Chocotan Vol.7 - Actualité manga

Chocotan Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 09 Janvier 2019

Aux côtés de sa maîtresse humaine adorée Nao, Chocotan continue de passer plein de bons moments, d'apprendre des choses, et de faire de nouvelles rencontres parfois... étonnantes ! C'est le cas dès les premiers chapitres de ce 7e volume, où la petite teckel, Nao et leurs amis, alors qu'ils profitent d'un séjour amusant à Dogland, croisent la route de Chocota, un autre teckel ressemblant comme deux gouttes d'eau à Chocotan, et de son maître Kamei, un camarade de classe d'Arima plutôt étrange... Ce début de tome est doublement intéressant grâce à ces deux nouveaux personnages qui, mine de rien, vont apporter pas mal de nouvelles choses, voire des révélations sur les origines de la capacité qu'a Chocotan de parler ! Toutefois, dans l'immédiat ces révélations ne sont pas plus poussées, mais ça offre à Kamei une place assez prometteuse dans la série. A part ça, le jeune maître de Chocota est un personnage assez réussi, que ce soit pour son caractère renfermé et les rumeurs qui courant sur lui (le tout cachant des vérités assez différentes de ce qu'on pense), ou pour le lien qui se crée doucement entre lui et Erika, un lien d'abord assez houleux (Kamei ayant la langue bien pendue et Erika ayant un sacré caractère) mais qui pourrait vite évoluer. Quant à Chocota, ses nombreux points communs avec Chocotan ne semblent pas laisser la petite chienne indifférente... serait-elle en train de voir naître en elle le même genre de sentiments que ceux que Nao a pour Arima ? Mignonne tout plein, la réponse est peut-être bien différente, et ce n'est peut-être pas pour rien que les deux teckels se ressemblent autant !

Tandis que la galerie de personnages colorés s'agrandit donc encore, Chocotan et ses amis vivent aussi d'autres petites aventures. Le désir de la petite chienne de dégotter un cadeau d'anniversaire pour Nao avec l'aide d'Arima a une conclusion qui montre encore, de façon adorable, à quel point elle et sa maîtresse s'adorent. Et en fin de tome, la "fuite" de la teckel avec ses autres jeunes amis canins offrira à tous une bonne petite leçon faisant grandir encore un peu plus ces petits boules de poil, et pouvant aussi servir aux jeunes lecteurs.

Mais Kozue Takeuchi nous l'a déjà largement montré: entre deux histoires positives ou mignonnes, elle sait également distiller des petits récits plus durs, plus dramatiques, et ayant beaucoup de choses à dire. C'est à nouveau le cas ici avec un chapitre crève-coeur où Chocotan croise la route d'une grande chienne qui, derrière sa bonne frimousse souriante, semble plutôt snob en ne lui adressant pas du tout la parole. Mais la vérité derrière cela est tout autre et beaucoup plus triste... Tout en évoquant un cas de chien maltraité et une pratique qui heureusement a été interdite en France en 2004, la mangaka souligne à nouveau l'amour indéfectible du chien pour son maître, même si ce dernier fait des erreurs. Et ça passe très bien, avec émotion mais sans trop de pathos, et surtout sur un ton qui a de quoi toucher les jeunes lecteurs sans non plus trop en faire.

"Un chien maltraité continue d'aimer son maître, et de le crier même si on ne l'entend ou ne le comprend pas. Entends-tu sa voix ?"

Entre nouveaux personnages réussis, bonne utilisation de ceux déjà présents, petites informations, moments jolis et mignons, instants plus durs et petits leçons de vie, Kozue Takeuchi offre un septième volume varié, équilibré, touchant sur diverses émotions, et où l'on ressent toujours un bel amour communicatif de la mangaka pour nos amis à quatre pattes.
 

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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