Empreinte du mal (l') - Actualité manga

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Manga - Serie

Empreinte du mal (l')

Rated
14+
Note de la rédaction
Note des lecteurs
Average Rating of Readers 17.5/20
Price
6.99 €

Dans ce monde imaginé par Aya Kanno, la république militaire de Galley règne en maîtresse incontestée sur la surface du globe : liberté réduite, tyrannie intellectuelle, persécution, plus aucune poche de résistance n'a le courage ni les moyens de résister. C'est dans cet univers qu'évolue Zen, un tueur à gages froid et solitaire. Assassin, braqueur de banques, il ne recule devant rien ni personne. Pas plus qu'il n'aime ou n'apprécie le genre humain. Il est mauvais et l'a toujours été. Et malgré ses souvenirs perdus, il sait que le mal fait partie de lui. Pourtant, son passé (qu'il a lui-même oublié) ne risque-t-il pas de le rattraper ?


Highlight of the serie:

Aya Kanno signe un polar à l’ambiance sombre et futuriste dans la lignée des titres de Yuki Kaori (Angel Sanctuary). L’Empreinte du mal porte à s’interroger sur la liberté individuelle dans un régime totalitaire.


Citations:

Nous nous retrouverons en vie

On quitte la douceur sucrée d’Otomen pour retrouver Aya Kanno dans un tout autre genre. Si il s’agit toujours de shojo, la mangaka aborde un tout autre sujet, à travers un personnage fortement charismatique et volontairement secret. Tout commence dans la république de Galley, qui n’a plus rien d’une république libérale : le pouvoir est drastique, la liberté n’existe plus, les répressions sont tyranniques, les persécutions semblent faire partie du quotidien … La résistance a définitivement disparu, tant la cruauté des dirigeants est sans faille. C’est dans ce contexte sombre et sans pitié que Zen, un tueur à gage, évolue sans se soucier du reste du monde. A la fois marginal, détaché de tout et sans pitié, cet anti héros peu commun change au fil du temps, et au milieu de ses méfaits, sa mémoire remonte. Lui qui n’aime pas la compagnie ni les hommes devra se confronter à eux pour retrouver les bribes de son passé disparu. Il n’a qu’une certitude : le mal fait partie de lui, l’a marqué et ne le lâche pas, c’est pourquoi il continue sur sa route sans dévier, en espérant que cette empreinte maléfique qui l’habite lui en dira plus sur qui il est. Pourtant peu désireux de se retrouver confronté à cet aspect de lui, Zen sera de plus en plus attiré vers ce monde inconnu qui l’appelle, lui parle sans qu’il en comprenne le sens. Que se cache-t-il derrière sa dextérité, son habileté à tuer et sa distance vis-à-vis des hommes ?

Un shojo au paysage sombre, au personnage torturé et rattrapé par le passé, voilà qui nous rappelle des mangakas comme Kaori Yuki ou Kazuya Minekura, et pourtant … Aya Kanno a encore beaucoup à apprendre en la matière ! Si le premier tome se profile plutôt bien, voire très bien, le deuxième tome est décevant et bâcle l’histoire. On a à peine le temps de se poser des questions sur le dénouement et d’entrevoir une porte de sortie que tout est balancé sans finesse, les révélations tombent d’un coup en bloc, et à peine a-t-on le temps d’en intégrer une partie que les personnages en rajoutent une couche. Dommage, alors que le mystère et la progression de Zen était tellement bien maîtrisée dans le premier tome, qui faisait preuve d’un peu d’originalité par rapport aux shojos habituels. La fin du titre piétine le travail de la mangaka, sans tenir compte de ses bonnes idées et des ressources du manga, qui se saborde seul pour retomber dans une lecture certes originale, mais mal traitée et bien trop précipitée. Ceci dit, certains personnages restent intéressants tout du long. Zen perd un peu en puissance, mais Lîn, jeune aveugle, ainsi que le colonel, sont autant de bonnes surprises dans le récit. En somme, l’empreinte du mal est une excellente surprise qui finit mal. Un tome supplémentaire pour distiller les révélations et calmer le rythme de l’histoire n’aurait pas été de trop. Dommage que ça n’ait pas été au programme de l’auteur, qui annonce une autre série en deux tomes pour février. A voir si elle aura retenu la leçon …

D’un point de vue artistique, la mangaka n’a heureusement pas gardé la candeur d’Otomen ! La finesse des traits y est toujours, et Zen fait office de mannequin, mais même si un certain charme se dégage de tous les protagonistes de l’Empreinte du mal, l’auteur a su se rattraper sur un autre plan. N’étant manifestement pas prête à faire de concessions sur la sensualité et la douceur de ses personnages, Aya Kanno s’est quelque peu rattrapée dans tout ce qui les entoure. La mise en page n’est pas du tout linéaire, mais sait se faire dynamique, à la limite du brouillon. De plus, le choix de ne pas trop jouer sur les douces nuances et artistiques dégradés, caractéristiques des shojos, relève l’aspect à part du titre. En effet, les ombres sont très marquées, et les effets de style sont principalement réservés à Zen et ses réflexions. Delcourt a adopté pour un petit format, pratique et pas cher pour une petite série qui se lit bien et avec laquelle on passe un bon moment. Compromis agréable, l’ensemble du travail éditorial est satisfaisant, tout comme l’est celui de l’auteur. Pas transcendant, mais divertissant, voilà comment on pourrait résumer ce manga.


NiDNiM



Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

17,14

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