Dvd - Volume
Blood Island
- Title JP: N/C
- Translated title: Kim Bok-nam salinsageonui jeonmal
- Studios: Boston Investments Filma Pictures Tori Pictures
- Writer: CHOI Kwang-young
- Réalisateur: JANG Cheol-soo
- Type: Live
- Genre: Historique , Policier
- Publisher: Distrib Films
- Release date: 03 May 2011
- DVD_ORIGINE: Coree - 2010
- Language: vf/vostf
- Number of episode(s): 1
- For mature public: non
- EAN Code: 3760103412441
Hae-won est une jolie trentenaire célibataire. Contrainte à partir en congés, elle se rend à Moodo, une petite île sur laquelle elle passait ses vacances étant plus jeune. Elle y retrouve Bok-nam, son amie d’enfance, soumise à la volonté tyrannique de ses habitants et à des humiliations quotidiennes. Bok-nam supplie Hae-won de l’aider à s’échapper, mais celle-ci refuse de s’impliquer dans une situation qui s’apprête à basculer dans l’horreur…
Dvd Bonus:
Présentation du film par Charles Tesson
Galerie de photos
Highlight of the dvd:
Hae-Won est une jolie trentenaire célibataire. Partant en congés, elle se rend à Moodo, une petite île sur laquelle elle passait ses vacances étant plus jeune. Elle y retrouve Bok-Nam, son amie d’enfance, soumise à la volonté tyrannique de ses habitants et à des humiliations quotidiennes. Bok-Nam supplie Hae-Won de l’aider à s’échapper. Mais Hae-Won refuse et la situation s’apprête à basculer dans l’horreur.
Réalisé par le jeune Cheol-Soo Jang, ancien assistant de Kim Ki-Duk, Blood island est un nouveau chef d'oeuvre, pas forcément attendu même parmi les initiés, d'un genre dont le cinéma sud-coréen s'est rendu le maître incontesté : le polar noirissime. Mais plus que le polar, Blood island va au-delà en entremêlant les genres, s'approchant davantage du film d'horreur et du fantastique qu'à l'accoutumée. En réalité, Blood island englobe une diversité impressionnante (gore, slasher, burlesque, policier, érotisme violent) sans jamais paraître boursouflé, à savoir malhabile dans le mélange. Le film constitue une plongée au coeur de l'horreur pure et de la violence instinctive, une vengeance jouissive face à l'humiliation.
Mais, comme le veut le cinéma sud-coréen, la violence de certaines scènes est en permanence dépassée par la pertinence du propos. Blood island rappelle ainsi le récent The Housemaid de Im Sang-Soo. Tous deux ont pour thème le sort réservé aux femmes. The Housemaid décrit une société sud-coréenne archaïque, basée sur une séparation de classes. Blood island décrit une communauté fermée et isolée, dans la Corée du Sud actuelle, qui est axé sur des schémas du passé (la domination de la femme)... voire sur des instincts animaux préhistoriques. Cheol-Soo Jang manie les genres en formant une alliance de fureur, de lyrisme et de poésie. Le résultat est proprement dantesque (et le terme trouve toute sa logique ici, puisqu'on est ici très proche de l'enfer de la Divine Comédie), proche d'un cinéma occidental anarchique des années 1970 aujourd'hui révolu. Le cinéma sud-coréen actuel transgresse les tabous, ce que ne fait plus l'Occident depuis longtemps. Il s'agit ici pour Cheol-Soo Jang de pointer le machisme et l'homophobie dans une île qui a gardée les moeurs d'une Corée traditionaliste. Blood island s'inspire à la fois d'un classique japonais (L'île nue, de Kaneto Shindo) et d'un classique sud-coréen (L'île, de Kim Ki-Duk, sur lequel Cheol-Soo Jang a participé). Blood island acquiert pourtant une identité propre. Le cinéaste étonne avec un sens de l'esthétisme particulier, mêlé à une narration solide et efficace.
Mais surtout, c'est son intensité qui fait de Blood island une réussite. Le rythme est soutenu pendant plus de deux heures. Paradoxalement, le film va tantôt à l'essentiel, tantôt évolue par étapes empreintes de dualité (urbain/île, un personnage après l'autre). La chute dans la violence est graduelle : toujours plus bas dans les instincts jusqu'à ce qu'un état insupportable jaillisse dans l'esprit de la victime, un état qu'on a du mal à envisager salvateur ou non puisqu'il entraîne le relâchement de toutes les pulsions accumulées. Mais, comme le cinéaste Na Hong-Jin a su le faire dans The Chaser, Cheol-Soo Jang ne verse pas dans le manichéisme ou un final moralisateur. Le cinéaste entretient les illusions du spectateur pour qu'on se rende ensuite qu'aucun personnage n'est tout à fait innocent, pas même, et surtout, la belle Hae-Won, au départ employée de banque modèle qui a tout pour elle. Blood island parachève l'ensemble avec un penchant marqué pour le fantastique. Blood island, comme le Shutter island de Martin Scorsese (décidément, les excellentes références ne manquent pas), peut ainsi s'aborder de plusieurs façons. La narration est donc remarquable par sa richesse.
Le casting est impeccable. Yeong-Hie Seo, la victime de The Chaser, entre parfaitement dans un rôle de femme modèle lâche. Sung-Won Ji est épatante en femme détruite qui se rélèvera dans un élan de folie. On a vraiment hâte de les revoir toutes les deux !
Côté bonus, il y a de quoi se plaindre. Mis à part une présentation du film et une galerie photos, il n'y a ni making of, ni interviews avec les actrices ou le réalisateur. On se contentera d'apprécier que le film sorte chez nous en DVD, ce qui n'était pas évident de prime abord.
Au niveau de l'adaptation, l'on peut regretter deux choses. D'une part, la jaquette occidentale n'est pas représentative en ce qu'elle tend à présenter le film exclusivement comme du cinéma d'horreur (alors qu'il est bien plus que ça). D'autre part, on s'étonnera du changement de titre. Blood island est un titre grand public et tapageur. L'appellation d'origine, « Bedevilled » (« tracassé, contrarié » en anglais), qui n'apparaît plus qu'en sous-titre, donnait beaucoup plus de puissance au film et illustrait davantage l'esprit du film !
Puissant, intense, élégant, osé par son mélange des genres étonnant de réussite, Blood island est un excellent film. De par son irrévérence et sa maîtrise, il relègue la production occidentale au rang de cinéma expérimental, et fait office de nouvel immanquable du cinéma sud-coréen. Cela commence à en faire beaucoup.
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Gon est un jeune garçon intrépide et aventureux qui vit chez sa tante Mito. Son rêve : devenir un Hunter, comme son père.
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