Kilari Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 02 June 2010

« Je m’appelle Kilari Tsukishima ! J’ai 14 ans et je veux devenir une idole ! »

Kilari Tsukishima, est une petite fille très mignonne, mais dès qu’elle ouvre la bouche, on se demande si elle ne fait pas exprès de dire des idioties. Alors qu’elle entre au collège, elle se sent plus sûre qu’avant, et surtout, prête à tomber amoureuse ! Son but est alors d’avoir un petit ami. Mais Kilari n’est attirante que lorsqu’elle se tait et se contente de sourire. Il lui est alors très difficile de trouver un prince charmant, qui de surcroît, voudra d’elle. Mais n’oublions pas que nous sommes dans un shôjo, et pour petites filles ! C’est alors dès les premières pages qu’An Nakahara dévoile aux lecteurs l’identité de celui qui fera battre le cœur de l’héroïne. Comme par hasard, ce garçon se trouve être très séduisant, est chanteur dans un groupe très populaire, les Ships, et aussi, montre beaucoup de sympathie vis-à-vis de la jeune fille. Les choses commencent très vite, se précipitent dans le monde pailleté de Kilari. Pour pouvoir approché celui qu’elle aime, l’héroïne va devoir entrer dans son monde, c’est-à-dire celui des idoles. A 14 ans, Kilari veut alors devenir une idole, juste par amour.

Même sans avoir lu le premier chapitre, on devine instantanément la profondeur du scénario. En effet, « Kilari » est une lecture qui vise un public jeune, on aurait presque envie de dire, exclusivement jeune. Dépassé la dizaine, il est déjà très difficile de se plonger dans un univers aussi peu construit et prévisible. La jeune Kilari veut devenir une idole, elle y arrive en claquant des doigts. Celle-ci s’attire la sympathie de Seiji, un membre des Ships, s’introduit dans leur concert, sans billet. Elle est choisie pour défier une idole de son âge très populaire, alors qu’elle n’a aucune expérience, ni dans la mode, ni en quoi que ce soit. An Nakahara met en scène une héroïne à qui il semble arriver les pires catastrophes, toujours sous le ton de la rigolade. Malgré cela, elle arrive toujours à ses fins. Kilari ne sait pas chanter ; pourtant, toutes les idoles savent chanter ! Voilà son nouveau défi, déjà presque gagné sans même suivre des cours de chant : les professeurs, découragés par son niveau si bas, baissent tous les bras. Malgré cela, la jeune fille chante devant son premier public, dans la rue, ravi par son apparence de petite fille sage et innocente. Son petit chat, qui le suit partout, ajoute une touche d’humour qui ne fera rire que les plus petits. Cependant, le fait que Kilari ne sache pas chanter, et que le public soit tout de même enchanté par sa prestation reflète quelque peu la réalité des choses. Beaucoup d’idoles ne chantent pas réellement bien. Pourtant, on continue à les apprécier, uniquement parce qu’elles sont kawaii et permettent au public de sortir de sa réalité.
Voilà donc un premier tome qui nous donne très vite la couleur des suivants. Il ne faut certainement pas s’attendre à ce que cette série évolue, ni à voir Kilari plus adulte dans les derniers tomes par exemple. On ne pourra pas se plaindre d’être déçu, car le style graphique de l’auteur, l’univers de la série, sont des choses qui ont mis tout de suite la puce à l’oreille des lecteurs, et les décide ou non à se plonger dans une lecture qui pour être comprise, nécessite d’avoir gardé toute son âme d’enfant.
On remarquera enfin, que les couvertures pailletées et aux couleurs éclatantes subliment les dessins d’An Nakahara. Un beau travail des éditions Glénat !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
LoveHina

9 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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