Bonheur c'est simple comme un bento de yuzu (le) Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 08 Mars 2018

Le bonheur c'est simple comme un bento de Yuzu s'achève sur ce second et dernier tome. La petite Yuzu, qui tient un magasin de bento dans le joli village de Mugi, reçoit la visite d'un parent éloigné. Tandis que le premier volume était composé d'histoires courtes, le second prend une autre forme. Le scénario va se tisser autour du lien encore fragile qui existe entre Yuzu et Anzu.


Comme dans le premier tome, Yuzu va réussir à mettre du baume au cœur de ceux qui semblent en avoir besoin. Elle va d'abord commencer par sa cousine qui, ballottée à droite et à gauche, a bien du mal à prendre ses repères et surtout à s'ouvrir aux autres.


Toutefois, même si Yuzu continue à aider la petite ville du Mugi, elle se concentre davantage sur son entourage proche. De cette manière nous en apprenons aussi davantage sur elle. Le chapitre le plus marquant de ce volume, et sûrement de la série entière, est le flash-back où nous faisons la rencontre de sa maman.


"Dis maman, j'ai quelque chose à te demander... Ton rêve d'ouvrir un magasin de bento... Tu veux bien me le donner ?"


Bien sûr, nous savions déjà que Yuzu était orpheline. Cependant, cette information nous avait été donnée sans émotion. Jusque-là, ce n'était qu'un fait. Pourtant, de manière très simple, mais aussi très triste, Umetaro Aoi arrive sans difficulté à nous véhiculer tout un tas d'émotions en un rien de temps.  Le portrait de Yuzu en pleine page est frappant. Cette petite fille qui ne fait que rire depuis deux tomes se met finalement à pleurer. Toutefois, ce n'est pas non plus une crise de larmes comme on pourrait s'attendre de la part d'une enfant de cet âge. Malgré sa peine, elle cherche encore à sourire. De cette façon, le lecteur comprend qu'elle sait que sa maman est sur le point de partir, mais elle ne veut pas l'inquiéter.


Ce passage, qui joue fortement sur le pathos ne rend pas le manga sombre pour autant. Bien au contraire, il lui ajoute une plus-value sans en faire des tonnes.


Le fait que le dessin soit très clair, que le noir soit presque banni et que les personnages soient tout en rondeurs apporte une note très positive à l'œuvre. Par ailleurs, le manga continue à délivrer de jolis messages, comme la nécessité d'accepter de l'aide ou l'importance de dire pardon. La traduction est toujours aussi belle et agréable. Elle se met à hauteur d'enfant sans pour autant tomber dans la niaiserie.


Du côté de l'édition, ce second volume a une qualité égale à la première. Nobi-nobi nous offre une fois de plus, quelques recettes de bentos toutes en couleur et imprimées sur un papier glacé à la fin de l'histoire.


En conclusion, Le bonheur c'est simple comme un bento de Yuzu, est une petite histoire vraiment touchante. Son format en deux volumes conviendra parfaitement aux petits comme aux grands. Cette première œuvre de la mangaka est plus que prometteuse et nous avons hâte de voir ses autres projets.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
zebuline

18 20
Note de la rédaction






MN Actus
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