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Cantine de minuit (la) Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 02 Mars 2017

Après un Chiisakobé qui a cartonné, un Tokyo Kaido qui devrait suivre son aîné, du Umezu toujours aussi passionnant, un certain Vagabond de Tokyo que l'on suit toujours avec plaisir et d'autres découvertes comme Ryuko, les éditions Le Lézard Noir nous ont permis récemment de découvrir un nouveau mets des plus raffinés : La Cantine de Minuit !

Derrière un titre pareil, cela ne surprendra pas que le récit a bien évidemment pour thème la nourriture. En effet, dans la Cantine de Minuit, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin environ et bien que la carte n'affiche que de la soupe de miso au porc et de quoi se désaltérer, vous pouvez en réalité tout commander, le chef fera son maximum selon ses possibilités pour satisfaire vos papilles. Et c'est ainsi que chaque soir se croisent de nombreuses personnes, venant d'horizons différents, souvent au-delà de la simple raison de se combler l'estomac...

Avec de nombreux prix reçus ces dernières années, le titre de Yarô Abe n'a pas manqué de se faire vite remarquer. Avec actuellement 17 volumes au compteur et une publication qui a démarré, il y a bien dix ans, La Cantine de Minuit s'est vue être adaptée en deux films live ainsi qu'en drama en trois saisons pour le moment. D'ailleurs, pour les possesseurs d'un compte Netflix, sachez que la série est disponible dessus. Mais qu'est-ce qui nous séduit tant dans ce fameux bouiboui ouvert que la nuit ? Ce sont justement ses petites histoires, tous ces gens de passage qui ont chacun quelque chose à raconter, que ce soit directement ou indirectement. Le titre se compose de nombreux chapitres courts où chacun nous dresse généralement le portrait d'une ou plusieurs personnes. On pourrait croire que le faible nombre de pages par chapitre ne permettrait pas de s'attacher aux personnages, il n'en est rien tant l'auteur arrive à raconter des récits que tout le monde pourrait vivre tous les jours, mais d'une manière drôle et attachante.
Chaque chapitre porte le nom d'un plat ou d'un simple aliment et est donc en lien avec le personnage présenté durant les quelques pages. La Cantine de Minuit se veut donc être plus qu'un titre tranche de vie en nous faisant découvrir de nombreux plats japonais, rares ou communs, pouvant donner un premier large aperçu de la cuisine japonaise au néophyte. Exit donc toute idée comme quoi au Japon il n'y a que des ramens et des sushis, et découvrez notamment le katsudon, le tsuma du sashimi ou encore le natto.

La qualité du titre vient aussi dans le fait que chaque plat est présenté d'une manière plutôt drôle, avec notamment des anecdotes par le biais des personnages qui les dégustent. On notera aussi que tout est plutôt simple et efficace, en tout cas suffisamment pour nous mettre en appétit, surtout si vous lisez ça avant de manger. Mais notez que ce titre est très différent du Gourmet Solitaire de feu Jiro Taniguchi, une comparaison forcément obligatoire vu que c'est certainement le titre culinaire le plus connu dans le monde du manga, du moins en France. On s'éloigne donc de ce titre notamment par la manière de présenter les aliments, mais aussi par le dessin : le trait de Yaro Abe se veut très minimaliste, mais pourtant criant de vérité, donnant également un certain charme à tous les personnages.

On se délecte donc de toutes ces petites histoires, nous présentant par exemple une strip-teaseuse qui a du mal à se trouver un mari, une femme prête à recommencer sans cesse son régime pour séduire son amour de jeunesse, un yakuza pas si méchant que ça, un acteur porno et son apprenti ou encore un sportif de haut niveau accro aux oignons frits. Tous ces profils nous dépeignent de nombreux Japonais que vous aurez peut-être la chance de croiser si vous aussi, vous allez prendre un peu de temps dans un petit restaurant de cet acabit à Shinjuku...

Encore un bon cru de la part du Lézard Noir qui ne cesse de nous dénicher d'agréables surprises ces dernières années. En terme d'édition nous sommes d'ailleurs dans un travail exemplaire et similaire aux précédentes productions, à noter que ce tome contient 300 pages et correspond aux deux premiers volets de l'édition japonaise. Remarquons aussi les quelques pages couleurs qui sont les bienvenues. Bref, à savourer et sans modération.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Kiraa7

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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