Dvd - Volume
Combat sans code d'honneur
- Title JP: N/C
- Translated title: N/C
- Studios: Toei Video Company
- Writer: FUKASAKU Kinji
- Réalisateur: FUKASAKU Kinji
- Type: Live
- Genre: Action , Drame
- Publisher: Wild Side Video
- Release date: 15 September 2009
- DVD_ORIGINE: Japon - 1973
- Language: vf/vostf
- Number of episode(s): 1
- For mature public: non
- EAN Code: 3700301015525
Basé sur des faits réels, le film raconte la lutte pour l’hégémonie d’un nouveau gang reconstitué sur les ruines de l’après-guerre dans la région d’Hiroshima.
Dans le Japon ravagé d’après-guerre, où l'économie peine à se remettre en place, la création d'organisations criminelles, dont les membres sont appelés yakuzas, est rendue propice. Durant son incarcération pour le meurtre d'un yakuza, Hirono Shozo aide Hiroshi Wakasugi, un yakuza du clan Doi, à sortir de prison. À sa sortie, Hirono et ses amis (Sakai, Yano, Kanbara, Shinkai, Arita, Yano) forment leur propre clan sous le commandement de Yoshio Yamamori. Yamamori double Doi en truquant le résultat d'une délibération municipale. Tout ce qui suivra ira de trahisons en trahisons, jusqu'à ce que Hirono se rende compte qu'il est le seul homme à respecter un code d'honneur, n'étant pas fait pour le monde des yakuzas.
Kinji Fukasaku, célèbre en Occident pour son dernier film, Battle royale, est davantage connu par les adeptes d'un cinéma de genre comme le réalisateur qui a révolutionné les films de yakuza. Sorti une année après Le Parrain de Coppola, Combat sans code d'honneur est la vision japonaise du genre « film de gangsters ». Il apparaît bien vite que si l'on ne connaît pas l'apport de Fukasaku au genre, à savoir une violence explicite et l'introduction des injures, on ne peut pas percevoir l'intérêt véritable de Combat sans code d'honneur. Ce film a certainement un rôle dans l'Histoire du cinéma, mais le spectateur non initié n'y verra qu'un film de yakuza qui a vieilli, et n'étonne pas par sa narration. Pourtant, en se replaçant dans le contexte de la sortie du film (années 70), même le profane peut deviner que la violence avait à l'époque de quoi surprendre.
Habitué à placer l’action de ses films dans le contexte d’un Japon économiquement prospère des années 60-70, Fukasaku change de modèle pour s'insérer dans le Japon détruit post-Seconde guerre mondiale. A ce titre, le film commence mal : la scène d'ouverture est un pic lancé à l'occupation américaine (une scène de viol par des soldats américains hilares), qui renvoie davantage au nationalisme exacerbé avéré du réalisateur plutôt qu'à une réalité historique.
La mise en scène semble volontairement brouillonne, et donne un côté réaliste à l'ensemble. La caméra nous plonge tantôt dans une foule bruyante, tantôt au plus près des disputes entre les yakuzas. Le contraste est saisissant lorsque Fukasaku passe l'instant d'après à des scènes fixes, avec les postures droites des chefs animées par le profit. La caméra est folle et anarchique au début, dans le chaos d'après-guerre. Elle est contrôlée à la fin (les années 70 représentant la prospérité économique)
Le film relate le parcours tumultueux de nombreux mafieux qui veulent s'emparer des trafics de drogue et maîtriser les services de transport maritime. Combat sans code d'honneur est dense... sans doute trop. Le film souffre vraiment d'un manque de lisibilité, dû à la difficulté pour repérer chacun des personnages, trop nombreux. Chaque retournement de veste perd de son intérêt, ce qui est fortement dommageable, puisque le film se base sur ces trahisons entre personnages. L'intrigue peut donc devenir au final assez peu passionnante à suivre si l'on ne s'accroche pas. De plus, Combat sans code d'honneur manque de puissance narrative. En effet, Takeshi Kitano, qui est l'autre réalisateur ayant bouleversé le genre, nous a livré des films de yakuzas tout aussi violents, parfois empreints de lyrisme, mais il réussit là où Fukasaku échoue : susciter des interrogations quasi-métaphysiques sur ses personnages...
Le personnage de Hirono néanmoins, représente le principal intérêt du film, même si on demeure loin de la richesse des personnages de Takeshi Kitano. Hirono est un idéaliste, prêt à tous les sacrifices pour son clan. Naïf ? Non, l'incarnation-même de la fameuse dignité nippone. Hirono est le spectateur d’une mentalité en pleine mutation, où les yakuzas perdent leur honneur, voulant maintenir leur prospérité tout en concédant le minimum. Hirono reste fidèle à ses principes et la fin du film est une belle leçon. Dans tout le panel de personnages, on arrive au moins à distinguer ce fameux Hirono qui porte le film. Il est joué par Bunta Sugawara, au visage sévère et sans concessions. Et comme le personnage d'Hirono porte l'honneur sur son visage, le visage de l'acteur est parfaitement adapté : on a donc là une interprétation de grande classe.
Côté bonus, une bande-annonce est disponible, mais aussi une interview de Quentin Tarantino, qui ne fait que se poser en fan n°1 de Fukasaku et nous exposer ses goûts, sans nous expliquer vraiment le réel intérêt des films du réalisateur japonais. Il faut dire que Tarantino n'est clairement pas aidé par les questions posées par le journaliste, très convenues. Dommage.
Paradoxalement, Combat « sans » code d'honneur bouleverse les codes « bien établis » de son genre. S'il constitue bel et bien un tournant, conserve un rôle historique qu'on ne peut lui renier, le film sera difficilement accessible pour les non passionnés de ce même genre, la faute à une intrigue composée de personnages trop nombreux, et sans doute très réaliste mais redondante, car basée sur les trahisons multiples.
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Enigma
D'où vient cette réplique ?
Là, je me brosse les dents. Autant dire que je me montre sous mon meilleur jour ...
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