Beautiful man in material room

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 07 November 2014

« Beautiful man in material room » est le premier titre de l’auteur Sayo Okada qui paraît en France aux éditions Boy’s Love - IDP. Ce premier titre est en fait un recueil de cinq histoires différentes sans lien entre elles et un bonus concernant « Beautiful man in material room ».

Izumi est affecté aux archives, car il a refusé les avances de son directeur. Il se retrouve à travailler avec Kurosawa, un homme ayant beaucoup de charme. Izumi, ayant la fâcheuse tendance d’attirer les hommes, craint Kurosawa tombe également sous son charme. Mais Kurosawa, sous couvert de travailler aux archives, cache ses véritables fonctions. Dans ce premier titre, nous suivons l’évolution sentimentale de Izumi. Il est réfractaire à ce que les hommes s’approchent de lui et le harcèlement sexuel qu’il a subit auprès de sa direction l’a rendu encore plus méfiant des hommes. Malgré tout, il se trouve charmé par Kurosawa. Quant à Kurosawa, il comprend rapidement que Izumi est méfiant et réfractaire aux relations entre hommes, c’est donc en silence qu’il cache ce qu’il ressent. Izumi devra donc évoluer et prendre conscience de ses sentiments pour pouvoir concrétiser leur relation. Un premier titre assez classique et où l’aboutissement du scénario est sans surprise.

Dans « Swinging love song », Yoshifumi Akiyoshi a accepté de devenir le petit ami de Katsura pour rembourser une dette s’élevant à 230 000 €. Akiyoshi a rencontré Katsura dans un club d’hôte gay, travail qu’il avait commencé à faire pour rembourser sa dette. Katsura exige de la part de Akiyoshi qu’il se comporte comme un véritable petit ami : vivre ensemble, gestes tendres l’un envers l’autre, être toujours là quand il rentre. Pourtant, jamais il ne le force à coucher avec lui. L’auteur nous amène ici une histoire un peu trop originale et où les dialogues sont hélas assez creux. Nous avons du mal à saisir les sentiments qui naissent entre les personnages et la conclusion arrive trop rapidement ne nous permettant pas d’être convaincus.

« Un chat capricieux » est dans la même lignée que l’histoire précédente. Cette fois-ci, il s’agit de Kunii qui doit s’occuper du jour au lendemain du petit ami d’un de ses amis. Il voit donc arriver dans sa vie et dans son appartement, Kanno, un homme égoïste et exigeant. Au départ, nous sommes un peu crédules face à la situation et l’avancée du scénario ne nous convainc pas. En effet, l’auteur met en scène un échange entre Kunii et son fameux ami. Ce dernier lui propose de coucher avec son soi-disant petit ami. Nous aurions pu nous prendre de compassion pour la situation, mais l’auteur n’a pas su nous émouvoir avec cette courte histoire.

Dans « Love share », Kotarô ne supportant pas de rentrer seul chez lui a accepté de vivre en colocation avec Amano. Mais, ce dernier fait tout le temps la fête et tout le monde l’embrasse au court des soirées. Un jour, Amano se met à travailler la nuit et Kotarô se retrouve seul le soir en rentrant. C’est à ce moment-là qu’il mesure ce qu’il ressent pour son colocataire. Alors qu’il est prêt à faire sa déclaration, Kotarô se retrouve à la prise de dangereux individus. Un scénario également particulier et où les événements s’enchaînement rapidement et un peu trop brusquement.

Pour finir, dans « Innocence démoniaque », nous terminons avec Kei qui a une moitié démoniaque en lui. Cela lui permet de voir une scène à distance sans qu’on le remarque. Son petit-ami, Iba est garde du corps. Il met sa vie en danger, peu importe si le client est une personne « bien » ou « mal ». Kei ne peut s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment. Il devra utiliser son pouvoir pour sauver son compagnon au risque de perdre sa part d’humanité qui lui reste. Un scénario simple, une évolution basique. Le couple étant, nous ne nous soucions pas du devenir du couple. L’auteur met juste en scène un moment de vie d’un couple particulier. Nous aurions espéré que Kei dévoile sa vraie nature auprès de sa moitié.

Côté graphisme, les traits sont assez simples et manquent clairement de charme. Selon les histoires, les trames sont plus ou moins bien exploitées. Quant à l’édition, elle est comme d’habitude correcte.

Un titre qui recueille plusieurs histoires courtes et qui hélas n’ont pas réussi à nous convaincre que ce soit par leurs scénarios ou par le style graphique. Une œuvre que l’on oubliera assez vite.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Einah

10 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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