plus de risques qu'à l'accoutumée.

Car si Rise est la vedette de cet opus, l'arc met petit à petit en relief un personnage qu'on aurait pu sous-estimer jusqu'à présent : Kuma. L'ourson énigmatique dévoile alors ses propres tourments, faisant progresser son propre arc de personnage jusqu'à aboutir à un retournement de situation plaisant. La linéarité de l'arc se trouve alors rompue, et les néophytes découvriront l'effroi du design de son ombre, marquante à souhait. Pour une fois, un tome de Persona 4 nous laisse sur un cliffhanger, ce qui créera plus de hâte que d'habitude quant à l'idée de découvrir la suite.

Une nouvelle fois, Shuji Sogabe propose une belle adaptation du jeu, lui restant fidèle dans ses hauts et ses bas. Loin du Persona 3 difficilement compréhensible pour un non initié de par sa chronologie en jonglage, le présent titre est fluide, rythmé, et s'imprègne sans mal des richesses du soft, qu'il s'agisse de ses ambiances ou de la densité de ses personnages et thématiques.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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