Last Period - The Journey to the End of the Despair - Actualité anime

Last Period - The Journey to the End of the Despair

Critique de l'anime : Last Period - The Journey to the End of the Despair

Publiée le Jeudi, 26 Juillet 2018

Lorsque J.C-Staff annonce un nouvel anime, nous sommes en droit de nous attendre à une bonne série. Face aux premières images de Last Period - The Journey to the End of the Despair, nous pouvions apprécier le chara-design des différents personnages.





Dans le genre parodie, il est vrai que la parodie des Isekai fut réussie haut la main par KonoSuba. Last Period était donc bien tenté de réaliser la même performance en singeant les animes basés sur des jeux mobiles. Mais y arrive-t-il ?

L’histoire commence quand Haru et les trois autres membres de son équipe reviennent à leur quartier général après avoir terminé une quête. Ils découvrent alors le pillage de la base qui a conduit les autres aventuriers à la déserter. Haru, a alors besoin de repartir à l’aventure pour gagner suffisamment d’argent et redonner à la guilde sa splendeur passée.



Loin d’être aussi attrayants que sur l’affiche principale, les personnages se révèlent particulièrement insupportables au fil des épisodes. Outre le fait que le casting soit basé sur la composition lambda d’un jeu RPG, il souffre également de sacrés défauts caractériels.
Si la nature simpliste et optimiste de Haru lui vaut, en théorie, d’obtenir le rôle principal de ce spectacle fantastique très traditionnel, c’est bien Liza qui endosse le statut de leader, en incarnant semble-t-il, la voix de la raison. Ce trait de sa personnalité devrait alors contrebalancer Gajeru, parfait dans le cliché de l’otaku fan d’une idole. Mais la plus terre à terre du groupe est sans aucun doute Choco, qui est supposée incarner la jolie fille mystérieuse. La demoiselle aux cheveux blancs marque de nombreuses ruptures tout au long de l’anime, en s’adressant directement aux spectateurs, d’une manière qui se veut humoristique.



Malheureusement, c’est là où le bât blesse, toutes les caractéristiques précédemment citées ne sont finalement que des volontés esquissées par les réalisateurs, qui n’ont pas réussis à leur donner vie. Finalement, Haru est trop sérieux, Liza est dotée d’un orgueil insupportable, Gajeru incarne la bêtise du groupe et enfin, Choco n’a que deux amours : la nourriture et accessoirement, le chef de l’équipe, si cela peut être considéré comme tel.




Lors de leur première quête après la chute de la guilde, la petite troupe fait la rencontre des super-vilains principaux de la série. Un groupe qui ressemble bien trop à la Team Rocket, pour ne pas faire le parallèle. A l’instar des méchants de Pokemon, les Wiseman se donnent en spectacle tout au long du show, avec leur propre introduction à chaque apparition. Un quatuor qui se révèle vite agréable à suivre, d’autant plus que ses membres sont plus aimables que nos héros et ont aussi plus de profondeur.




Dans son développement scénaristique, Last Period, tente timidement d’introduire quelques questions sociales comme la corruption, la jalousie ou encore l’envie. Des sujets souvent traités mais qui auraient pu tout de même être intéressants. Malheureusement, sitôt effleurés, ils sont balayés. Le pire dans tout cela reste sans conteste les ruptures faites par Choco. Si elles sont supposées faire rire, elles ne feront jamais mouche et se contenteront de relever les différentes faiblesses bien trop grandes de cet anime.

Du côté de l’animation, le style est très coloré mais ce choix est une bonne chose car cela évite d’enfoncer le spectateur dans une monotonie trop affligeante. Nous en avons bien besoin étant donné le caractère particulièrement répétitif de cet anime. Les personnages secondaires sont réutilisés à outrance, les quêtes portent des noms différents mais ne divergent guère. On sent la paresse et on oublie vite de regarder les épisodes suivants. Sans réels enjeux majeurs ni stimulation, il est clair que nous nous endormons bien vite.
Toutefois, nous ne pouvons pas nier la solidité esthétique. Le dernier épisode particulièrement est visuellement très beau, il offre des mouvements vifs, un fort travail d’expression est réalisé, tandis que la conception généralement colorée s’assombrie l’espace d’un instant.
A l’image du reste, le son est relativement médiocre même si l’opening reste très agréable. La chanson d’ouverture dont l’histoire est réalisée au crayon rend particulièrement bien.




Même si nous pouvons tempérer nos propos en prenant en compte l’âge du public ciblé, l’ensemble reste tout de même très léger. Nous pouvions donc attendre beaucoup plus de cette série qui se révèle au final, particulièrement décevante. Très gentillet, Last Period a tenté une parodie sans jamais oser ajouter la touche mordante qui caractérise si bien KonoSuba. Le spectateur se lassera bien vite, malgré l’attrait visuel.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Zebuline

10 20
MN Actus
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