One Room - Actualité anime

One Room

Critique de l'anime : One Room

Publiée le Lundi, 16 Juillet 2018

Initialement produit en 2016 par Typhoon Graphics, One Room s’accorde une seconde saison cet été sur Crunchyroll. Pour l’occasion, pourquoi ne pas revenir sur la première partie de cette série qui raconte l’histoire d’un jeune homme célibataire.




Comme beaucoup d’animes, One Room reprend le principe du harem mais la série se distingue en proposant un scénario basé sur le principe de l’Otome Games. En reprenant l’idée de ces jeux de drague, il se pare d’une mise en scène très particulière. L’angle de vue POV (point-of-view) nous laisse voir l’intégralité de la série au travers du regard du personnage principal, un type lambda, étudiant, qui s’intéresse beaucoup aux filles de son entourage.




Si beaucoup d’animes peuvent décevoir, rares sont ceux qui le font avec autant d’entrain que One Room. A première vue, avec une affiche aussi jolie, nous étions en droit de nous attendre à une série agréable à regarder. Malheureusement, dès le premier épisode, nous ne pouvons que déchanter. Il semble même difficile de trouver une série refusant aussi ouvertement la créativité, l’originalité et pire, l’intégrité artistique.




Leur chara-design est plutôt mignon, il faut bien avouer qu’avec un développement pareil, le casting en devient oubliable. Qu’il s’agisse de la voisine d’à côté, de la petite sœur tsundere ou encore de l’amie d’enfance, on sait d’emblée que nous aurons affaire à beaucoup de clichés. Evidemment, cela ne manque pas, elles sont dotées d’une simple identité de surface qui permet d’explorer les facettes insipides d’une femme qui serait réduite à cuisiner, nettoyer, rougir, balbutier et murmurer quelques mots doux.

Bien sûr, cela aurait tout de même pu fonctionner, avec un peu de bonne volonté. Malheureusement, notre dernier espoir s’évapore face au mutisme du personnage principal. Si nous entendons les réponses des demoiselles, les paroles du jeune homme restent en revanche inaudibles étant donné qu’il est l’incarnation du spectateur. Mais compte tenu du niveau des conversations, il est facile d’en deviner la teneur, mais cela rend l’ensemble particulièrement morne, ennuyant et frustrant.




Afin de tenir le spectateur éveillé, la série s’accorde une bonne dose de fan-service. Toutefois, celle-ci est très mal apprivoisée à cause du POV. En voyant à travers les yeux du personnage principal, l’angle de la caméra nous oblige à déshabiller constamment toutes les jeunes filles du regard. Finalement, nous sommes associés bien malgré nous à un pervers et ce n’est guère flatteur.
Heureusement, le supplice ne dure que 3 minutes du fait des épisodes, très courts. Mais, ne rejetons pas la mauvaise gestion de cette série sur la durée de ses épisodes. Dans ce format, de nombreux animes s’en sont particulièrement bien tirés, comme par exemple Bono Bono qui compte 3 saisons ou encore Tsuredure Children pour les plus romantiques.




Cependant, One Room donne surtout l’impression que le studio était bien paresseux tant dans l’écriture que dans l’animation. Certains plans étaient très beaux, notamment les instants où le regard balaye le paysage, mais ils sont trop peu nombreux pour nous faire aimer la série. Si One Room voulait, avec cette mise en scène, immerger totalement le spectateur, c’est plutôt raté à moins que celui-ci se plie de mauvaise grâce à une gymnastique mentale à laquelle il n’était pas préparé.
Au final, on ne va pas se plaindre de la longueur minimale de cette série qui dure au total 48 minutes, car ce sont finalement 48 minutes de trop.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
zebuline

6.5 20
MN Actus
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