Charming a penniless writer

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 26 April 2012

Un petit one-shot tiré du Be x Boy, cela faisait longtemps. Toutefois, force est de reconnaitre que l’histoire principale ne s’étend que sur la moitié du livre, l’autre moitié contenant deux histoires parallèles dont une qui ne sert qu’à combler l’amour déçu que l’on découvre dans la première. La nouvelle qui a donné son nom à ce manga est donc l’histoire d’un écrivain quasiment sans revenus, pas encore vraiment connu dans le monde de l’édition. Il gagne donc très peu d’argent, et doit mendier sa nourriture pour vivre. Sa méthode ? Son sourire et sa bonne humeur naturelle. Car Hisashi habite dans un quartier merveilleux où tous les commerçants sont tous très serviables et lui distribuent légumes, viandes, poissons à tour de bras. Comme s’il était naturel de donner sa marchandise à quelqu’un qui ne paye jamais. Mais, mis à part ce détail qui doit forcément s’ancrer dans un monde merveilleux ou l’argent n’a finalement aucune valeur, l’idée est bonne. Ce quartier très animé et sympathique reflète bien la narration paisible. Hisashi est plus particulièrement proche de deux jeunes hommes d’à peu près son âge. Gunma est le fils du boucher, Shizuru celui du poissonnier. Les deux se battent presque en rivalisant d’attentions pour le séduire. Mais c’est précisément comme cela que Shizuru découvre qu’Hisashi, coqueluche de tout le quartier, écrit des textes sombres aux scènes osées. Un parfait moyen de chantage pour Shizuru qui souhaite s’approprier celui qu’il convoite par tous les moyens, comme payer en nature ... Mais Hisashi semble davantage attiré par Gunma ...

La narration est plutôt mignonne, et le sujet banal mais accrocheur. Pourtant, le trio amoureux est un peu léger surtout qu’on ne comprend pas comment ni pourquoi Hisashi tombe amoureux de Gunma, qu’on voit très peu au début de la nouvelle. Tout va alors assez vite, et pourtant le ton est lent et calme, convenant parfaitement à la nostalgie du héros. Avis mitigé donc, entre satisfaction du héros et déception de la rapidité des choses et du rôle secondaire de Gunma, qui devrait en avoir un bien plus affirmé. A noter que l’auteur, pour ne pas rendre Shizuru trop triste, s’empresse de le faire tomber dans les bras d’un petit uke tout mignon qui rêvait de manger du poisson et non de la viande ! Cette courte partie a presque plus d’intérêt que l’histoire principale, tant la distance du héros par rapport à sa belle-famille est intéressante, tout autant que sa fascination pour celui qui prend soin de lui et le pousse vers l’avant. Enfin, une dernière histoire autour du café. Là encore c’est plutôt agréable comme idée et comme réalisation, puisque tout se fait dans un espèce d’environnement cotonneux qui arrondit les angles et rend tout plus doux. L’auteur décline donc toutes ses histoires d’amour autour de la nourriture ou de la boisson, qui lie les êtres et rapprochent les cœurs qui se comprennent. On regrette juste que cela ne soit en vérité pas bien profond et ne suffise sans doute pas pour lier des personnes, deux hommes qui plus est, aussi durablement.

Encore une fois, c’est un avis mitigé sur les graphismes de Chako Sugihara. Les personnages se ressemblent beaucoup, et mis à part quelques détails on a parfois du mal à les différencier. De plus, les visages pointus et les yeux allongés sont semblables eux aussi. Du coup, les expressions des personnages ne varient pas beaucoup et sont exagérées pour bien marcher, tant il est difficile pour l’auteur de faire passer certaines choses. Elle utilise alors beaucoup de larmes ou des traits de rougissement qui dépassent clairement le visage, comme s’ils étaient fait en vitesse pour donner un effet particulier. Ce qui rend assez mal, au final. Un cruel manque d’arrières plans est à noter, ce qui rend l’ensemble de la lecture vide. Les visages comme les décors n’ont pas vraiment de relief. Dommage, tout comme certaines proportions étranges, ou des scènes de sexe qui ne dégage aucune réelle sensualité. L’auteur aurait mieux fait de les suggérer seulement, cela aurait été moins maladroit. Enfin, Asuka offre une édition correcte même si toutes les onomatopées ne sont pas adaptées.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
NiDNiM

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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