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Tekken: Blood Vengeance

Critique du dvd : Tekken: Blood Vengeance

Publiée le Jeudi, 03 Septembre 2015


Il y a 20 ans, Street Fighter...

Là où les années 90 mettaient bien en avant les musculatures bourrées de stéroïdes de quelques albâtres dégotés dans les salles de sport alentours, c'est aujourd'hui le fan service qui régit l'industrie de l'animé au Japon. Il faut ainsi voir un maximum de jeunes filles dénudées, mises en scène dans des positions improbables avec un soupçon de copinage à peine désintéressé pour satisfaire de l'otaku en masse. Quid du scénario ? Du moment que l'on peut placer un complot contre l'humanité avec quelques idées de suicide collectif à la sauce cyberpunk prémaché, ça passe, le reste n'étant en définitive qu'accessoire...

TEKKEN : Blood Vengeance repose sur ces quelques codes de l'animé moderne. On y suit le combat de deux grosses mégacorporations, la Zaibatsu Mishima (dirigée par Jin Kazama) et la G Corporation (dirigée par Kazuya Mishima), qui cherchent à faire main basse sur un jeune bishônen répondant au doux nom de Shin Kamiya. Bien évidemment, toutes leurs précédentes tentatives se sont révélées infructueuses, ce qui sert d'excuse à l'enrôlement de la belle Ling Xiaoyu comme espionne pour la G Corporation. Sur sa route, elle rencontre la jeune et candide Alisa Bosconovitch, qui se révèle être à la poursuite du même but...

Entre rivalité et amitié, elles vont devoir découvrir quel terrible secret se cache derrière le jeune Shin Kamiya, et pourquoi sa seule existence pourrait bien être une menace pour le monde entier...

Let's fight in a temple and destroy the hell out of it !

Qui dit Tekken, dit forcément combats opposant de nombreux combattants venus des quatre coins du monde. Pourtant, ce film n'en propose qu'une douzaine au fan de la série, ce qui n'est pas forcément un mal pour une histoire possédant un minimum de cohérence, n'est-ce pas ? Et bien, en définitive, on reste la majorité du temps en compagnie des deux jeunes filles susnommées, les autres personnages n'étant qu'annexes ou, au mieux, de vagues excuses à quelques blagues comme le panda ou encore Lee Chaolan.

Et c'est là qu'est le problème : on rit des personnages et de leurs situations même quand il n'y a pas lieu. Entre le grotesque, le burlesque, ou tout simplement le stupide, certaines parties des combats qui pourraient imposer un certain respect provoquent à contrario une sorte de fou rire nerveux, tant l'on est face à une surenchère d'effets visuels servis par une intrigue aussi insignifiante qu'insipide. C'est simple, si la première moitié du long-métrage reste cohérente, la seconde part se terrer dans les tréfonds de l'imagination folklorique des scénaristes. Attention, si Dai Sat est bel et bien crédité à ce poste, il n'est en réalité pas seul, ce qui peut aisément expliquer pourquoi l'on atteint un tel niveau de nanar en seulement une heure de film...

Digital Frontier, mon amour...

Mais alors que garder en tête de cette nouvelle adaptation animée de la fameuse franchise de Namco Bandai ? Simple, les images. Elles sont absolument splendides du début jusqu'à la fin, et notamment les animations faciales de nos deux jeunes protagonistes, criantes (voire flippantes) de vérité. Le travail accompli par le studio Digital Frontier démontre bel et bien le savoir-faire acquis depuis Resident Evil : Degeneration, leur dernier long-métrage. Exit les yeux de morts de certains personnages, ou encore les animations raides comme des pantins des deux Appleseed, on est ici face à de l'image de synthèse de qualité, point barre, c'est du côté des finitions qu'il faut pinailler ici.

Outre un effet de cuir en lieu et place de la peau sur les torses des personnages masculins, on discerne aisément le manque de détail sur certaines textures et ce, dès que la caméra passe en gros plans. Que ce soit une planche de bois digne d'une PS2, un tapis en synthétique visiblement tiré d'un raté de rendu du film Inception ou tout simplement le grain de peau de Ling Xiaoyu, on sent que le film a été fait pour une sortie en direct-to-DVD, plutôt qu'une exploitation cinématographique à la Final Fantasy : The Spirits Within. Le fossé graphique est d'autant plus choquant une fois l'attention du spectateur portée sur les nombreux figurants du film : animations robotiques, visages inexpressifs ou figés...

Un petit budget évident quand on sait la cible principale visée : les fans. Aucun personnage récurrent de la franchise ne subit de dégâts physiques ou tout simplement vestimentaires. C'est à se demander si l'action du film ne se situe pas sur Krypton plutôt que sur Terre, ou bien que les producteurs aient peur de recevoir des lettres de menace si l'on touche à la plastique siliconée si chère aux fans... Evangelion effect quand tu nous tiens ? A vous de juger !


par Gorkab Nitrix

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Manga-News

8 20


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