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Persona 3 the Movie #2 - Midsummer Knight's Dream Import

Critique du dvd : Persona 3 the Movie #2 - Midsummer Knight's Dream

Publiée le Lundi, 22 Mai 2017

Depuis la rentrée scolaire, la SEES s’est agrandie et profite de son noyau solide d’utilisateurs de Personae pour affronter les Shadows qui sévissent lors de la Dark Hour. Après une nuit mouvementée face à des Shadows redoutables, la fine équipe profite des vacances pour se rendre sur l’île de Yakushima, véritable quartier général du groupe Kirijo dont Mitsuru est l’héritière. Sur place, les membres de la SEES y font des découvertes bouleversantes quant aux origines de la Dark Hour et au véritable objectif à accomplir. Mais un autre enjeu entoure la venue du groupe sur l’île : leur confier une arme anti-Shadows dotée d’une intelligence artificielle du nom d’Aegis…



Après un premier film de très bonne facture, bien que posant des limites dans son animation et sa mise en scène, la saga cinématographique Persona 3 se poursuit à travers un second volet. Midsummer Knight’s Dream adapte la partie liée à l’été dans le jeu-vidéo original et est sorti en juin 2014 au Japon, bien qu’il reste encore inédit en France.

L’intrigue se focalise donc sur les prochaines péripéties de la SEES et, après une séquence d’introduction mouvementée et comique, l’heure est au développement de l’intrigue. Les spectateurs ayant visionné le premier film sans avoir joué au jeu ont peut-être apprécié l’univers, mais le très grand nombre de mystères entretenait un sentiment de confusion sur toute la durée du premier métrage. Conformément au jeu, cette suite permet au nouveau venu dans l’histoire de Persona 3 d’apprendre quelques vérités sur l’ensemble des mystères, et comprendre une grande partie des origines de la Dark Hour et du mystérieux Tartarus. Assez habilement, le récit relie certains points entre eux et apporte une dimension dramatique au tout en levant le voile sur l’histoire de quelques personnages. En guise d’entrée en matière, cette première séquence est hautement convaincante, car maintenant que chacun saisit un peu mieux l’univers et son ampleur, l’intrigue peut passer à des choses plus sérieuses.


La suite du film a le mérite de chambouler la narration des jeux pour proposer un contenu plus fluide et convaincant, sonnant comme un arc scénaristique à part entière là où le support vidéoludique faisait entrer en scène certains personnages de manière plutôt hasardeuse. Et c’est justement ces nouveaux personnages, ainsi que le mystérieux Shinjiro Aragaki, qui occupent les devants de la scène. Par les révélations qui ont précédé, le récit a trouvé un véritable fil conducteur, mais d’autres péripéties s’y ajoutent, ce à travers un trio d’adversaires bien connu des fans sous le nom de Strega. Le tout se montre alors encore plus rythmé que dans le premier long-métrage et ne repose plus uniquement sur la tranche de vie lycéenne. Au contraire, il est question de combats à mort, de vengeance ou de survie face à des Shadows toujours plus redoutables. La montée en puissance de l’intrigue est d’autant plus remarquable que le final tragique, est imprégné des thématiques des Persona 3, autrement dit l’expérience de la mort et le deuil comme étape charnière à l’épanouissement d’un individu.


C’est presque dans cette optique qu’évolue Makoto Yûki, héros des films qui gagne en complexité dans ce second opus, par le plaisir qu’il ressent à évoluer auprès de ses compagnons et son refus de revenir, un jour, à une vie normale. Outre le naïf message lié à l’amitié, on peut aussi y voir l’état d’âme du joueur des jeux qui prenait plaisir à parcourir ce troisième Persona sur Playstation 2, et accessoirement un refus de grandir. Un choix qui a un coût d’ailleurs puisque l’état d’esprit de Makoto sera en partie responsable du dramatique climax du film. On serait donc tentés d’en vouloir au héros, mais sachant qu’il reste deux films après celui-ci, on reste très curieux d’observer la fin de son développement.

Du côté de l’adaptation du jeu-vidéo, le tout reste dans la lignée du premier long-métrage. L’intrigue se focalise exclusivement sur les grands axes scénaristiques du jeu et délaisse les fameux liens sociaux, les pnj concernés endossant simplement le rôle de caméos ici. Un mal pour un bien, la formule permettant à l’intrigue de ne pas s’éparpiller et conserver un découpage purement cinématographique.



Alors, sur son intrigue, ce second film se veut encore plus convaincant que le premier, par les révélations qu’il apporte, le traitement de ces personnages et son sens du rythme pour aboutir à un scénario qui n’ennuie jamais son spectateur. Mais aussi, c’est sur la réalisation que cette seconde partie s’en tire encore mieux, la mise en scène se montrant beaucoup moins plate et plus nerveuse, notamment lors des séquences de combat. Ceci peut s’expliquer par le changement de réalisateur, Noriaki Akitaya ayant laissé sa place à Tomohisa Taguchi qui ressent les combats entre entités de manière bien plus vive, à l’image des affrontements que nous avions dans Persona 4 – The Animation. Rien d’étonnant puisque Taguchi a réalisé quelques épisodes de P4A et a eu en charge, juste avec ce second film, Persona 4 – The Golden Animation. Notons d’ailleurs que le réalisateur restera sur le projet Persona 3 en assistant la réalisation du troisième film et en s’occupant totalement du quatrième. Autrement dit, on a de quoi rester confiant pour les deux dernières parties de la saga.


Du côté de la bande-son, les pistes de Shoji Meguro issues du jeu-vidéo continuent de briller par leur ambiance pop-rock. Quelques compositions supplémentaires ont été faites, mais rien qui reste en tête par rapport à la bande-son d’origine. On notera deux nouvelles chansons par Lotus Juice et Yumi Kawamura, la première servant de générique d’ouverture très pêchu au film tandis que la seconde résonne comme un hymne d’adieu, symbolisant toute l’ampleur dramatique du film de ce second long-métrage.

En définitive, Persona 3 The Movie #2 – Midsummer Knight’s Dream est une belle réussite, scénaristique d’abord, mais aussi par sa réalisation. Au fil des mois qui défilent dans le récit, Persona 3 continue de surprendre, se montrant fidèle au jeu tout en conservant seulement ses éléments essentiels, et aboutit à un divertissement prenant durant lequel les 100 minutes passent en un clin d’œil. Il ne reste que deux films à la saga et si le meilleur restait à venir du point de vue du jeu, reste à voir ce qu’il en sera pour les dernières adaptations cinématographiques.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20


Note de la rédaction





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