Black Butler Vol.25 - Actualité manga

Black Butler Vol.25

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 22 March 2018

Pour contrer le Music Hall, Ciel a un plan : créer son propre rassemblement musical, porté par non pas quatre, mais cinq vedettes, et en mettant en œuvre tous les moyens possibles. Pour Bravat, rien ne pourra concurrencer l'authenticité de son Music Hall. Pourtant, rapidement, les foules se rassemblent autour du Fantom Music Hall...


Yana Toboso est parvenu à correctement justifier son délire autour des boys band implanté en pleine époque victorienne, grâce au traditionnel complot qui entoure chaque arc, tant de manigances que Ciel va devoir déjouer. Pour mener à bien son investigation, le chien de garde de la Reine a créé son propre Music Hall, faisant aller ce vingt-cinquième tome encore plus loin dans la mise en scène des idoles, créant un certain climat loufoque durant une partie du tome. La mangaka n'ayant jamais cherché à être cohérente dans son contexte historique, la recette fonctionne plutôt bien, et ce n'est qu'un délire de Black Butler parmi tant d'autres, confirmant que la série aime justement jouer sur ces incohérences d'époques pour créer de l'absurde.


Au-delà de ça, l'enquête progresse à bon rythme dans ce volume. Derrière la surenchère du côté des idoles, Yana Toboso parvient à développer son arc et à faire grandement évoluer la situation. Le déclin progressif du Sphere Music Hall (celui dirigé par Bravat, donc), est très prenant par la tension qui vire doucement vers quelque chose de plus lourd petit à petit. A ceci s'ajoute une légère réflexion pertinente et bienvenue sur les procédés de Ciel qui, en bon limier impitoyable de la Reine, se doit parfois de se salir les mains pour mener à bien ses enquêtes, en réponse aux fiascos de Scotland Yard. Un point qui paraît mineur étant donné la place de la scène dans le tome, mais qui permet d'effleurer des réflexions intéressantes.


Pour le reste, ce volume vingt-cinq se plaît à jouer avec les personnages et les pistes narratives. Un petit retour des Shinigami dont le très apprécié Grell, une évocation à plusieurs reprises d'une certaine photo de famille de Ciel (une piste qui pourrait même être fouillée plus tard étant donné la tension qu'elle instaure à la fin), et un focus sur Soma et Aghni, les squatteurs du manoir Phantomhive dont la place est aussi remise en question, de manière assez touchante et réussie d'ailleurs.


Le seul regret qu'on aura viendra alors d'une impression d'un arc qui avance lentement, dans le sens où il n'ose pas dévoiler tous ses secrets immédiatement. Un point noir vite oublié grâce au bon rythme du tome et à sa faculté à s'intéresser à divers aspects du récit, sans compter que la toute fin du volume frustrera bien des lecteurs puisqu'après de nombreux passages légers, le ton grave que l'on a régulièrement connu dans la série fait son retour... Qu'en sera-t-il ? Réponse dans le volume vingt-six, un tome qui se fera attendre avec impatience !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News