Resident Evil - Vendetta - Blu-Ray - Actualité anime

Resident Evil - Vendetta - Blu-Ray

Critique du dvd : Resident Evil - Vendetta - Blu-Ray

Publiée le Lundi, 27 Novembre 2017

Durant les premières années de son existence, la licence Resident Evil était presque exclusivement vidéoludique. En 2017, la saga connue sous le nom de Biohazard au Japon est désormais une franchise cross média, brillant toujours par ses jeux, mais qui a aussi attiré l’œil par d'autres médiums, les films où Milla Jovovich incarnent la vedette et dont on taira la qualité assez moyenne, mais aussi des longs-métrages d'animation directement produits par Sony et Capcom. Ces films, entièrement en images de synthèse, sont actuellement au nombre de 3.
2008 a vu paraître le sympathique Resident Evil : Degeneration, 2012 le très bon Resident Evil : Damnation, et 2017 a accueilli un troisième opus, Resident Evil : Vendetta. Promis comme un certain retour aux sources comme une volonté de présenter la saga aux néophytes, ce nouveau film avait de quoi piquer notre intérêt par ses trois personnages phares : Chris Redfield, Rebecca Chambers, et Leon S. Kennedy, trois figures mythiques apparues dès les deux premiers jeux.



Quelque temps après les événements de Resident Evil 6, Chris Redfield est toujours au cœur du BSAA, et sa prochaine mission l'amène à enquêter sur un trafiquant d'armes biologiques, Glenn Arias, et pénétrer un manoir dont les habitants seraient pris en otages. La mission se solde par un échec : les troupes du BSAA sont presque entièrement décimées, Glenn Arias s'enfuit, et Chris a pu voir à l’œuvre une nouvelle arme biologique qui peut être placée sous contrôle.

De son côté, le professeur Rebecca Chambers a presque achevé l'antidote face à ce virus, et ses talents attirent évidemment la curiosité de Glenn Arias. Pas le choix, il va falloir abattre cet ennemi. Chris et Rebecca partent alors dénicher la seule personne pouvant les aider à remplir leur mission, celui qui a vu le parasite Las Plagas pour la première fois : Leon S. Kennedy. Mais celui-ci semble n'être plus que l'ombre de lui-même...

Pour les fans de Resident Evil, Vendetta s'annonce comme un programme de choix par la réunion de Chris, Leon et Rebecca. Si le beau blond un poil cynique avait déjà été mis à l'honneur dans les deux films d'animation précédents, le voir partager la vedette apporte un peu de fraîcheur dans ces films animés. Autre point fort : ses interactions avec Chris, puisque RE6 nous a appris que les deux se connaissaient très bien, sans qu'on ait pu les voir évoluer cotent à côté au sein des jeux. Et, évidemment, le retour de Rebecca a quelque chose de jouissif, la demoiselle n'étant plus apparue depuis Umbrella Chronicles, en 2007.



Ce point sera à la fois le point fort du film, mais aussi l'un de ses défauts. Les interactions au sein du trio sont l'élément majeur de Vendetta. Resident Evil, malgré des évolutions de gameplay qui ont crispé certains fans de la première heure, a toujours su gérer son casting, faire réapparaître régulièrement ses éléments phares, et les faire évoluer. Le film suit tout à fait cette optique en utilisant les évolutions de chacun et en montrant enfin les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres. Ainsi, Chris et Leon sont certes amis, mais ont des caractères très différents qui peuvent, parfois, les mettre en conflit, là où l'agent Redfield se montre toujours très protecteur avec Rebecca, à l'image d'un grand-frère, une relation qui colle totalement avec ce qui était développé dans le tout premier opus de la saga. La surprise, du côté des personnages, ne vient pas tant de la dépression de Leon, que l'on peut comprendre en lisant quelques documents annexes sur la toile, reliés à RE6 et narrés dans le roman japonais de Vendetta, mais bien de l'évolution de Rebecca qui n'a plus rien de la jeune adulte encore inexpérimentée, cette dernière se montrant particulièrement déterminée. Mais quelques éléments viennent entacher le tout : l'importance de connaître les grandes lignes de Resident Evil pour apprécier ces comportements, d'abord, mais aussi le rôle que jouera Rebecca au final, à savoir celle de princesse en détresse... On attendait mieux pour le personnage, et un peu moins clichés. Car, évidemment, c'est Chris qui jouera le rôle du « Prince charmant ».



Le reste du scénario, lui, reste dans la lignée d'une intrigue de Resident Evil : c'est très classique, un poil nanar, mais justifie l'entrée en scène des personnages principaux, ainsi que de bonnes doses d'action tout le long du film. Là-dessus, le réalisateur Takanori Tsujimoto à jouer à fond la carte de l'improbable, puisque Vendetta est truffé de séquences explosives complètement absurdes, si bien qu'on rira souvent sur la seconde partie du film tant certaines actions et quelques chorégraphies n'ont aucun sens, mais le tout reste tellement à l'image des épisodes 5 et 6 de la saga qu'il en reste jouissif. Il faudra alors accepter une course-poursuite entre Leon à moto et des chiens zombifiés, un combat au corps à corps improbable entre Chris et l'ennemi principal, le duo-choc faisant face à une trentaine de morts-vivants sans une égratignure, de véritables talents d'acrobates de cirque pour Leon... C'est un peu gros, mais ça fonctionne, tant le film fait son office pour créer du spectacle.



L'intrigue, elle, restera très simple jusqu'à la fin : un méchant charismatique et une affaire de vengeance, et le tout sera plié. Pourtant, Glenn Arias s'impose comme un ennemi qui a un certain charme et dont les idéaux restent finalement simples, sans l'excentricité que certains des derniers jeux en date ont pu proposer. Une formule qui permet alors de se concentrer uniquement sur les personnages et l'action, chose qu'on ne pourrait reprocher au film tant fait dans le spectaculaire de ce côté.

Le tout a le mérite d'être servi par une modélisation en CGI de bonne facture, du moins en 2017. Resident Evil Degeneration se voit avec peu moins de plaisir désormais puisque la technique vieillit plutôt mal, et Resident Evil Damnation suivra probablement le même chemin. Reste que pour Vendetta, le tout se regarde sans avoir les yeux qui piquent, au contraire même. Certaines expressions de visages pourront parfois paraître étranges sans être trop dérangeantes toutefois. On notera un sacré effort sur la modélisation du bestiaire, notamment celle de l'ennemi final qui se révèle impressionnant, la grande scène qui l'entoure ayant le mérite d'être servie par une bonne technique en plus d'une chorégraphie improbable, mais efficace.

La bande originale, elle, est le fruit du célèbre Kenji Kawai qui nous sert... du Kenji Kawai. Son style se reconnaît entre mille, l'utilisation de chœurs à de nombreux moments notamment, si bien qu'on parvient de moins en moins à distinguer ses travaux. Le tout sert bien l'ambiance, certes, mais le compositeur ne fait rien d'original.




Concernant l'édition blu-ray, Sony nous propose un boitier amaray dans un fourreau cartonné, comprenant deux galettes, l'une contenant le film et quelques bonus et la seconde... d'autres bonus encore. Ça sera même le principal questionnement sur le partage du contenu, tant il aurait été plus judicieux qu'un seul des disques regroupe l'ensemble des suppléments. Néanmoins, ceux-ci ont le mérite d'être assez diversifiés et très plaisants : envers du décor dans la création technique du film, présentation du long-métrage au Tokyo Game Show de 2016 qui permet d'en apprendre plus sur les volontés autour du film (volontés un peu foirées quand on sait que la production voulait un retour aux sources et à l'horreur, tout ce que n'est pas Resident Evil Vendetta), ainsi que quelques trailers. Des bonus sympathiques donc, surtout pour un film où la technique est primordiale.



Au final, Resident Evil Vendetta se trouve être un film sympathique et assurant le spectacle, ses principaux intérêts étant ses scènes d'action totalement improbables, absurdes et aussi bluffantes qu'hilarantes, mais aussi l'utilisation des trois personnages principaux, Chris, Rebecca et Leon, les voir interagir ensemble étant un plaisir de fan particulièrement maîtrisé. Reste que le long-métrage se révèle ensuite très classique : son antagoniste, malgré son charisme, a des ambitions très manichéennes, peu de développement du côté des ennemis secondaires (et même un cliffhanger qui laisse présager une éventuelle suite), et un scénario qui, globalement, n'impacte pas vraiment toute la saga Resident Evil. Un film à conseiller aux fans qui apprécieraient encore Resident Evil et son côté action-horror, donc, tandis que les néophytes y verront sans doute simplement une série B assez quelconque.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13.5 20


Note de la rédaction





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