Mokke Vol.2 - Actualité manga

Mokke Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 26 June 2013

Dans le village où habite leur grand père, Shizuru et Mizuki poursuivent paisiblement leur apprentissage. Paisiblement ? pas si sûr, car les êtes invisibles à l'oeil nu continuent d'affluer autour d'elles, au fil de six nouveaux chapitres indépendants.
Dans l'un, Shizuru est abordée par une étrange créature qui lui demande de l'aide pour retrouver sa lame... Mais est-ce là une créature hostile ou pacifique ? Dans l'autre, Mizuki se retrouve poursuivie par une espèce de serviette qui semble se mouvoir toute seule. Dans d'autres encore, nos héroïnes viennent en aide à une connaissance possédée, Mizuki elle-même se voit possédée par une créature qui modifie sa façon de considérer ce qui l'entoure, Shizuru s'interroge sur un être qu'elle a cru entrevoir dans une image...

Takatoshi Kumakura reste sur ses acquis, et se contente d'offrir de nouveaux chapitres plus ou moins longs (on va d'une grosse vingtaine de pages à une grosse quarantaine selon les chapitres) basés sur les caractéristiques des pouvoirs des deux fillettes : l'une peut voir les créatures, l'autre les attire à elle. On reste donc sur des récits courts où l'on continue de voir apparaître de nouveaux yôkai, parfois de façon assez poussée (comme dans le dernier chapitre), parfois de manière juste esquissée, parfois pas du tout ou juste vaguement le temps d'une case. Et au final, avec cette alternance, il résulte un certain équilibre qui enveloppe ce cadre champêtre d'un petit voile de mystère, tant la présence des yôkai se fait ressentir sans forcément être clairement visible.

Mais l'aspect indépendant de ces divers chapitres et le ton général pourraient avoir raison de certains lecteurs si la suite reste dans la même veine. En effet, la brièveté des récits tend à installer une sorte de faux-rythme qui pourrait en ennuyer certains, d'autant que l'auteur conserve un ton plutôt neutre, qui s'emballe très rarement. De même, cette brièveté empêche la plupart du temps le moindre focus réellement abouti sur les différents yôkai, l'avant-dernier chapitre de ce tome étant celui qui s'en tire le mieux (à côté de ça, c'est aussi le chapitre où concrètement il se passe le moins de choses). Egalement, difficile d'être satisfait par des personnages secondaires qui ne décollent pas du tout. Certains, comme le vieillard du dernier chapitre ou Fumi la passionnée d'occulte, ont un potentiel, mais ne sont là que pour servir une situation et ne comportent finalement aucun caractère. Enfin, on espère voir aussi un peu plus de backgorund autour de nos deux jeunes héroïnes, car tout aussi sympathiques nous apparaissent-elles, elles restent un peu trop creuses. Il y a bien quelques bribes de passé dans ce tome, mais elles sont trop anecdotiques.

Tout est donc question d'ambiance. Pour apprécier Mokke, il faudra être dans de certaines conditions, être prêt à faire fi de l'absence de rythme et du manque de fond (que ce soit autour des yôkais ou des personnages humains), pour profiter au mieux de cette tranche de vie campagnarde où viennent plutôt discrètement s'immiscer les créatures fantastiques. Il faudra aussi passer outre une traduction un peu plus poussive, notamment à cause de quelques tournures de phrases maladroites de quelques légères coquilles, et de notes sur le folklore de la série qui sont bien présentes mais hélas insuffisantes.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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