Dvd - Volume
Takeshis
- Title JP: N/C
- Translated title: N/C
- Studios: Office Kitano
- Writer: KITANO Takeshi
- Réalisateur: KITANO Takeshi
- Type: Live
- Genre: Comedie , Humour
- Publisher: Bac Films
- Release date: 03 May 2011
- DVD_ORIGINE: Japon - 2005
- Language: vf/vostf
- Number of episode(s): 1
- For mature public: non
- EAN Code: 3700447510274
Beat Takeshi mène la vie surchargée, et souvent irréelle, d'une célébrité du show biz. Son sosie, un caissier timide, est encore un acteur inconnu qui attend impatiemment son heure de gloire.
Après avoir croisé les chemins de Beat, et après plusieurs séries d'auditions frustrantes, le sosie semble tomber mystérieusement dans un état imaginaire, qui mêle des aspects de la vie réelle de Beat et sa violente personnalité à l'écran...
Beat Takeshi mène la vie d'une célébrité du show biz. Son sosie (bien qu'il soit blond), Takeshi Kitano, un caissier timide et blond, est encore un acteur inconnu qui attend impatiemment son heure de gloire. Après plusieurs séries d'auditions frustrantes et après avoir croisé les chemins de Beat, qu'il adore, Takeshi tombe dans un état imaginaire, où il se prend pour Beat.
Difficile de décrire l'intrigue de Takeshi's, même à ceux ayant l'habitude des petits (ou plus gros) délires de son cinéaste. Pour faire simple, Takeshi's est une mise en abime, entrecoupée de beaucoup de moments de pur délire irréel, de la vie de scène de Takeshi Kitano. Takeshi Kitano, c'est LE cinéaste de sa génération, reconnu pour ses films de yakuza aux accents poétiques ou ses comédies dramatiques émouvantes. Lorsqu'il est réalisateur, Takeshi Kitano utilise son véritable nom. Lorsqu'il est acteur, il prend le pseudonyme de Beat Takeshi. On peut ainsi voir des films de et avec Takeshi Kitano. Dans Takeshi's, le cinéaste/acteur a voulu jouer sur cet aspect. On pourrait donner bon nombre de significations au titre du film. Deux d'entre elles semblent vraisemblables. Takeshi's (avec la particule « 's » marquant la possession dans la grammaire anglaise) renverrait à tout ce qui fait, ce que fait, ce que possède Takeshi Kitano (Takeshi's life, Takeshi's car, Takeshi's friends etc...). Takeshi's pourrait aussi renvoyer à la pluralité qui représente Kitano (son nom de scène et son nom de réalisateur), à savoir qu'il y aurait deux Kitano, donc deux Takeshis (marque du pluriel dans les langues latines).
Quoiqu'il en soit, Takeshi Kitano, cinéaste et acteur donc pour ce film, livre avec Takeshi's un film à la fois délirant et énigmatique. Takeshi's est un joyeux foutoir mais ressemble à une catharsis salvatrice pour le réalisateur, qui y met tous ses doutes, exorcise ses démons, s'interroge et fait, aussi, un peu ce qu'il veut. C'est un classique chez certains cinéastes, et pas forcément ceux disposant d'un ego surdimensionné, que de tourner un film les concernant. Fellini avait par exemple attendu huit films pour réaliser une réflexion (le film s'intitulait « Huit et demi ») sur son art qui ne serait plus jamais le même ensuite. Avec Kitano, la démarche est intéressante, mais l'appréciation du résultat reste conditionnée par une bonne connaissance de la filmographie du réalisateur/acteur. Le non-initié risque de ne pas apprécier du tout, et d'aller même jusqu'à percevoir une certaine forme de mégalomanie chez Kitano.
Takeshi's multiplie les autoréférences et les petits détails. Tous les thèmes fétiches du réalisateur sont revus : la contemplation sur une plage (Hana-Bi), le silence (Sonatine), les yakuza (Aniki mon frère), la violence extrême (Violent Cop), les scènes anarchiques de tir à tout-va (on a l'embarras du choix), l'humour attachant (Kikujiro), l'icône (Zatoichi), la volonté de devenir acteur (Kids return). De nombreux cadrages et décors sont repris de ces oeuvres. De même, différentes figures symboliques se succèdent : yakuzas idiots, sans-gênes, clown, sumos, enfant prodige. Une originalité ressort : celle du personnage de la femme, qui s'attaque à la fois à Takeshi et à Beat, cruelle et exaspérante. Serait-ce là l'évocation du rôle de l'épouse par Kitano ? Une femme qui s'oppose à son mari, l'énerve mais vient le recadrer ?
Comme dans tous ses films, Takeshi Kitano se base ici sur le rapport intériorisation-extériorisation. Takeshi est naïf, asocial, discret. Beat est son exact contraire. Takeshi finit par se libérer à travers une explosion de violence et en se prenant pour Beat. Takeshi's est donc à la fois nostalgique et cynique. La violence se mêle à des scènes oniriques : celle très originale des claquettes ou encore celle de la chenille dessinée, puis animée, qui finit en maquette de scène (rappelant d'ailleurs le récent Achille et la tortue, axé sur la peinture).
Hélas, le rythme, au départ tendre et intimiste, finit par être décousu. Les flashs mentaux, les ralentis ou accélérés, les scènes de violence, certes esthétisantes, qui surgissent de façon soudaine et grossière aboutissent à un mélange parfois indigeste de délires. La mise en scène est poussive, car on reste parfois dans le contemplatif passif. Or, contemplatif et délires ne constituent pas un mélange approprié. Pour autant, la cascade d'images en tous genres, de visions drôlatiques, violentes ou oniriques, la tendance schizophrénique, la dualité réel/imaginaire demeurent plaisantes.
Les névroses du réalisateur sont évidentes (imposture, manque de confiance, doute sur la valeur artistique de son œuvre donc beaucoup d'abnégation) et quelques trouvailles esthétiques sont stupéfiantes, dont un parallèle ingénieux entre la poitrine nue d'une jeune femme et la platine d'un DJ. La fin est bien mystérieuse, la pluralité d'interprétations demeurant la grande force du film même s'il nous a perturbés par différentes délires.
La musique est moins délirante que l'image et s'avère plutôt anecdotique.
Côté casting, on appréciera le fait que les autres acteurs se moquent de leurs propres personnages. Il y a relativement peu d'acteurs, mais chacun a plusieurs rôles, ce qui contribue à l'aspect dual du film (Kotomi Kyono est à la fois la copine de Beat et la voisine de Takeshi, Ren Osugi est le manager de Takeshi et le chauffeur de taxi).
Takeshi's est à réserver aux fans du réalisateur/acteur. Trop délirant et décousu pour constituer une oeuvre pleine et entière, il témoigne néanmoins du talent de Kitano pour l'auto-dérision et pour nous proposer de multiples trouvailles qui font souvent le charme de ses oeuvres.
Tournament
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Enigma
D'où vient cette réplique ?
"Votre misérable vie est terminée, ce que vous ferez dans la prochaine ne regarde que moi"
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