Mob Psycho 100 Vol.2 - Actualité manga

Mob Psycho 100 Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 15 September 2017

Critique 2
Bien que doté de pouvoirs psychiques, Shigeo  Kageyama, alias Mob, refuse de les utiliser et se contient le plus possible. Mais parfois, sa jauge de craquage, à force de tout contenir en lui, atteint les 100%, et Mob craque alors, dévastant tout. C'est de cette manière qu'il a anéanti la secte du Smiley, son attitude blasée n'ayant pas tenu le choc face à ses pouvoirs. Le petit problème, c'est que Mob a utilisé ses pouvoirs devant quelqu'un : Mezato, la curieuse membre du club de journalisme du collège du sel, qui s'en retrouve encore plus intriguée qu'avant pour notre personnage principal. Pourtant, Mob, qui ne veut pas utiliser ses capacités extraordinaires dans son quotidien et sur d'autres personnes, continue de se contenir... Mais le pourra-t-il encore longtemps ? En effet, il s'avère que certains caïds du collège du vinaigre noir entretiennent une dent contre certains visages du collège du sel. Et parmi eux se trouve Teruki Hanazawa, alias Teru, un "chef de l'ombre" qui, sous ses allures bien sous tout rapport, possède lui aussi des pouvoirs...
Après un premier tome introductif, qui, au fil de plusieurs petits récits, posait les bases, le caractère de Mob et un étonnant mélange d'action et surtout d'humour, le deuxième volume de Mob Psycho 100 commence à offrir plus de consistances à l'oeuvre, en amenant les premiers problèmes véritablement importants. Cela se traduit par un nouvel arc plus long, qui s'étale sur tout le volume et qui n'est pas encore fini à l'issue de celui-ci.
La première partie du tome reste toutefois de facture on ne peut plus classique, en s'appliquant à faire comprendre la rivalité qui existe entre le collège du sel et celui du vinaigre noir. Ici, ONE fait appel à certaines figures qu'il a installées : Onigawara, Musashi Gôda et les membres du club de culturisme, poussés à se frotter à leurs ennemis de l'autre collège. Et même si l'humour est toujours présent par bribes tout au long du tome grâce au comportement de Mob ou de certains autres personnages ainsi qu'à quelques pages bien envoyées (ayons quand même un peu de compassion pour Smile !), on sent bien qu'il se dessine petit à petit quelque chose de plus sérieux... Ça ne manque pas, car toute la première partie vise surtout à installer, dans la dernière partie du tome, l'inévitable rencontre entre Mob et Teru.
Les deux garçons possèdent des pouvoirs. Et pour tous les deux, c'est une situation inédite, la première fois qu'ils doivent se frotter à quelqu'un qui leur ressemble... Mais se ressemblent-ils tant que ça ? Pendant que Mob s'enfermait dans son caractère blasé et effacé avec un refus d'utiliser ses pouvoirs, Teru, lui, ne s'est jamais privé, depuis l'enfance, pour utiliser ses dons afin de s'attirer les bonnes grâces de tout son entourage. Hanazawa, à l'inverse de Kageyama, semble être quelqu'un qui a totalement confiance en lui au point de paraître prétentieux. Mais à partir de l'instant où apparaît devant lui un autre porteur de pouvoirs qui n'utilise pas du tout ses dons, c'est tout son petit monde qui menace de se fissurer... Lui qui a tout fait pour se bâtir ce monde avec ses capacités psychiques, peut-il l'accepter ? Cela risquerait d'annihiler l'identité qu'il s'est cherchée. On cerne alors en Teru un garçon qui, lui aussi, manque peut-être de confiance en lui en réalité, même s'il l'exprime d'une façon bien différente de Mob. Quant à Mob, sa confrontation inévitable avec Teru le pousse dans ses retranchements... Et tandis qu'une facette de son passé traumatisant commence à laisser mieux comprendre pourquoi il ne veut pas utiliser son pouvoir sur les autres, on se demande forcément si sa volonté de vivre sans utiliser ses pouvoirs pourra tenir. Et si, comme il le souhaite, il pourra changer et gagner confiance sans user de ses dons.
Le style visuel de ONE reste ce qu'il est : il ne plaira pas à tout le monde de par son aspect finalement très enfantin et son côté souvent vide (il y a très peu décors). Pourtant, il présente plus d'une fois de réelles qualités, surtout via certains découpages et angles de vue qui insistent comme il se doit sur les personnages. Certaines planches intenses parviennent même à laisser une forte impression, al toute dernière double-page en tête.
Mob Psycho 100 continue de bien trouver ses marques avec ce deuxième volume qui entame des choses plus sérieuses. Bien sûr, l'humour est toujours là, y compris dans les moments qui auraient pu moins s'y prêter, mais on sent bien que le récit de ONE sera loin de se limiter à ça et que d'autres éléments prometteurs s'installent.

Critique 1

Mob a dû utiliser ses pouvoirs devant d’autres individus. Mezato, membre du club de journalisme du lycée, est plus qu’intriguée mais pour notre héros, ses dons ne doivent pas servir dans le quotidien, ni contre d’autres humains. Au même moment, l’établissement de Mob est en grand danger : une guerre de clans face au collège du Vinaigre Noir débute, et il se pourrait bien que notre médium en herbe se retrouve impliqué. D’ailleurs, la rencontre qu’il s’apprête à faire est aussi surprenante qu’inattendue…

Après un premier volume voué à planter le décor tout en se montrant drôle, un premier arc narratif sérieux se lance dans la série de One. Cette fois, pas d’affaire d’exorcisation mais une guerre entre collège qui marque l’arrivée de Teruki Hanazawa, un adversaire et rival pour notre héros, qui représentera le plus grand danger qu’il ait connu à ce jour.

Par son rythme, ce second tome s’avère étonnamment prenant. Exit les chapitres narrant différentes petites histoires, la totalité de l’ouvrage est consacré au combat contre le collège du Vinaigre Noir, et donc à l’affrontement contre Teruki. Il se dégage alors un ton plus sérieux de cette suite, assez déroutant puisque l’humour absurde s’efface pour laisser place à une tonalité plus sombre. Quelques gags ont pourtant lieu, et le dessin du mangaka lui-même apporte un second degré de manière régulière, mais rien d’aussi marqué que dans le premier opus.

A partir de cet instant, Mob Psycho développe son orientation nekketsu sans forcément prendre de pincettes. Désormais, des rivaux se dresseront devant Mob, pourvus de pouvoirs psychiques souvent et amenant des combats dévastateurs. L’orientation de la série se révèle donc prenante, ne serait-ce pour sa rupture après le premier volume et le fait d’assimiler cet adolescent blasé qu’est Mob à de l’action dantesque démontre une certaine saveur. Et outre la simple baston à base de supers pouvoirs, c’est la dimension psychologique du tome qui frappe énormément. Sur la totalité du volume, c’est l’état d’esprit de Mob qui est mise en avant et décortiquée. Le collégien ne veut pas utiliser ses pouvoirs sur autrui, ce à cause d’un événement passé qui est montré, et développe même sa pensée en se comparant au commun des mortels, en opposition totale au mégalo Teruki. L’opposition entre les deux personnages, classiques dans la forme, est parfaitement justifiée et décortiquée, amenant la confrontation encore plus prenante. Si Mob Psycho 100 se montre classique dans certains de ses concepts, le fond développé est plus qu’intéressant.

Mais encore une fois, il faudra pouvoir supporter le style graphique de One pour apprécier pleinement ce second volume. Son dessin s’apparente toujours à celui d’un enfant sur la plupart des planches, tandis que les arrière-plans sont juste inexistants, bien souvent. Pourtant, on ne peut s’empêcher de croire que l’auteur pourrait dessiner mieux que ça et apporte surtout une identité à son titre. Car si la mise en scène fait preuve d’audace bien souvent, avec un côté cinématographique qu’on retrouvera notamment dans One-Punch Man, certaines cases se révèlent denses et nerveuses dans la sensation qu’elles dégagent servent parfaitement le récit de ce second tome.

Un peu moins ovni que le tome précédent, ce second volet de Mob Psycho 100 s’avère particulièrement captivant dans le fond adopté, en plus d’une forme qui permet aux pouvoirs psychiques des personnages de s’exprimer pleinement. Par son esthétique et sa manière d’aborder le nekketsu, avec un second degré toujours assez présent, la série de One continue de surprendre.

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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