Riyoko Ikeda - Actualité manga
Dossier manga - Riyoko Ikeda
Sommaire

L'auteure

         

Riyoko Ikeda (理代子 池田 ) est née le 18 décembre 1947 à Osaka (elle ne cache pas son âge). Elle n'a jamais appris à dessiner mais commence sa carrière de mangaka à vingt ans, en interrompant ses études de littérature et de philosophie, à l’université de Tokyo Kyoiku. Elle a encore à l'époque un style proche de celui de Tezuka dans Ribon no kishi (Princesse Saphir) et affirme s’être lancée dans cette carrière après la lecture de cette dernière oeuvre.
En 1967, elle fait ses débuts de mangaka avec Bara Yashiki no Shôjo ("La Jeune Fille de la Demeure des Roses"). Se détachant peu à peu de l’influence de Maitre Tezuka, elle établit progressivement les bases de ce que va devenir le shôjo pour les 20 ou 30 années qui suivent. Des histoires d’amour, mélodramatiques, établies dans des contextes historiques ou familiers. Des personnages masculins beaux mais plutôt androgynes et des personnages féminins qui le sont presqu’autant pour démontrer une certaine force de caractère. Et c’est sur cette base que cinq ans plus tard, Versailles no Bara ("La Rose de Versailles" ou "Lady Oscar" dans la v.f.) est publié dans Shûkan Margaret, hebdomadaire de mangas pour jeunes filles. Versailles no Bara connaît alors un énorme succès, et il est vite proposé sous diverses formes: dessin animé, opérette, film cinématographique...
Riyoko Ikeda va attacher une très grande attention aux décors, costumes, ameublement et divers détails qui contribuent à renforcer la présence du contexte de l’histoire (bien que sa documentation soit loin de lui éviter d’effarants anachronismes dans les différents styles d’uniformes et l’existence de certains lieux à des dates données. Mais c’était une autre époque et la documentation était difficile à trouver).

    





Ces thèmes de prédilections vont être de deux sortes: Les grands amours mythiques transposés à l’opéra (La tétralogie de Wagner, entre autres, mais aussi le recours à des ressorts dramatiques inspirés par les grands opéras et par la musique classique) et l’histoire romancée des grands d’Europe au tournant du 18ème siècle et jusqu’au début du 20ème. (Marie-Antoinette, Napoléon, la révolution russe…)
Après avoir choisi la Révolution française comme toile de fond de son récit, Riyoko Ikeda s’intéresse à la Révolution russe, et commence un nouveau manga: la publication d’Orpheus no Mado ("La Fenêtre d’Orphée") publié à partir de 1981. C'est un manga qui vaudra à l’auteur d’être lauréate du neuvième Prix d’excellence de l’association japonaise des auteurs de mangas.
A partir de 1982, la créatrice de "Lady Oscar" élargit son champ d’action. Elle commence à écrire des articles de fond pour des magazines grand public, comme l’Asahi Journal: on peut y lire l'opinion de l’auteur sur la condition des femmes, ou encore son point de vue sur des faits historiques marquants. Elle poursuit ses activités de rédactrice dans des magazines tels que Gothic & lolita bible dont elle illustre plusieurs couvertures.

      
     


    

     
En 1999, elle décroche un nouveau diplôme en sortant de la prestigieuse université de musique de Tokyo. Depuis, elle parcourt le Japon, accompagnée du pianiste Hiroshi, et elle remplit les salles de concert comme cantatrice soprano sortant son premier disque: Uta wa Utsukushikata Ovoide E Bonbori chez Columbia records en 2003. Un second album suit en 2005 ou pour les 250 ans de Marie-Antoinette, Riyoko Ikeda réinterprète des textes écrits par celle-ci. Le titre français de l’album est: Parfums Musicaux de Versailles.
Cette nouvelle carrière a pris le pas sur celle de mangaka dont elle a, aujourd’hui, cédé l’essentiel à son assistante de longue date, Erika Miyamoto.


 

 

Devant le succès de La Rose de Versailles et pour saluer l'ensemble de son oeuvre, la France consacra Riyoko Ikeda en lui offrant le titre de Chevalier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur en mars 2009. Deux ans plus tard, la maîtresse du shojo manga fut l'une des invitées d'honneur de la 38ème édition du Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême. Le salon offrit une large exposition retraçant l'ensemble de sa prolifique carrière, et la mangaka participa à plusieurs séances de dédicaces et conférences, dont une à La Maison de la Culture du Japon à Paris, en février 2011.

 
Bien que ses essais et livres divers sur la musique classique, l’histoire ou les meubles anciens soit plutôt nombreux, le plus important, et celui qui définit le mieux le parcours de Riyoko Ikeda est sans la moindre hésitation Vie – Les rêves que l'on n'oublie pas. Comment affronter la vie après 40 ans. Ce texte est un essai dans lequel Ikeda explique pourquoi arrivé à 40 ans, il ne faut pas oublier de rêver, de se lancer dans de nouveaux projets et d'essayer d'atteindre les objectifs que l'on s'est fixés. Et qui mieux qu'elle pouvait le raconter, elle qui après avoir passé 40 ans à réussi à concrétiser son rêve de jeune fille.
Aujourd’hui, il reste peu de domaines auxquels elle n’a pas encore touché. Elle est mangaka, écrivain, essayiste, traductrice, comédienne et chanteuse lyrique...
Une femme pour le moins polyvalente!
  

 


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