Ceux qui ont des ailes Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 19 November 2018

À la suite d’un glissement de terrain, nos héros sont tombés dans le sous-sol de la « forêt maudite ». Ce lieu n’a de forêt que le nom, car il s’agit de plusieurs hectares d’immeubles en ruine. Kotobuki se retrouve seule avec Kaédé tandis que Raïmon échoue avec Shôka. Ils essaient de se rejoindre, mais la tâche n’est pas aisée, car ils doivent aussi échapper aux robots humanoïdes qui les poursuivent. Ces derniers veulent les chasser à tout prix de la forêt afin de protéger le trésor qu’elle renferme. Parmi eux, Suzu est différente. Elle ne déteste pas les humains comme ses camarades. « J’aimerais tant à l’avenir que les habitants de cette planète vivent heureux. Je rêve d’une Terre sans guerre et couverte de forêts où chacun aimerait son prochain. Un monde aux antipodes de ce 21ème siècle. »


Désireuse de changer les choses, elle décide d’aider Kotobuki et Kaédé en les amenant à leur trésor. Sans crier gare, il lui tire une balle dans l’œil parce qu’il ne supporte pas de « respirer le même air que ces déchets ». Kotobuki, folle de rage, lui débite tout ce qu’elle a sur le cœur. Au fur et à mesure de leur dispute, elle réalise qu’elle n’est peut-être pas en face du vrai Kaédé. L’arrivée de Raïmon va confirmer ses doutes. Le général Sanzu est démasqué ! 


De nombreux éléments de science-fiction aident le lecteur à s’immerger dans ce monde futuriste : des robots humanoïdes aux batteries centenaires, le masque en peau synthétique du général Sanzu pour usurper l’identité de Kaédé, la technologie permettant d’implanter une bombe dans la tête de Raïmon... Malgré ce souci du détail, le scénario de Natsuki Takaya reste bancal. Les enjeux de ces différents protagonistes ne sont pas clairs et les conflits qui les animent s’avèrent changeants. Le général Sanzu en est un bon exemple. Présenté comme le « méchant » de l’histoire, il affirme sa volonté de tuer Kotobuki et Raïmon. Pourtant, quand l’occasion survient, il décide de reporter cette tache à plus tard. Comment ce personnage peut-il être crédible quand ses actes ne correspondent pas à ses paroles ? La tension dramatique en ressort grandement appauvrie.


À chaque fois qu’un obstacle se présente, il se résout de lui-même et l’intrigue perd malheureusement sa saveur. De plus, plusieurs indices laissent supposer que Sanzu pourrait lui aussi être tombé sous le charme de Kotobuki. Il faut espérer que cela ne soit que des fausses pistes, car sinon la suite du scénario risque de se révéler toujours aussi peu surprenante.


Néanmoins, le scénario de Natsuki Takaya comporte également des points positifs. Ses protagonistes arrivent à transmettre leurs émotions. On comprend les conflits intérieurs de Kotobuki et cela la rend très attachante. Mais ce ne sont pas seulement les personnages principaux qui réussissent à émouvoir le lecteur. En quelques pages, la mangaka a su mettre en lumière Suzu. Son passé, ses souffrances ainsi que ses rêves. Son message de paix résonne dans ce volume comme LE message à retenir.


« Les indices sur les “ailes” se trouvent au Japon. Le secret des “ailes est lié à ce pays disparu.”


Si Kotobuki veut poursuivre sa quête, elle n’a pas le choix, elle doit passer la frontière et donc se séparer de Raïmon... 


La deuxième partie de ce volume se déroule au Japon. Une nouvelle étape de l’histoire est franchie et de nombreux mystères commencent enfin à s’éclaircir !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Gathea

11.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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