Test retro - Devil May Cry 3

Notre second test retro de la semaine est consacré à Devil May Cry 3, sorti sur PS2 en mars 2005!
 

 
 
Devil May Cry est désormais une série culte, une institution du jeu vidéo, Capcom a désormais implanté son rejeton dans la culture populaire (comme tant d’autres de ses séries), il va donc falloir s’y habituer, tant que la série fonctionnera, l’éditeur nous proposera des suites, preuve en est avec ce troisième opus faisant suite à un deuxième volet assez décevant il est vrai.

Dante a déjà sauvé le monde deux fois, visiblement même les démons les plus puissants ne peuvent lui résister, dans ces conditions sur quelles bases partir pour un nouvel épisode ? Et si on revenait en arrière, et qu’on s’attardait sur le passé de Dante, notamment sur sa relation avec son frère, Virgil, déjà apparu dans le premier épisode de la série ? Que cela ne tienne !
Avec une telle base, inutile de dire que les fans de la saga était aux anges, on allait enfin découvrir le passé de ce héros si charismatique, tout en obtenant des réponses sur son frère dont finalement si peu de choses étaient révélées dans ce fameux premier épisode !
Le jeu s’ouvre donc sur une cinématique (absolument superbe) où les deux frères s’affrontent, Dante vêtu de son célèbre impair rouge, Virgil vêtu de bleu…l’opposition des couleurs est simpliste mais symbolique, les deux frères sont l’opposés l’un de l’autre, et leur destin sera bien cruel…

Après le second opus qui avait justement grandement déçu par son absence de scénario (ou presque), proposant des personnages secondaires sans intérêt, ce troisième épisode vient trancher sec ! Nous n’avons pas un mais deux personnages semi-démon débordant de charisme ! Cette opposition, ces quelques moments où les deux frères vont se faire face vont porter le jeu et pousser le joueur à avancer ! Mais ils ne seront pas seuls, on trouvera à leurs coté, un prêtre démoniaque, un bouffon irritant et farceur et une belle jeune fille voulant venger son père et maniant le bazooka mieux que personne !
Le jeu part donc sur de bien meilleurs bases que le précédent et cela se ressent évidemment dans le plaisir de jeu ! Le joueur est beaucoup plus immergé car beaucoup plus concerné et beaucoup plus intéressé par l’aventure qu’il vit à travers Dante.
Même les décors sont beaucoup plus immersifs car nous plongeant dans une ambiance gothique et sombre que l’on ne trouvait pas forcément dans le deuxième opus…cette fois nous sommes plongés dans les ténèbres d’une tour infernale immensément vaste.

Le jeu se découpe en vingt missions de durée inégale et va s’avérer être un vrai challenge. La majeure partie du jeu va donc se dérouler dans la tour, et si les décors sont impressionnants, on regrette des allers retours nous faisant passer à plusieurs reprises aux mêmes endroits. Certes les décors changent entre temps (ils sont détruits) mais on aurait bien entendu préféré éviter de repasser par les mêmes endroits.

Le système de jeu évolue assez peu, on retrouve les sphères, les pouvoirs évolutifs, les missions secrètes, des ennemis bien classes et glauques, et surtout des boss gigantesques. La recette reste la même, et elle continue de fonctionner, à la différence que cette fois le scénario nous entraîne vraiment dans le jeu ! La différence notable dans le système de jeu vient du fait que cette fois, nous pourrons choisir d’adopter plusieurs styles de combats bien définis, privilégiant les armes à feu, l’épée, les déplacements ou l’esquive. Autant de façon de jouer pour notre plus grand plaisir !

Toutes les conditions sont remplies pour se jeter dans l’aventure !

 

Graphismes : De plus en plus beau, d’une grande fluidité, la PS2 donne tout ce qu’elle a pour nous ravir. Le jeu est entrecoupé de nombreuses cinématiques qui vous laisseront sans voix.

Bande son : On retrouve le côté énergique et gothique qui colle parfaitement à l’ambiance du jeu, avec des thèmes déjà connus mais également des nouveaux. Le doublage est de qualité, rien à dire.

Durée de vie : Le jeu n’est pas spécialement long mais sa difficulté et son taux de rejouabilité (avec une difficulté plus élevée notamment ou avec nos nouveaux pouvoirs) augmentent grandement la durée de vie. Si on finit le jeu en une dizaine d’heures à peu près, comptez passer bien plus de temps dessus !

Scénario : Sans être du Shakespeare, le drame familial qui se joue devant nous nous passionne, d’autant plus si on a joué au premier épisode et qu’on est en mesure de faire des parallèles avec l’histoire de Virgil. Comme quoi, même dans un jeu de bourrin, s’attarder sur l’histoire peut apporter beaucoup.

Jouabilité : Elle a évolué par rapport aux précédents épisodes, Dante peut adopter des styles, mais on retrouve le même type de jouabilité nerveuse et instinctive.

En résumé : Après un premier épisode qui avait été une vraie claque en provoquant la surprise, et un second un brin décevant, ce troisième est peut être l’épisode le plus intéressant de la série grâce à son scénario, ses personnages et l’évolution que connaît la série depuis ses débuts. Un must !