Tsuru Moriyama - Actualité manga
Dossier manga - Tsuru Moriyama

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Publié le Jeudi, 17 March 2011


Une peinture des milieux populaires


Pauvreté, voyous, yakuzas, créanciers... Vous l'aurez compris, les deux oeuvres de Tsuru Moriyama sont inscrites dans un milieu ou la pauvreté se fait ressentir, à savoir les quartiers populaires d'Osaka. Ainsi, au fil de la lecture, on constate que le mangaka dresse une certaine représentation de l'aspect un peu précaire de ce milieu.

Dans Mon vieux, voyous et yakuzas sont légion et créent des problèmes, comme on l'a vu. Les lieux sont assez mal famés et il semble difficile de s'en extraire totalement, comme aurait tendance à le montrer dans un premier temps la relation difficile de Kumiko avec un petit yakuza.
La relative précarité, on la ressent surtout en observant le cadre de vie de la famille Kumada: les repas sont modestes, tout comme la maison, assez petite et qui n'est quasiment meublée que du strict minimum.
Mais les Kumada savent largement se contenter de ce milieu assez pauvre et y trouvent assez facilement un certain bonheur. Ici, une petite fête et un simple feu d'artifice peuvent suffire à éveiller leur joie et à les rapprocher.
 
 

 
L'aspect assez peu séduisant des quartiers populaires apparaît encore plus évident dans un Bol plein de bonheur. Enfants à l'apparence physique peu attirante, adultes à moitié édentés... on sent bien que les hébitant n'ont pas tous les moyens de parfaitement s'entretenir physiquement.
C'est d'autant plus le cas pour Kazuko et Hiroshi, chez lesquels la pauvreté apparaît par moments extrême. A cause de sa pauvreté et de l'absence de son père, Hiroshi se voit maltraité par d'autres camarades de classe. Toujours à cause de la pauvreté, il a peur de ne pouvoir s'acheter l'équipement nécessaire à son intégratin dans le club de baseball. De son côté, pour faire des économies, Kazuko n'hésite pas à recoudre de vieilles paires de chaussettes pour pouvoir les utiliser plus longtemps, et fabrique elle-même à son enfant un gant de baseball à défaut de pouvoir lui en acheter un.
De plus, l'alcolisme et le goût pour le jeu du père et d'autres personnages sont autant de tares révélatrices des conditions de vie dans ces quartiers pauvres, d'autant qu'en ancrant un Bol plein de bonheur dans les années soixante, Tsuru Moriyama peut évoquer certains problèmes de la précarité du Japon d'après-guerre.

Mais malgré tout, à l'instar des Kumada dans Mon vieux, Kazuko et Hiroshi essaient de trouver le bonheur dans cette vie, et se soutiennent pour ça. Même si une situation peut paraître assez précaire, on n'est jamais plus fort que dans une famille unie.



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