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Jojo's Bizarre Adventure 2012 - Re-Edited - Saison 1 DVD

Critique du dvd : Jojo's Bizarre Adventure 2012 - Re-Edited - Saison 1 DVD

Publiée le Vendredi, 24 Mars 2017

En juillet 2016, Warner Bros édite en DVD la première saison de l’anime Jojo’s Bizarre Adventure à travers une édition pitoyable, compressant 26 épisodes sur trois galettes seulement.
En ce mois de mars 2017, Kazé rectifie le tir en proposant une nouvelle édition DVD ainsi que cette première saison dans une intégrale Blu-ray en attendant d’éditer la suite.
Seulement, les droits DVD de l’anime sous forme de série télévisée appartenant à Warner Bros, c’est une autre solution que Kazé a dû chercher.
Ainsi, ce sont les trois téléfilms récapitulatifs que l’éditeur propose aujourd’hui au format de définition moyenne, afin de ne pas privilégier seulement les possesseurs de platine Blu-ray.



L’histoire des téléfilms est donc la même que la série télévisée. Dans une Angleterre du XIXème siècle, le jeune Jonathan Joestar voit son destin changé par l’arrivée de Dio Brando dans sa famille. Se croyant redevable envers le père de Dio, sir Joestar a pris son rejeton sous son aile. Mais si Jonathan est droit bien qu’un peu capricieux, Dio est tout son opposé par sa fourberie qui va vite virer à la cruauté. Une rivalité naît rapidement entre les deux « frères », une rivalité pour s’apprête à prendre une ampleur inattendue à cause d’un étrange masque de pierre et qui traversera les âges et les générations…


La première saison de la série télévisée Jojo’s Bizarre Adventure est de très bonne facture. Bien qu’étant limité dans son budget et son animation, le studio David Production a réussi à créer une mise en scène efficace pour rendre le tout dynamique et fidèle à la narration originale de Hirohiko Araki, ainsi qu’à entretenir un rythme constant en adaptant les deux premières parties du manga, soit douze tomes environ, en seulement 26 épisodes. Ce choix scénaristique a engendré certaines coupes du scénario, notamment dans l’arc Phantom Blood, mais permettait à ce scénario remanié d’être particulièrement vif et sans réels temps morts.


Alors, le choix de compiler une intrigue déjà raccourcie en seulement trois longs-métrages de 1h40 chacun sonnait comme un pari osé, car une fois encore, des coupes allaient être faites. Et le résultat était prévisible : ces trois téléfilms ne s’adressent pas aux nouveaux spectateurs, qui seront très certainement perdus s’ils tentent l’aventure par ce format, mais bien aux fans qui demanderaient une dose supplémentaire de Jojo et éventuellement un autre coffret à ajouter à leur collection. Les trois téléfilms sont découpés de manière équitable : un long-métrage est consacré à Phantom Blood et les deux autres à Battle Tendency. Respectivement, ce sont 9, 8 puis 9 épisodes qui sont partagés dans ces trois métrages, une répartition honnête, mais qui amène un bémol majeur pour les deux derniers films, à savoir un schéma qui ne correspond pas à celui d’une fiction. Le second film s’achève alors de manière très nette quand le troisième démarre sans prendre le temps de présenter la situation initiale, comme un épisode classique en fait. Ainsi, par leurs formats, les films sont à apprécier comme de longs épisodes et non comme des longs-métrages à proprement parler.


Quant à la découpe opérée, elle est très irrégulière, car chaque partie peut s’intéresser à des séquences longues et facultatives quand des combats importants sont présents par une narration expédiée. Le choix de ces trois téléfilms est de n’oublier aucune scène clef, mais d’en présenter certaines très rapidement grâce au narrateur de la série, celui qui opère sur les quatre saisons actuellement, qui vient expliquer des faits au spectateur pour ne pas le déboussoler lors des transitions, une manière idéale pour passer rapidement sur certaines séquences. Et si s’intéresser aux débuts de chaque arc pour planter les décors nouveaux, comme l’arrivée de Dio dans la famille Joestar et les premiers pas de Joseph dans New-York, des moments qui auraient pu être raccourcis sont mis en valeur par rapport à d’autres affrontements. On pense alors à la bataille contre Santana, bien longue comparé à la scène cruciale de la rencontre entre Joseph et Caesar avec AC/DC, Wham et Kars, les trois dangereux Hommes du Pilier. Choix étrange d’une part, mais qui retire aussi le développement de quelques personnages. Ainsi, Caesar n’aura pas tellement l’occasion de briller à travers ce format quand d’autres figures secondaires ne sont pas du tout présentées et apparaissent presque par téléportation à l’écran, un cas qui survient à la fin du film Phantom Blood qui se devait de précipiter les deux derniers combats contre Dio Brando.


Il est donc difficile, voire impossible, de conseiller ces films comme première approche de la saga Jojo tant le format force des coupes majeures et rend le scénario parfois difficile à suivre pour quiconque ne connaitrait pas les deux premières parties au préalable. En revanche, le divertissement reste agréable pour les fans qui connaissent déjà bien l’intrigue, les films permettant un second visionnage plus rapide. Mais quitte à choisir, autant se rabattre sur la première saison de l’anime, plus complète et savoureuse, d’autant plus qu’elle est disponible en haute définition en France.

Du côté de l’édition, Kazé nous offre un coffret sobre, mais bien plus efficace que la monture minimaliste et je-m’en-foutiste sortie par Warner Bros en juillet 2016. Chaque film est contenu dans un boitier slims, les trois étant recueillis dans un coffret souple. L’édition est donc banale, mais convaincante étant donné le petit prix proposé pour ce coffret. Alors, même si cette monture est facultative et adressée surtout aux fans de Jojo, on aurait tort de se priver.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13.5 20


Note de la rédaction





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