Report
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Bienvenue à Villeurbanne !
En 2010, nous vous proposions pour la première fois de découvrir la Japan Touch, convention lyonnaise dédiée au manga, à la japanimation et à la culture japonaise en général. Organisée par l'association Asiexpo depuis 1999, le festival n'a cessé de s'agrandir au fil des années tout en gardant l'esprit d'un évènement à échelle humaine, organisée par des fans, pour des fans. Cependant, si quelques invités francophones avaient déjà fait le déplacement à plusieurs reprises, l'année 2010 marqua un véritable tournant dans l'aventure avec une douzième édition comptant pour la première fois un mangaka japonais en tête d'affiche : Naoyuki Ochiai, auteur de Syndrome 1866, paru chez Akata/Delcourt.
Enthousiasmé par cette première collaboration concluante, l'éditeur remit le couvert en 2012 en proposant à la convention d'accueillir deux nouveaux auteurs talentueux, bien loin de la Japan Expo et de son avalanche de noms. C'est ainsi que furent annoncées tour à tour Izumi Tsubaki (Sweet Relax, Fight Girl) et Shin'ichi Sakamoto (Kiomaru, Nés pour Cogner, Ascension), promettant un festival particulièrement éclectique et intéressant. Mais si vous ajoutez à cela des grands habitués des salons comme le sont l'équipe des Noob ou le très populaire Joueur du Grenier, vous obtenez un casting de choix pour clôturer l'année !
Cependant, le festival a-t-il su garder la tête froide malgré une telle affiche ? Les bénévoles auront-ils pu gérer une affluence que l'on imagine déjà bien plus importante que les six milliers de visiteurs de l'année passée ? L'édition numéro 13 leur portera-telle chance ? Réponse dans ce reportage au cœur de ces deux chaudes journées hivernales, les 3 et 4 décembre 2011.
Jeu décisif au Double Mixte
Afin de se mettre dans les meilleures conditions pour accueillir un monde bien plus important, Asiexpo a vu ses ambitions à la hausse en terme de place. Comme environ tous les deux ans, le festival déménage pour mieux se développer. Adieu, Espace Tête d'Or et bonjour, Double Mixte ! Situé en plein coeur du campus de la Doua de l'Université Lyon 1, Le centre d'exposition offrit un espace de 5000m² (soit à peu près un 1/2 fois plus grand que l'année précédente) et avait comme atout d'être desservi par la principale ligne de tramway de Lyon... ou plutôt, "aurait pu avoir comme atout", les transports en commun de la ville ayant décidé de couper la ligne le samedi 3 décembre !! Mais cela n'entacha pas l'enthousiasme des visiteurs du jour, qui surent se débrouiller autrement.En effet, bien avant l'ouverture, les otakus rhodaniens (et les autres) étaient déjà mobilisés en masse pour faire le pied de grue devant l'édifice. Il fallut hélas s'armer de patience, mais aussi de bon sens pour comprendre le fonctionnement des files d'attente : prévente ou achat sur place ? Comment accéder à la billetterie ? Quoiqu'il en soit, il fallait bien compter sur une bonne heure et demie de queue pour enfin pénétrer dans les lieux.
Des lieux bien plus impressionnants que pour l'édition précédente : les chiffres de superficie n'ont effectivement pas menti, et c'est dans un espace sur un seul niveau que se côtoyaient toutes les différentes activités. Si la disposition des stands de vente était plutôt bien étudiée et que le stand de l'association comme le vestiaire furent rapidement accessibles, il était en revanche bien plus difficile de retrouver les différentes scènes promises à de nombreux évènements. Cachées derrière des cloisons ou oubliées aux extrémités, les différents espaces manquaient surtout de visibilité. Nous n'avons vu qu'un seul plan de l'ensemble affiché dans un coin du festival, et il ne resta pas longtemps en place. Ainsi, pour s'y retrouver, il fallait avant tout faire un tour global des lieux... si tant est que le foule nous le permette !

Les yeux plus gros que le ventre ?
Les habitués des conventions ont depuis longtemps pris le pli de se faire marcher sur les pieds et d'étouffer au milieu des allées... Mais cette année, la Japan Touch a battu à certains moments quelques records d'embouteillages. A certaines heures, notamment le samedi à son pic d'affluence, il était quasiment impossible d'aller d'un bout à l'autre des lieux !Raison principale d'une telle cohue : la Japan Touch a été cette année victime de son succès. Le déplacement vers un espace plus grand n'aura pas suffi : il aurait fallu voir encore plus large en terme de superficie, face à une telle brochette d'invités ! L'organisation fut alors confrontée à de nombreux mouvements de foule frôlant l'émeute (comme nous le verrons plus loin avec le Joueur du Grenier), et les staffs n'étaient sans doute pas préparés à une telle situation. Le tir fut corrigé le dimanche, pour éviter de tomber dans les mêmes pièges que la veille, mais le pire était déjà passé.
Les bénévoles d'Asiexpo durent également s'adapter à l'espace double mixte, réservant quelques mauvaises surprises, comme par exemple une mauvaise aération des sanitaires (ainsi, beaucoup de visiteurs se sont plaints de l'odeur à certains endroits). Les différentes salles de conférence posèrent également quelques soucis au niveau de l'éclairage, qui semblait être géré par une régie générale, et au niveau du son... sans oublier les nombreuses annonces micro venant casser le rythme des différents évènements, pour avertir des perturbations incessantes du planning initial ! L'apothéose de ces problèmes techniques fut atteinte lors de la session de cosplay scène du samedi, où certaines prestations furent gâchées par des pistes sonores interrompues en plein milieu... Là encore, cela s'explique par une foule réunie en masse près d'une régie mal isolée, ce qui créa quelques interférences malvenues.
La disposition des scènes était également discutable, notamment la scène principale et ses trois rangées de chaises... A ce niveau-là, autant ne pas en mettre pour ne laisser qu'une fosse, d'autant que la foule s'amassait de tous les côtés pour assister aux différentes prestations. Cette scène fut d'ailleurs également contrariée par la présence de la bruyante scène Jeu vidéo, à l'intérêt autrement plus discutable. Fort heureusement, les salles de conférences et de projections furent quant à elles isolées du reste, malgré le manque de visibilité précédemment évoqué.
Au final, le festival a clairement atteint un nouveau stade dans sa progression, et l'équipe organisatrice n'était surement pas préparée à un tel progrès. Cependant, malgré les couacs en coulisse et les moments de panique à bord, l'ensemble a néanmoins réussi à aller jusqu'à son terme sans grands incidents. Toutefois, peut-être est-ce dû à cette désorganisation, mais l'on s'explique mal le comportement général du public, de moins en moins enthousiaste, voire irrespectueux. Nous l'avons notamment ressenti durant une conférence où les visiteurs s'installaient sur les sièges pour prendre leur pause repas sans aucun égard pour les orateurs, ou encore lors de la première session de Cosplay, où le public fut particulièrement frigide malgré les efforts des animateurs. A vouloir devenir une grande convention, la Japan Touch perdrait-elle son ambiance chaleureuse ? Ce constat inquiétant nous laisse à penser que l'organisation devrait se ressaisir pour pouvoir continuer sur sa lancée, si elle ne veut pas perdre son public de fans au profits de consommateurs réclamant un spectacle sans en profiter pleinement.
© Manga-News.com
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Enigma
D'où vient cette réplique ?
Tu me prends pour ton prince charmant … Ce que je trouve complètement absurde. Mais sache que je ne te considère pas du tout comme ma princesse.
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