Shaolin Basket - Actualité anime

Espace Membre

inscription identifiants oubliés ?

Dvd - Volume

Shaolin Basket

Age conseillé
16+
Note de la rédaction
Price
15.00 €

Orphelin, Shi-Jie a grandi dans une école d’arts martiaux où quatre grands maîtres lui ont transmis les secrets du kung-fu. Lorsque Chen-Li s’aperçoit par hasard que sa maîtrise des arts martiaux fait aussi du jeune homme un fabuleux joueur de basket, il l’invite à venir jouer pour l’équipe de l’université. Au cours de ses premiers entraînements, Shi-Jie découvre que la jeune fille qui le fascine depuis si longtemps n’est autre que la soeur du capitaine de l’équipe. Pour attirer son attention, il va enseigner le kung-fu à ses camarades afin d’améliorer leur jeu et, peut-être, de remporter la compétition qui les opposera bientôt aux joueurs les plus redoutables qui soient…


Dvd Bonus:

Making of

Interviews de l’équipe et images du tournage


Highlight of the dvd:

Stephen Chow nous avait offert, par le biais de Shaolin Soccer, une perception pour le moins décapante du football. Le succès fut au rendez-vous, ce qui permit au cinéaste chinois de se faire connaitre dans nos contrées. Shaolin Soccer étant un véritable tremplin pour Stephen Chow, il décida avec ses compères Kevin Chu & Chu Yen-Ping, de s’attaquer à un autre sport : le basket-ball. Bénéficiant d’un budget astronomique d’une dizaine de millions de dollars, ce film arrivera-t-il à la cheville de son ainé?

Le synopsis de cette nouvelle alliance entre le basket-ball et le kung-fu reste est très léger : il nous narre les péripéties de Shi-Jie, orphelin ayant grandi dans une école d’arts martiaux et mordu de basket-ball. La précision et les exploits de ce dernier impressionnent Chen-Li, une vieille croute qui n’hésite pas à le prendre sous son aile pour en faire un joueur professionnel. Shi-Jie deviendra donc, au fur et à mesure, une véritable star du ballon orange. Rien de bien original donc mais malheureusement le film ne nous offrira jamais de moments savoureux.

L’introduction éclair du film confirme cette hypothèse, étant très rapide, elle ne permet pas de s’attacher au personnage principal et le spectateur n’est en aucun cas concerné par ce qu’il se passe à l’écran. Nous suivons donc le chemin de Shi-Jie, de sa rencontre avec Chen-Li jusqu’à ses premiers pas sur le terrain, c‘est aussi simple que cela. Le film se laisse suivre mais il manque beaucoup de surprises, de rythme et de panache.

La touche délirante de Stephen Chow dans Shaolin Soccer est complètement inexistante au sein de Shaolin Basket. Où est passé l’humour burlesque du cinéaste chinois? Il a complètement disparu, éradiqué par le classicisme prononcé du film. Shaolin Basket comporte néanmoins quelques gags, portés par le personnage de Chen-Li, très loufoque, mais cela ne va pas plus loin. Pire encore, le kung-fu est aux abonnés absents : la majorité des matchs se résumant en un seul mot : dunker. Hormis la notion de dunk qui, à défaut de ne pas être très approfondie reste assez plaisante, il n'y a aucun semblant de kung-fu durant tout le reste des rencontres. Le film est donc très plat, manquant beaucoup de piquant, en un mot : soporifique.

« Celui qui contrôle le ballon, contrôle le match. »

Les rencontres en elles-mêmes ne surviendront que dans la dernière partie du film. Ces dernières sont assez classiques, manquant encore une fois d’originalité, de force et même de cohérence : la dernière épreuve en est le parfait exemple tellement elle est tirée par les cheveux. Soulignons également un autre point : elles ne se comptent même pas sur les doigts d’une main, une grosse déception pour celles et ceux qui s‘attendaient à de l‘action non-stop. A côté de tout cela, nous avons le droit à de longues scènes, pour la plupart inutiles, entre les personnages. A titre personnel, je me suis même demandé si le but du film était le basket ou les protagonistes. Car il faut l’avouer, développer les protagonistes n’apporte finalement que peu de profondeur dans ce genre de films, c’est avant tout l’action qui prime. Sauf que dans Shaolin Basket, c’est l’effet inverse qui se produit et cela est vraiment ennuyant au bout du compte.

Côté acteurs, Jay Chou, troque son statut d’homme aux multiples facettes pour celui de basketteur aguerri. Eric Tsang reste assez amusant dans le rôle de Chen-Li mais implication est trop restreinte. Quant aux personnages secondaires, ils font juste acte de présence, ni plus ni moins. Par ailleurs, le jeu d’acteur reste assez stéréotypé et convenu : le coup du personnage principal qui en pince pour la petite sœur du capitaine de son équipe aurait pu-être évité. Aucun protagoniste n’arrive d’ailleurs à tirer son épingle du jeu, chaque comédien nous livrant une prestation passable, un point c‘est tout.

Côté musique, nous avons le droit au thème principal de Shaolin Basket : « Zhou Da Xia » interprété par Jay Chou lui-même. Assez entrainant et rythmé, il apporte un tant soit peu de dynamisme aux matches. A contrario, il en deviendra répétitif et lassant à force de l’avoir dans les oreilles. Nous avons également droit à de superbes mélodies au piano ainsi qu’au violon pour les moments plus calmes, intimistes, renforçant cet aspect niais et idiot qui s’avère être présent tout au long du film.

L’édition de Metropolitan FilmExport est très maigre : un making-of de quinze minutes est présent mais il se révèle assez mince et son contenu reste très ordinaire. Il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent à part quelques bandes-annonces largement dispensables.

Shaolin Basket est donc un film d’une qualité plus que moyenne, qui se laisse regarder d'un œil endormi mais qui ne marquera pas les esprits. Il manque à Shaolin Basket une véritable identité ainsi qu’une force authentique qui lui aurait permit d’atteindre les sommets. Un film « corbeille » comme on dit, sitôt vu, sitôt oublié.
 
 
Kimi

Suivre les commentaires du dvd

Ajouter un commentaire

*


Le code HTML est interprété comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation

Volumes of the serie

Enigma

D'où vient cette réplique ?
"Gotta catch 'em all !"
[ Voir la réponse ]