Dossier
Note des lecteurs: 18.50 /20
Qui ne connaît pas cette œuvre culte qu'est Saint Seiya? Peut être plus de monde que l'on pourrait le croire! Sans doute que beaucoup de monde connaît l'animé mais peut être que le manga est inconnu de pas mal de lecteurs que le graphisme a pu repousser... et puis la jeune génération de lecteurs a pu passé à coté...ou alors ne connaît la série que par l’intermédiaire de l’épisode G…rendons donc à César ce qui appartient à César !
Une petite présentation s'impose!
L’auteur : MASAMI KURUMADA

Né le 6 Décembre 1953, il commence dès l’âge de 21 ans dans le Weekly Shonen Jump, et malgré son style graphique très particulier, il rencontre rapidement le succès avec Ring no Kagero, un manga sur l’univers de la boxe. Il publiera également Fuuma no Kojiro et Otoka Zaka, deux titres inédits chez nous (Kojiro est disponible en VHS).
En 1986 il commence sa plus grande œuvre, qui va l’occuper pendant de longues années et qu’il n'abandonnera réellement jamais: Saint Seiya.
Après l’arrêt du titre il entamera une autre série qui connaîtra un certain succès: BT’X, mais où l’on retrouvera certaines similitudes, tant scénaristiques que graphiques, par rapport à sa série phare.
Enfin il participera aux séries dérivées de Saint Seiya: Saint Seiya G et Saint Seiya Lost Canvas. Mais il est difficile de dire aujourd'hui quelle est réellement sa part d’implication dans ces titres...
Il entamera également un autre chapitre de Saint Seiya, intitulé Saint Seiya Next Dimension mais il arrêtera le projet (du moins pour un temps) après seulement quelques chapitres.
Avant toute chose, l’univers de St Seiya
Au commencement il y eut ce qu’on appelle le Big bang. Il sera suivi du Big will, la volonté divine: des éclairs de lumière se répandent à travers tout le cosmos et confèrent une âme à tout ce qu’ils touchent! Tout homme qui réussit à unir son esprit avec le «big will» devient un Dieu. Ainsi Zeus, Hadès et Poséidon sont les premiers humains à s’éveiller au big will et à être vénéré comme des divinités. Leurs âmes sont immortelles mais pas leurs corps, ainsi ils doivent se réincarner par cycle.
Les guerres saintes opposent les Dieux pour la conquête de la Terre. La première qui a lieu oppose Poséidon à Athéna. Ce dernier choisit ses sept plus grands guerriers et les équipe d’armures d’orichalques (issues d’un météorite tombée sur l’Atlantide). Athéna perd la bataille et tous les hommes sont vaincus, il ne reste plus que des adolescents. Elle décide de leur forger des armures (voilà pourquoi se sont des adolescents qui les portent encore aujourd’hui) s’inspirant des 88 constellations du ciel: 12 armures d’or au sommet de la hiérarchie, 24 armures d’argent et 48 de bronzes (+ 4 de nature inconnue). L’ordre des Saints (traduits aléatoirement par Chevaliers en Français) est créé! Athéna lance alors ses chevaliers contre les troupes de Poséidon. Ce dernier sera finalement vaincu et son âme enfermée.
Sept générations plus tard, Athéna fait ériger douze temples: le sanctuaire en Grèce. De nouvelles guerres saintes ont lieu, opposants les chevaliers d'Athéna aux Titans, puis à Ares et ses puissants Berserkers. Lors de ce conflit Athéna autorise pour la première fois ses chevaliers à utiliser des armes (celles de l’armure de la Balance).
Au 18ème siècle Hadès apparaît sur Terre et les 79 chevaliers d’Athéna présents entrent en conflit (7 armures n'avaient alors aucun possesseur). 77 chevaliers mourront, seuls 2 chevaliers d’or en réchappent : Sion du Bélier et Dohko de la Balance… l’un d’eux devient grand Pope, seigneur des Saints d’Athéna, quand au second il se voit confié une mission de la plus haute importance…
250 ans plus tard, notre histoire commence…
L'histoire
L'histoire commence avec Seiya, jeune garçon qui vient de conquérir au prix d'un lourd entraînement, l'armure de bronze de Pégase! Il rentre au Japon où est organisé un tournoi, sous la direction de Saori Kido, entre les orphelins qui avaient été envoyés il y a des années dans différents lieux d'entraînements pour gagner le droit de porter des armures de bronze. La récompense de ce tournoi n'est autre que la légendaire armure d'or du Sagittaire... mais alors que les combats s'enchaînent, revenu de l'île de la mort, terrible lieu d'où personne n'était revenu avant lui, Ikki, le chevalier de bronze du Phénix, vient dérober l'armure...
Quatre chevaliers de bronze (Seiya de Pégase, Shiryu du Dragon, Hyoga du Cygne et Shun d'Andromède, le frère de Ikki), se mettent en quête de l'armure et du renégat... mais très vite une puissance bien supérieure va rentrer en jeu pour convoiter cette armure: le Grand Pope, maître du sanctuaire et représentant d'Athéna sur Terre, et donc dirigeant normalement les 88 chevaliers d'Athéna! Il décrète que nos héros sont des renégats et envoie des chevaliers d'Argent, chevaliers d'une puissance bien supérieur, pour les éliminer. Mais aidé d'Ikki, les cinq chevaliers de bronze vont miraculeusement leur tenir tête, sous la protection de Saori qui est la véritable incarnation d'Athéna... Ils vont devoir tenir tête à l'armée du traître...
Malheureusement pour eux, ils apprennent qu'il existe en fait 12 chevaliers d'or, les douze hommes les plus puissants de l'ordre, douze hommes possédant une puissance incommensurable, et que ceux ci sont également sous les ordres du Grand Pope... Ils vont alors se rendre au sanctuaire pour traversé les douze temples des chevaliers d'or... mais heureusement ils disposent du soutien de certains d'entre eux qui ont reconnu Saori comme la véritable Athéna!
Voilà pour le 1er arc qui se scinde en deux parties, l’avant et l’après sanctuaire ! Après les héros seront confrontés à Poséidon qui déclenche un déluge pour purifier la Terre ; les chevaliers vont devoir aller dans son royaume sous marin pour détruire les sept piliers qui soutiennent les sept mers afin de faire descendre le niveau de l’eau sur Terre. Mais chaque pilier est gardé par un des généraux de Poséidon.
Enfin, dans le dernier arc qui est le plus excitant car le moins linéaire, Hadès et ses 108 spectres attaquent le sanctuaire… mais au lieu de tomber face aux chevaliers de Bronze, ils vont se frotter aux chevaliers d’or encore en vie qui gardent toujours leur temples ! Ensuite bronze et or se rendront au royaume d’Hadès pour affronter les juges des enfers et enfin les Dieux eux mêmes !!
Personnages principaux

Seiya
Chevalier de bronze de Pégase qui héritera par la suite de l’armure d’or du Sagittaire, Seiya est le héros insupportable par excellence qui se fait voler la vedette tout le long de la série. Il a acquis son armure au sein même du sanctuaire de ce fait il connaît plusieurs de ses adversaires. Il recherche sa sœur dont il a été séparé quand ils étaient enfant…il vient à supposer qu’il pourrait s’agir de son maître, Marine, chevalier d’argent de l’aigle. Constamment mis en avant, c’est toujours lui qui s’occupe du combat final alors qu’il n’est pas le plus puissant, il est juste très tenace (ça en est même pénible), et qu’il encaisse les coups incroyablement bien… grâce à ça, il finit toujours par se relever pour puiser dans son cosmos, grâce aux paroles d’Athéna, une nouvelle énergie ! Il est creux ! C’est le type de héros lisse qu’on a envie de voir mourir, c’est d’autant plus agaçant que Saori n’en a que pour lui, et ses potes bien plus charismatiques, se réfèrent constamment à lui. Toujours la même rengaine « Athéna donne moi la force ! »… 
Shiryu
Le personnage préféré de beaucoup, Shiryu à acquis son armure du Dragon en étant le disciple du vieux maîtres des cinq pics en Chine, qui n’est autre que le chevalier d’or de la Balance, le plus sage de tous les chevaliers. Orphelin lui aussi, bien que son entraînement soit très pénible, un lien filial se crée entre lui et son maître, au cours de cet entraînement, il rencontrera l’amour de sa vie, Shunrei, une orpheline qui sera un moteur pour Shiryu, il se battra toujours pour elle. Bien qu’inexpérimenté, il possède un peu de la sagesse de son maître et ne se lance pas tête baissé dans la bataille. Plus que n’importe lequel de ses compagnons il possède un grand sens du sacrifice. Toujours calme, une fois rentré dans une colère folle plus rien ne peut le stopper.
Hyoga
Chevalier du Cygne, il a gagné son armure en Sibérie auprès du Chevalier d’or du Verseau. Hyoga est un personnage très calme, froid par moment même, du moins au début, par la suite on apprendra son lourd passé… il a assisté à la mort de sa mère qui se trouve au fin fond de l’océan sous les glaces de Sibérie, à plusieurs reprises il sera tenté de se laisser aller vers la mort pour la rejoindre mais sa dévotion à Athéna et son amitié envers ses amis le pousseront à se relever ! Hyoga c’est un peu le cas social du groupe, quoi qu’il lui arrive se sera forcément un drame, dés qu’il retrouve un vieil ami c’est pour le voir mourir quand il ne doit pas le tuer lui même… c’est étonnant qu’il ne soit pas dépressif !
Shun
Chevalier d’Andromède, il a acquis son armure en subissant le supplice de sa protectrice Andromède, en étant attaché à un rocher par une chaîne et devant se libérer avant qu’il ne meurt noyé par la montée des eaux. Son maître, Albior, chevalier d’argent de Persée, à vite repéré son énorme potentiel malgré sa nature douce et fuyante… en effet Shun c’est un peu la chochotte du groupe, toujours à pleurnicher qu’il ne veut pas se battre, qu’il ne veut pas faire de mal à ses adversaires, alors les tuer ce n’est même pas la peine d’y penser ! Jeune frère de Ikki, il est toujours à pleurnicher derrière lui, et pourtant il est sans doute le plus puissant des chevaliers de bronze, une force cachée dort en lui, mais il refuse de la réveiller. Il est le seul parmi les héros à se servir d’une arme : la chaîne d’Andromède aussi efficace en attaque qu’en défense.

Ikki
Tout d’abord l’ennemi des autres chevaliers de bronze, il se ralliera à eux réalisant qu’il avait fait fausse route. Envoyé tout jeune sur l’île de la mort pour prendre possession de la légendaire armure du Phénix, bien que de bronze, elle dispose de pouvoirs immenses, d’ailleurs Ikki est le premier chevalier à réussir à la revêtir depuis la création des armures il y a des siècles. Rendu fou par son entraînement inhumain et son cruel maître, quand il reviendra au Japon il tiendra pour responsable ses anciens amis dont son frère qui aurait du partir sur l’île de la mort à sa place. Une fois qu’il les aura rejoints il sera le plus précieux des alliés, tout simplement car il est presque aussi puissant qu’un chevalier d’or. Ikki est un personnage plus que discret, qui paraît antipathique mais à l’inverse d’un Vegeta dans Dragon Ball, il ne se cherche pas d’excuse pour venir aider ses amis, son affection pour eux est entière, en particulier pour Shun son frère qu’il vient constamment aider. Le problème d’Ikki c’est que c’est un feignant, quand ses potes partent pour une bataille, lui n’intervient que bien plus tard (histoire de faire une entrée en scène bien classe !)… on n’a jamais su ce qu’il faisait pendant ce temps… rester devant sa console ou dans des salles d’arcade, lire le Shonen Jump… on ne le saura jamais !
Toujours le même schéma !
Effectivement, on a beaucoup reproché à Saint Seiya sa linéarité et ses répétitions ; Athéna est en péril alors les chevaliers de bronze partent vaincre leurs adversaires dont le nombre est clairement défini de suite, chacun étant gardien de quelque chose : Ikki et les quatre chevaliers noirs gardant les pièces de l’armure du Sagittaire, les douze chevaliers d’or gardant les temples à traverser un pas un, les sept généraux de Poséidon gardant un pilier chacun…
Répétitif, un peu oui, mais pas tant que ça, on fait souvent ce reproche à Saint Seiya en y englobant la saga Asgard construite sur le même schéma que le sanctuaire et Poséidon mais c’est oublier que cette partie n’existe pas dans le manga, elle n’a été créée que pour l’animé… du coup l’argument perd un peu de son crédit, surtout quand on regarde le dernier arc, Hadès, qui n’obéit pas du tout à ce principe, le premier tiers, la situation est inversé, ce sont les adversaires qui attaquent, les héros, qui sur le coup ne sont plus les chevaliers de Bronze, défendent leurs positions cette fois, et même une fois dans le royaume d’Hadès, tout est assez original (nouveaux alliés qui interviennent, trahison d’un des leurs, Athéna elle même qui prend part au combat…)
Linéaire… pas tant que ça, ça aussi c’est un faux reproche ! C’est peut être plus vrai pour l’arc Poséidon, mais c’est le plus court et le moins intéressant. L’arc du sanctuaire malgré une linéarité annoncé (tous partent traverser les douze maisons ensemble, les unes après les autres), on a droit à plusieurs retournement de situation qui sont de vrais surprises (téléportation de l’un d’entre eux qui passent de la maison du Gémeaux à celle de la Balance ; intervenants extérieurs ; changement de camps de certains personnages…)
Là où c’est vraiment répétitif (voir agaçant) c’est le comportement des héros… Seiya commence toujours par se prendre une raclée avant d’appeler Athéna à son secours… il entend sa voix, se relève pour la 56e fois et lui par contre terrasse ses adversaires en un coup ! Ikki qui débarque toujours en plein milieu de la bataille quand son frère est en train de déguster (on ne saura décidément jamais ce qu’il fait), ce dernier toujours à pleurnicher qui refuse de faire du mal à son adversaire, Shiryu, on sait qu’il finira par se sacrifier pour sa déesse et retirera son armure sur laquelle il a tendance à trop s’appuyer, Hyoga toujours à pleurer sa mère morte depuis dix ans… ça par contre c’est toujours la même chose !
Une révolution malgré tout !
Mais alors qu’est ce qui plait tant dans cette série, certainement pas le graphisme (j’y viendrai plus tard)… non ce qui fait la force de ce titre c’est son concept !!
En plus d’avoir contribué à inventer les codes classiques du shonen avec Dragon Ball, comme la force invincible de l’amitié, l’esprit de sacrifice pour une cause, le fait de repousser toujours plus loin ses limites… et j’en passe ; St Seiya est un coup de génie de l’auteur grâce à son hypermyth : un mélange de toutes les croyances et religions du monde entier, ou prédomine grandement la mythologie grecque mais où l’on trouve aussi des références au Bouddhisme, à la mythologie Nordique, à la chrétienté, et à diverses croyances païennes et tout ça sans que ce cela paraissent choquant ! Ajouter à cela le principe des chevaliers sacrés portant des armures sous la protection d’une constellation, la hiérarchie de ses chevaliers et tout l’univers qu’il y a autour… et on obtient un manga d’une richesse impressionnante et vraiment très attrayant (qui parmi les moins jeunes ici, qui ont regardé la série au club Do étant gamin ne s’est pas penché sur la mythologie grâce à St Seiya ?)
Un graphisme… très reconnaissable
On pourrait qualifier le graphisme de Kurumada de paradoxal… en effet, autant le reconnaître, son trait est vraiment vilain, il ne sait pas dessiner les personnages, il ne maîtrise pas les perspectives, il a du mal à retranscrire une action ou un mouvement… mais là ou il rattrape le tout c’est en ce qui concerne les armures… elles sont de plus en plus belles et contrastent avec les vilains personnages qui les portent !
Au départ même ça c’est pas fou, les premières armures des chevaliers de bronze sont toutes carrés, assez vilaines, et même la première mouture de l’armure du Sagittaire est tout bonnement… affreuse !
Par contre quand il se met à dessiner les armures d’or, là ça commence à être d’un autre niveau, et cela n’aura de cesse de s’améliorer… les armures de Poséidon et de ses généraux sont très belles et originales, mais là ou on atteint des sommets, c’est pour les spectres d’Hadès dont les armures en plus d’être très complexes sont elles aussi très originales, on ne retrouve pas en elles des éléments des précédentes armures créées. Alors si en plus on parle de l’armure d’Hadès lui même et des dernières versions des armures des cinq héros… ce sont de vraies armures divines, au sens propre comme au figuré !

Petites anecdotes
- Kurumada étant Sagittaire, il n'avait prévu au départ qu'une seule armure d'or qui devait être le Sagittaire donc... mais à la demande des lecteurs il a créé les autres armures d'or, il a ainsi remanié son scénario et a du redessiné une nouvelle armure d'or du Sagittaire qui dépareillait grandement avec les nouvelles (d'ou l’explication bancale la concernant...)
L'armure qu'il voulait ainsi mettre en avant se retrouve être celle qu'on voit le moins car elle est la seule dont le chevalier est décédé dans l'histoire!
- Kurumada n’a jamais vraiment compris pourquoi son héros Seiya n’était pas aimé du public!
- Il est fort possible qu'il faille voir dans le personnage de Kido, le grand père de Saori, la réincarnation de Zeus... il est le "père" spirituel d'Athéna, et surtout comme Zeus, il a une centaine d'enfant...
Site officiel de l'édition française : Kana
L’ANIME

Quand on parle des « Chevaliers du zodiaque » dans nos vertes contrées, tout le monde pense avant tout à l’animé, bien avant le manga… en effet cette série à connue un énorme succès il y a une quinzaine d’année en faisant les beaux jours du Club Dorothée avec des série comme Dragon Ball. Cette série de 114 épisodes à été diffusé entièrement et d’un traite dans le Club Do à l’époque à partir de 1988 et on ne compte plus les multiples rediffusions.
Petite analyse d’un succès…L’histoire reste la même, elle reprend celle du manga, on suit une bande d’adolescents portant des armures sous la protection de constellations, qui servent la déesse Athéna et affrontent des chevaliers bien souvent bien plus puissant qu’eux…
L’énorme plus par rapport au manga, c’est sans aucun doute le graphisme !! Le designer Shingo Araki et son studio ont effectués un travail remarquable, magnifiant l’œuvre de Kurumada qui pêchait grandement par son graphisme. Le trait est fin et soignée, l’animation est remarquable, c’est simple par moment on a l’impression qu’il s’agit d’oavs tellement la qualité est grande. Araki a réinventé les personnages de Kurumada. A l’inverse certains épisodes sont très moyens voir mal fait par moment, mais ces épisodes pour des gains de temps et d’argent avaient été confiés à des studios Coréens… si ce n’est pas beau ce n’est pas Shingo Araki !

Shingo ARAKI
Né le 1er Janvier 1939, ce character designer de génie a révolutionné Saint Seiya ! Il commence sa carrière comme illustrateur de publicités à 20 ans. A 25 ans il se fait remarquer par Osamu Tezuka, rien que ça, pour lequel il travaillera sur l’animé du « Roi Léo ».
Dans les années 70 il va travailler pour la Toei, notamment sur Ashita no Joe et sur Devilman, ce qui sera sa première contribution avec Go Nagai, le papa de Goldorak, il travaillera ensuite sur Cutie Honey.
Sa première participation en temps que character designer sera sur Babel II en 1972. En 1974 il crée sa propre maison de production : Araki Production. Il va alors travailler sur Goldorak, Lupin III, Lady Oscar, Ulysse 31, Albator, Cat’e Eyes…Mais c’est en 1986 qu’il commence à travailler sur Saint Seiya, ce qui le rendra célèbre dans le monde entier, tous s’inclineront devant le génie du maître.

Des différences dispensables voir très discutables
C’est classique dans les adaptations à rallonge, il y a toujours des ajouts qu’on ne trouve pas dans le manga. Malheureusement Saint Seiya ne déroge pas à la règle…
De nombreux personnages ont été créés et bien que certains soient bien réussis on peut se poser la question de leur légitimité... Le premier qui vient à l’esprit est le chevalier de cristal, maître de Hyoga qui remplace Camus dans l’animé. Alors le personnage est certes réussi, son design est vraiment sympa mais du coup le lien entre Hyoga et Camus ne fonctionne pas du tout comme il le devrait. Pourquoi Hyoga pleurerait un homme qu’il n'a jamais vu sous prétexte qu’il est le maître de son maître?
En espérant ne rien oublier, voilà les quelques ajouts et changements par rapport au manga:
- Le dragon noir. Alors que dans le manga il s’agit de jumeaux, dans l’animé il n’y en a qu’un, mais le combat reste remarquable!
- Docrates, le chevalier d’Héraclès, qui est ici le frère aîné de Cassios.
- Jist et les chevaliers des abysses: La méduse, le requin et la salamandre, chevaliers totalement ratés et ne ressemblant pas à grand chose. C’est vraiment l’exemple d’ajouts qui fait baisser le niveau global de la série!
- Le chevalier des flammes: bronze ou argent, on l’ignore, pour le coup, l’idée était intéressante…mais se rapporte t-il au moins à une constellation?
- Le seigneur de Cristal: dans l’animé le maître de Hyoga est un chevalier d’argent, et non pas Camus, le chevalier d'or du Verseau.
- Spartan: Chevalier d’argent qui utilise la télékinésie, il apparaît avec Persée dans la l’animé.
- Oko: condisciple de Shiryu dans l’animé, ce personnage a été rajouté pour rallonger la série de quelques épisodes.
- Arachné de la Tarentule: autre chevalier d’argent qui n’existe pas dans le manga, c’est pourtant un personnage assez marquant, mais qui ne résiste pas longtemps.
- Jigar et Phaéton: bras droits du Pope, ces deux personnages sont assez irritants et inutiles… C’était bien la peine de les rajouter…
- Les chevaliers d’Acier: la plus grosse plaisanterie de la série, trois personnages ridicules avec des armures qui ne correspondent pas au style des autres chevaliers. Ils apparaissent aussi vite qu’ils disparaîtront de la série et ce sans plus d’explication. Il faut savoir qu’ils ont été créés parce que Bandaï voulait vendre davantage de figurines. Leur seul intérêt est qu’ils ont un thème musical vraiment sympa!
- Le maître de Shun, Albior de Céphée. Bien qu’il existe lui aussi dans le manga, son design a été totalement modifié dans l’animé (mais là en mieux).
- Les condisciples de Shun qui n’existent pas dans le manga.
- Le Paon et le Lotus: Deux chevaliers d’argent qui n’existent pas dans le manga.
Enfin la partie Asgard: un rajout (et quel rajout) tout simplement exceptionnel! Très certainement la meilleure partie de l’animé!

Pour le pire et le meilleur…
A la fin du sanctuaire, l’animé ayant rattrapé le manga, la décision fut prise de créer une partie inédite afin de laisser du temps à Kurumada d’avancer dans son titre. Quelle merveilleuse idée!
Après la bataille du sanctuaire, alors que les héros pansent leurs blessures, un mystérieux ennemi attaque le sanctuaire. Il se révèle comme étant Syd de Mizar, guerrier divin d’Odin! La puissante prêtresse Hilda de Polaris et ses sept chevaliers ont toujours été les gardiens des terres du nord d’Asgard mais Hilda refuse de se sacrifier plus longtemps et aspire à connaître la douceur du soleil du nord, quitte à renoncer à son devoir, et ainsi entraîner la fonte des glaces provoquant une montée des eaux catastrophique. Voilà les cinq chevaliers de bronze qui partent à Asgard se mesurer aux puissants et charismatiques guerriers divins, chacun étant le gardien d’un joyau pouvant briser le sort qui semble s’abattre sur Hilda…
Les guerriers divins sont les plus originaux des chevaliers à apparaître dans la série et ils sont aussi ceux dont le background est le plus développé. On regrettera réellement leur mort, d'autant plus qu'ils lutteront pour une cause qui leur semble juste. Mention spéciale à Mimh, Siegfried et Syd! Leur design est tout simplement remarquable, leurs armures très variées et colorées.
Cette partie est l’exemple même du non manichéisme de Saint Seiya. Les adversaires des héros ne sont pas forcément des êtres mauvais, bien au contraire! En effet le plus souvent ils subissent les évènements et n’ont d’autre choix que d’affronter les chevaliers de bronze en étant persuadés que ce sont eux les émissaires du mal...
Ce qui est très bien fait c’est la transition entre cette partie et l’arc de Poséidon. On y retrouve les mêmes éléments que dans le manga. Dans celui-ci Sorente de la Sirène attaque les chevaliers de bronze convalescents. Apparaît alors Aldébaran du Taureau pour les protéger… on croit Sorente mort avant de le retrouver plus tard. Dans l’animé on retrouve les mêmes mais avec 26 épisodes au milieu. C’est Aldébaran qui subit les attaques de Syd au sanctuaire et Sorente intervient à la fin d’Asgard où il est laissé pour mort.

Un enchaînement difficile
Effectivement après le grandiose de la saga Asgard, Poséidon faisait pâle figure. Toujours le même schéma narratif, des chevaliers beaucoup moins charismatiques car beaucoup moins développés: A part Issac et Kanon, tous les autres Marinas n’ont aucun passé, voir aucune personnalité… et malgré les quelques nouveaux éléments apportés dans cette partie, le public s’est lassé ce qui a entraîné une mort prématurée de la série après 114 épisodes et avant le dernier arc, laissant les spectateurs sur une pseudo fin ouverte mais très insatisfaisante!
Après bien des années…
Plus personne ne l’attendait, mais finalement Saint Seiya verra son dernier arc adapté en animé, mais dans un format particulier. Cet arc a en effet été adapté en plusieurs parties d'OAVs.
Au départ cela devait être 13 oavs de 25 minutes pour la première partie (attaque du sanctuaire), 6 oavs de 45 minutes pour la seconde (royaume d’Hades) et 1 film pour la troisième (Elysion). Mais finalement le projet ne suivra pas cette direction, on aura bien les 13 premiers épisodes pour la première partie, qui verront le jour début 2003. Ils seront d’une qualité remarquable, disposant d’effets de synthèse s’intégrant de façon superbe. La seconde partie quand à elle est sortie sous le même format que la première, 12 OAVs (de qualité un peu inférieure) et ce après trois ans d’attente entre les deux parties. Enfin la troisième partie est apparue tout récemment, en Mars 2008 et comptera six épisodes de 25 minutes! La qualité est bien évidemment toujours au rendez-vous! 
Les films
Comme toutes les séries à succès, Saint Seiya a vu naître des films et oav racontant des histoires parallèles à la série… très inégaux, ses animés sont tout de même à voir. Ils souffrent tous cependant du même défaut, leur format trop court, empêche un développement des adversaires et donc la tension dramatique ne prend pas…

La légende de la pomme d’or (1987)
Elys la déesse de la discorde se réincarne sur Terre pour assujettir les hommes et se débarrasser d’Athéna… Les cinq chevaliers de bronze vont donc devoir affronter les chevaliers fantômes, cinq chevaliers d’argents (inédits) qu’elle a ramenés à la vie (on trouve le modèle de Mimh dans Asgard mais aussi le prédécesseur de Orphée rencontré dans Hadès.)

La guerre des Dieux (1988)
Servant de modèle à la grande saga d’Asgard, ce film voit les chevaliers s’opposer aux guerriers divins du grand nord. La trame est la même, mais en beaucoup moins détaillée. On trouve déjà des éléments qui resserviront pour la série comme le géant Thor ou encore le guerrier utilisant une épée. Très sympa ce film.

Les guerriers d’Abel (1988)
Premier film de Saint Seiya à sortir sur grand écran au Japon, il bénéficie de ce fait d’une qualité remarquable! Abel, le frère d’Athéna et dieu du Soleil (il n’existe pas dans la mythologie grecque, sans doute une référence à la chrétienté) apparaît sur Terre et veut purifier la planète des humains. Grâce à son pouvoir et l'aide de ses trois puissants guerriers il a ressuscité (avant Hadès) les chevaliers d’or morts lors de la bataille du sanctuaire… Très beau et disposant de superbes musiques, ce film n’a cependant aucune cohérence scénaristique par rapport à la suite. C’est bien dommage!

Le dieu des enfers (1989)
Lucifer, l’ange déchu, attaque le sanctuaire et séquestre Athéna. Il envisage de réveiller Eris, Abel et Poséidon pour détruire la Terre. Les cinq chevaliers de bronze vont devoir lutter contre ses anges déchus qui ont terrassé les chevaliers d’or. Une nouvelle fois, ça va trop vite pour un quelconque développement, les anges déchus ne ressemblent à rien, leurs armures (si on peut appeler ça des armures) sont immondes… Un film réalisé à la va vite. A oublier!

Tenkai Hen Joso ouverture (2004)
Faisant suite à la bataille d’Hadès à la fin du manga, ce film est censé servir d’introduction au nouveau chapitre qui devrait opposer les Saints d’Athéna à Apollon, voire à Zeus par la suite. Artémis, la déesse de la chasse et sœur d’Athéna, vient punir les chevaliers de bronze qui ont porté la main sur des Dieux (Poséidon et Hadès). Elle est accompagnée de trois anges. Mais nos héros ne sont pas décidés à se soumettre de la sorte et font face. Apparaît alors Apollon…
Le film nous laisse sur une fin atrocement ouverte, où l’on voit Seiya charger sur Apollon et revêtir une nouvelle armure...
Musique
Ce qu’apporte un animé, en plus d’une relecture de l'oeuvre papier, reste le son! Et pour Saint Seiya il n’y a pas de quoi être déçu. Les compositions sont magistrales, chaque arc disposant de thèmes musicaux plus ou moins récurrents mais la plupart du temps envoûtants. Une fois de plus c’est encore la partie Asgard qui sort son épingle de jeu avec des compositions émouvantes collant parfaitement à l’ambiance de cette partie, la plus larmoyante de la série.
Poséidon dispose de thèmes assez particuliers qui ont été critiqués mais qui restent originaux et marquants. Malheureusement cette partie ayant été rejetée en bloc, les musiques en ont fait les frais.
A l’heure actuelle, sauf erreur, il existe dix OST, reprenant les thèmes de la série mais aussi des films, et bien sur il faut ajouter les best-of et autres dérivés!

La question sensible du doublage
Tout le monde le sait, bien souvent le doublage français des animés est loin d’être à la hauteur de la version originale. Et bien ce coup-ci, nous sommes bien loin des ridicules adaptations de Ken ou City Hunter: le doublage est de qualité dans son ensemble, malgré quelques erreurs (qui ne sont pas dramatiques).
Le problème principal et récurrent reste le choix du sexe des personnages. Ainsi des personnages comme Shun, Mü ou Aphrodite ont eu des voix féminines. A la décharge des doubleurs, ceux ci découvraient leurs textes en même temps que les épisodes, au fur et à mesure, ils n’avaient donc pas de vision globale de l’animé. Mis à part cela, les voix sont de bonne qualité.
SAINT SEIYA G

Saint Seiya G est une série datant de 2002 au Japon (elle porte très mal son nom puisque Seiya n’y apparaît pas) et débarque en France en 2004 chez Panini.
C'est une préquel à l’histoire que l’on connaît, réalisée par Megumu Okada.
L’histoire se déroule une dizaine d’années avant Saint Seiya, c’est à dire peu après que le grand Pope ait tenté d’assassiner la jeune Athéna.
Le héros de ce titre est le jeune Ayor, chevalier d’or du Lion et frère d’Ayoros (chevalier du Sagittaire). Il doit subir les quolibets des autres qui le prétendent frère de traître. C’est alors qu'apparaît Chronos, le plus puissant des titans et père de Zeus, pour revenir sur Terre et détruire les humains. Douze titans apparaissent pour réveiller leur maître, mais ils vont devoir faire face à la résistance des chevaliers d’or ! 
Megumu OKADA
Il est né le 15 Mars 1971 à Tokyo, on sait relativement peu de choses de lui, mis à part certaines banalités.
Il fonde son propre studio (dont les locaux se trouvent simplement chez lui) avec Ranmaru Tenma: le studio Response. Son style graphique si particulier en fait un auteur à part et controversé.
Il réalise quelques séries courtes avant de commencer Saint Seiya G, notamment Shadow Skill et Niraikanai (ce titre est édité chez Akata-Delcourt).
Un choix bien étrange!
Quitte à faire une suite de Saint Seiya, pourquoi ne pas évoquer les parties méconnues du mythe de Kurumada comme la première bataille contre Hadès (ce sera le cas pour Lost Canvas) ou la bataille contre Ares et ses puissants berserkers? Ou même en faire une vraie suite?
Si l’auteur voulait parler des Chevaliers d’or, il aurait pu évoquer la reformation de l’ordre après la mort de tous les précédents… mais non, il choisit de parler de la jeunesse des chevaliers d’or que l’on connaît… du coup il n’y a aucun suspens car on sait très bien qu’aucun d’entre eux ne va mourir vu qu’ils sont encore là des années plus tard. Chronologie oblige, la moitié d’entre eux n’ont qu’une petite dizaine d’années… Ce qui est assez ridicule; et surtout, rajouter cette bataille contre les titans traduit une incohérence incroyable: comment des chevaliers d’or vont repousser des titans, alors qu'ils sont enfants (on sait qu’ils vont y arriver car, comme déjà précisé, tous survivront) et qu'une fois adultes ils se feront rosser ou tuer par de simples chevaliers de bronze!
Là c’est peut-être le fan qui parle, car quelqu’un connaissant peu ou pas la première série ne sera peut être pas choqué par tout ça… mais entre nous y-a-t-il beaucoup de monde qui ne la connaît pas ? 
Et encore, et encore, et encore…
On notera également le déroulement du récit, qui a sérieusement tendance à traîner! L'auteur a en effet pris le parti de mettre un chevalier d’or en avant sur chaque tome en plus du Lion. Du coup, chacun a droit à sa petite heure de gloire au détriment de l’avancée de l’histoire... qui se répète inlassablement!
De plus, tous les combats sont dans le fond inutiles et suivent le même schéma: Un titan arrive et sort une réplique piquante sur la faiblesse des humains. Un chevalier d’or lui fait alors face et réplique lui aussi par de belles phrases. Ils se battent la moitié du volume... Jusqu'à ce que le titan décide de s’en aller, sans oublier de formuler un sempiternel «Ce n’est pas encore terminé». Chaque titan vient se présenter de cette façon au sanctuaire puis décide de faire demi-tour... Au bout d’un moment il faut dire stop! Et puis les chevaliers d'or pourraient enfin se battre ensemble et s'entre aider!

Et le style dans tout ça?
Le style graphique de Saint Seiya G est très particulier. On accroche ou pas ! En tout cas le lecteur aimant voir de puissants guerriers anorexiques et androgynes y trouvera son compte. Le design des armures a été retouché pour être légèrement amélioré. C'est du très bon travail! Par contre les armures des titans ne sont pas très saillantes et surtout assez peu reconnaissables.
Ce qui est dramatique, c'est cette volonté de l'auteur de surcharger ses planches. On ne comprend pas souvent ce qui se passe... Et l'encrage particulièrement sombre n'arrange rien!
Pourtant on retrouve un peu l’esprit de la première série, cette idée de dépassement de soi, d’abnégation, de fraternité, et cela fait parfois mouche.
Même si l’auteur reste maladroit, on lit quand même cette série avec un certain plaisir (mêlé d’agacement).
Site officiel de l'édition française : Panini
THE LOST CANVAS

The Lost Canvas raconte la guerre qui opposa les chevaliers d’Athéna aux spectres d’Hadès, il y a deux siècles. Nous revenons donc sur les évènements mentionnés dans le dernier arc de la première série...
Tout fraîchement arrivé en France, ce titre très attendu par certains est un véritable évènement! Remercions l'éditeur Kurokawa qui a acquis les droits de la série.
Lost Canvas est en fait une collaboration du père fondateur de Saint Seiya, Masami Kurumada, avec une jeune mangaka bourrée de talent: Shiori Teshirogi. Une femme qui dessine Saint Seiya, ça ne peut pas faire de mal à cette série tellement masculine!
Puisqu’on y est, autant aborder le sujet de suite : son dessin est vraiment très beau, assez simple certes, mais précis et surtout accessible, ce qui contraste avec les dessins controversés de Kurumada lui même et de Megumu Okada (auteur de Saint Seiya G). Avec ça, plus d’excuses pour ne pas lire Saint Seiya!
Pour le scénario, il est difficile de donner la part d’implication de Kurumada dans ce titre…

Shiori TESHIROGI
Cette jeune femme est née un 13 Avril au Nord-Est du Japon. Selon ses propres termes, Saint Seiya serait son titre préféré depuis toujours.
Elle débute sa carrière en 1997, dans la société Enix. Pour l'instant elle n'a aucun titre majeur à son actif à part Lost Canvas. Ses seuls travaux étant jusque là des shojos, on peut s'interroger sur son choix de dessiner une préquel de Saint Seiya... même s'il faut reconnaître qu’elle s’en sort très bien. 
Mais ça raconte quoi?
Et bien on reprend les célèbres chevaliers d’Athéna mais cette fois l’histoire se situe deux siècles auparavant. On découvre l’ancienne génération de chevaliers, celle qui est bien sûr évoquée dans l’arc «Hadès» de la première série.
Cette génération de chevaliers va devoir lutter contre Hadès et ses spectres. A partir de là, plusieurs choses viennent à l’esprit: On va enfin pouvoir découvrir de nouveaux chevaliers autres que les cinq bronzes dont on n’a plus grand chose à apprendre, et surtout apprendre bien des choses sur cette bataille dont on ne connaît que l’issue sans avoir aucun détail. Ceux qui connaissent la première série savent déjà que seulement deux chevaliers en réchapperont…
A première vue on pourrait être déçu! Le héros est une nouvelle fois un chevalier de Pégase (comme si on ne l’avait pas suffisamment déjà vu). Il se prénomme Tenma, et a l’air d’avoir le même caractère que Seiya (prions pour qu’il ne soit pas aussi agaçant)...
Par contre, pourquoi faut-il que les chevaliers d’or (qui pour notre plus grand plaisir apparaissent déjà tous dans ce premier volume) aient la même tête que leurs successeurs dans deux siècles? Et les quelques spectres qu'on découvre sont également des spectres que l’on connaît déjà... Tout cela fait penser que l’auteur n’a pas sans doute pas osé prendre suffisamment de distance avec la première œuvre.
Pas d’affolement!
Rassurez-vous, ces quelques défauts ne vont durer longtemps. Très vite, des chevaliers originaux vont faire leur apparition, les chevaliers d’or vont se montrer sous un jour différent de ce que l'on pouvait voir dans les autres séries.
Le dessin quant à lui est clair, joli, accessible, et permet de reconnaître immédiatement les armures que l’on connaît.
L’entrée en matière, tout en respectant l’univers de Saint Seiya, se montre créative, et on sent un potentiel scénaristique bien plus grand et plus étoffé que dans l’épisode G. Le ton s’annonce un poil plus sombre que dans les autres séries. En effet dès le début on voit des innocents tués par les hordes d’Hadès...
Plusieurs points se dégagent: Athéna ne sera sans doute pas une cruche, mais bel et bien un leader qui mènera ses troupes au combat. On ne sera pas obligé de suivre les mêmes chevaliers que dans la première série: une place importante est accordée à Yato de la Licorne. Enfin, l’auteur finit par prendre un minimum de distance avec l'oeuvre de Kurumada et se permet de créer des personnages avec des armures inédites, ne se contentant plus de récupérer celles introduites dans la première série!
Site officiel de l'édition française : Kurokawa

Ce qu’il faut retenir!
Le point commun entre Saint Seiya et ses séries dérivées, c'est qu'elles abordent les mêmes thèmes fondateurs: le dépassement de soi, l’amitié, le sens du sacrifice…
Si l’amitié est un thème privilégié dans les shonen, il prend tout son sens dans Saint Seiya. Plus qu'en amis, c'est en véritables frères que nos chevaliers agissent, la vie de leurs compagnons important plus que la leur.
Ce thème est bien sûr à mettre en lien avec les sacrifices qui sont fréquents et toujours bien amenés. Ils font mouche à chaque fois et le lecteur se laisse prendre (surtout dans l’animé où les sacrifices prennent une ampleur dramatique encore plus importante).
A cela encore, il faut rapprocher l’absence de manichéisme caractéristique de cette série! Les adversaires des héros, à part quelques exceptions, ne sont pas réellement mauvais mais ont juste un idéal différent à défendre.
Et enfin, le thème le plus évident est bien entendu le dépassement de soi. Il suffit pour cela de voir la condition des adversaires de nos héros. Il est inconcevable que de simples chevaliers de bronze puissent terrasser des chevaliers d’or, qui sont sans doute les douze hommes les plus puissants au monde! Pourtant, au nom de la justice, de leurs amis et de leur déesse, les héros vont se surpasser pour vaincre des chevaliers bien plus forts qu’eux. Ils iront même jusqu'à affronter des Dieux!
Un univers de Figurines
Les figurines de Saint Seiya sont de véritables objets cultes aujourd'hui! La plupart des chevaliers de la série ont eu droit à leur figurine.
Les premières versions, qui datent de pas mal d’années, ne tiennent plus la route face au Myth Cloth, qui sortent depuis maintenant trois ans. Il s’agit là de figurines de qualité remarquable, détaillées... de véritables objets de collection (il faut compter entre 55 et 80 euros pour une figurine).

Il est temps de conclure
Oui, je sais c’est dur, ce dossier doit vous paraître court par rapport à l’immensité de l’univers de Saint Seiya, mais à priori l’essentiel a été dit.
Souhaitons que cette saga continue encore longtemps, car il reste encore bien des choses à exploiter, bien des Dieux à affronter... Le panthéon est suffisamment vaste pour cela! Et surtout, à l’instar de Lost Canvas, d’autres générations de Chevaliers peuvent être abordées… L’univers des possibilités est quasi infini… tout comme l’amour des fans pour cette grande saga!
© Masami Kurumada / Shueisha and Toei Animation Co.Ltd.
© Masami Kurumada / Megumu Okada (Akitashoten Japan).
© Masami Kurumada / Shiori Teshirogi (Akitashoten Japan).
Dossier réalisé par Erkael (Mise en ligne le 26 juin 2008)
Enigme
D'où vient cette réplique ?
"La meilleure des défenses, c'est l'attaque !"
[ Voir la réponse ]




