Japan Expo 2016 - Première Partie - Actualité manga
Dossier manga - Japan Expo 2016 - Première Partie
Sommaire

Introduction à cette édition 2016

 
 
Pour son édition 2015, le festival Japan Expo a rassemblé durant quatre jours près de 245 000 visiteurs, et a accueilli plusieurs prestigieux ambassadeurs de la culture nippone. On peut notamment citer le mangaka Ken Akamatsu; créateur de Love Hina; Yoshiyuki Sadamoto qui fêtait avec ses fans français les 20 ans d'Evangelion ou encore Shigeru Miyamoto qui n'est autre que le papa de Mario, le plus célèbre des plombiers !!

Cependant, malgré cette affiche plutôt alléchante, nous avions remarqué que le festival semblait toujours autant se reposer sur ses acquis, et n'était pas parvenu à réellement se renouveler malgré quelques nouveautés sympathiques (on pense notamment à la mise en avant de la gastronomie nippone).

Alors comment s'en est sortie cette édition 2016, placée notamment sous le signe de la French Touch, et qui visait les 250 000 visiteurs ? C'est ce que nous vous proposons de découvrir via notre dossier en deux parties.

Dans cette première partie du dossier, nous débuterons par une brève vue d’ensemble du salon pour ensuite nous intéresser à ses invités, avec un focus particulier sur la French Touch. Par la suite, des dizaines de photos vous permettront de découvrir les différents stands des éditeurs Manga et Animation. Nous poursuivrons sur un rappel des invités musicaux. Enfin, le dernier chapitre de cette première partie proposera un focus sur le merchandising avec notamment une présentation des stands des fabricants officiels.

Tous les stands et évènements en rapport avec la culture et la gastronomie nippone, les expositions, les jeux-vidéos, les créateurs (mode, fanzine, web), ainsi que d'autres surprises, seront traités dans la seconde partie du dossier qui sera publiée le vendredi 22 juillet.
  
  
 

Avant le festival : retour et nouveautés


A l'instar de l'édition précédente, ce 17ème impact de Japan Expo aura une fois de plus été organisé au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte, et pour une durée de quatre jours : du jeudi 07 au dimanche 10 juillet.

Dès novembre 2015, SEFA Events (société qui organise l'évènement) nous dévoilait la première grosse nouveauté de cette édition 2016 : la disparition des billets spéciaux, à l'exception du billet Zen. Quelques mois plus tard cependant, des billets Zen+ feront leur apparition. S'inspirant d'un concept qu'on retrouve beaucoup dans les salons américains, ces billets auront la particularité d'inclure les privilèges habituels (entrée avant l'ouverture officielle...) plus des privilèges en rapport avec un invité ou une activité en particulier. Il était donc possible cette année de s'acheter un billet Zen+ Noob, Zen+ Psycho le Cému ... Une initiative intéressante qui ne manquera pas de plaire aux fans des invités qui ont eu droit à ce type de billet.
Toujours concernant la billetterie, il faut souligner que cette année le prix des billets a ostensiblement augmenté : les tickets journaliers ont augmenté de 5€ (2€ en prévente), le pass 4 jours de 6€ et les Billets Zen de 15€. On imagine que la suppression de la vente de la majorité des billets premium induisait une perte financière qu'il a fallu compenser par une augmentation des autres billets.

L'autre nouveauté de cette édition 2016, c'est le retour des Japan Expo Awards. Absents depuis 2012, les JEA ont été repensés par la SEFA pour finalement revenir... en amont du festival. En effet il n'y a pas eu de cérémonie officielle durant Japan Expo : les votes, délibérations et remises des prix se déroulées au printemps, avec un palmarès dévoilé le 14 avril. On ne sait pas encore si les JEA garderont ce format l'année prochaine.

Enfin, on peut souligner que cette édition 2016 a été placée sous le signe de la French Touch (nous y reviendrons ultérieurement dans le dossier). A quelques mois du festival, la SEFA a par un communiqué révélé son intention de promouvoir et d'inviter divers artistes français (dessinateurs, auteurs, animateurs) qui travaillent dans la pop culture japonaise. Dans un premier temps, on pouvait en toute logique se demander si le choix de cette thématique ne masquait pas la difficulté pour la SEFA de faire venir des artistes japonais, dans une France encore endeuillée par les récents actes terroristes, et qui est toujours en état d'urgence (ce dernier doit durer jusque fin juillet 2016 au moment où j'écris ces lignes).
Cependant, à mesure que le coup d'envoi du festival approchait, de grandes figures du manga et de l'animation ont été annoncées, comme Hiro Mashima ou encore Kôta Hirano, rendant cette affiche 2016 alléchante, sans pour autant égaler certaines précédentes éditions.

Le logo de la French Touch



Entrée et configuration

 
Cette année, difficile pour nous d'évoquer le transport en RER depuis Paris vers le centre des Expositions de Paris Nord Villepinte, car nous nous sommes déplacés en voiture pour nous rendre au festival. Malgré le coût relativement prohibitif du parking (20€ par jour, 16€ le dimanche), ce choix a quand même permis à l'équipe d'éviter tout ce que le trajet en RER induit : une foule monstrueuse, l'absence de places assises, la promiscuité, la chaleur, le bruit des fans enragés à l'idée d'arriver etc.... la liste peut être encore longue alors autant s'arrêter là !!

Un rapide coup d’œil vers la gare nous a cependant permis de constater que la gestion de la foule était plutôt bonne avec la présence d'un grand nombre de personnes chargées de facailiter l'accès des festivaliers vers l'entrée. Des panneaux étaient également placés aux endroits stratégiques pour aiguiller la foule.
 
   
  
  
La sécurité avant tout
Au niveau de l'accès au festival, avec l'état d'urgence et le plan Vigipirate Alerte Attentat en vigueur, avant d'entrée dans le salon il fallait suivre un chemin balisé et se plier à une fouille en règle. Les agents de sécurité avaient pour ordre de systématiquement contrôler les sacs des visiteurs, et pouvaient même faire des palpations et ou des vérifications plus poussées avec l'aide de détecteurs.
Les vérifications se faisaient dans le hall 7, passage obligé dans lequel des centaines de barrières permettaient de tenir en ordre une foule nombreuse. Selon nos informations, les contrôles étaient la plupart du temps efficaces et rapides, tant et si bien que l'attente n'était jamais excessivement longue, à part peut-être le premier jour du salon.
  
   
 
 
Contrairement aux précédentes éditions, beaucoup d'objets étaient interdits cette année, au grand dam notamment de certains cosplayeurs, qui ne pouvaient pas porter de répliques d'armes (à feu, contondantes, coupantes...). Impossible donc de porter un katana (même en carton), un bâton, un pistolet en plastique... Une certaine tolérance était cependant accordée aux accessoires n'ayant aucune ressemblance avec une arme classique, à condition qu'ils soient faits dans des matériaux non dangereux (en mousse par exemple). Il était également théoriquement interdit de se cosplayer en tenue militaire ou policière.

Moins compréhensible, l'interdiction couvrait parfois des objets qui peuvent s'avérer de première nécessité. Il était ainsi impossible d'apporter des trépieds (indispensables pour les amateurs de photo), voire même une bouteille d'eau de plus de 50cl, et ce même si la bouteille était en plastique. Quand on sait comment les journées à Japan Expo peuvent être fatigantes pour certains visiteurs qui doivent se réhydrater, on peut se poser des questions sur la pertinence de cette interdiction, qui favorisera sans nul doute la vente de boisson dans le festival, bien évidemment.
  
  
  
Configuration
Concernant la configuration des stands, le festival a gardé la même formule que l'année dernière. Sur le plan, un code couleur permettait aux visiteurs de savoir à peu près dans quelle zone ils se trouvaient.

L'entrée principale donnait sur le hall 5, plus précisément sur la zone occupée par les éditeurs manga et animé. Plus loin dans le même hall, on accédait à l'espace mode et musique, qui faisait face à la zone appelée "Japon et traditions". Tout au bout du hall s'étendait le village Cosplay et divers stands d'activités. Quelques stands de vente étaient disséminés au gré des allées. A noter également la présence de l'espace Washoku apparu l'année dernière, et qui a pour mission de faire découvrir la gastronomie japonaise.
 


Dans le hall 6 on retrouvait une zone uniquement composés de stands de merchandising, la zone consacrée aux jeux-vidéo et enfin l'espace amateurs, dans lequel on retrouvait notamment des stands consacrés aux fanzine.


Impressions générales sur l'accueil réservé à la presse

 
Concernant la presse, nous dressons un bilan plutôt mitigé concernant l'accueil qui nous a été réservé.

Du côté des points positifs, il faut reconnaître que l'obtention de nos 6 accréditations a été relativement rapide, on sentait que l'organisation était vraiment rodée, et l'attente était principalement provoquée par le nombre important d'accréditations presse à délivrer. Nous avons attendu environ 45 minutes pour entrer sur le salon du jeudi. Nous avons également été fouillés par des agents de sécurité avec palpation quasi-systématique, mais le personnel à qui incombait cette tâche était toujours courtois et professionnel. Pour fluidifier un peu les queues et écourter l'attente, deux entrées avaient été mises en place : une pour les personnes avec sac, une autre pour les personnes sans. Bien évidemment, la seconde file étaient bien souvent désespérément vide, étant donné que la plupart des accrédités se déplaçaient avec du matériel.

Beaucoup de personnes employées par la SEFA étaient là pour répondre à nos questions et nous aider si besoin. A plusieurs reprises nous avons aperçu Thomas Sirdey, l'un des organisateurs du salon, en train d'aider des détenteurs d'accréditation qui avaient besoin d'un coup de pouce (photo ci-dessous à droite).



Pour travailler, nous avions à notre disposition plusieurs salles, la plus prisée étant l'espace La Cantina, où nous pouvions préparer nos interviews tout en ayant à notre disposition des boissons chaudes (café, thé), froides (eau, jus de pomme) ainsi que quelques amuse-bouche (cacahuètes, chips). A l'entrée de la salle presse, nous étions accueilli par une jolie statue taille réelle d'Astroboy (photo ci-dessous).
     
 
   
Au niveau des points négatifs, on retiendra principalement qu'il était difficile cette année de pouvoir prendre en photo les invités japonais. Environ la moitié d'entre eux refusait toute photo, que ce soit pendant les conférences, les interviews ou les séances de dédicace.

Plus gênant encore, pour des raisons incompréhensibles il nous était impossible d'utiliser du matériel d'enregistrement lors de certaines masterclass. Ça a été le cas pour la masterclass de Chimaki Kuori, où il était défendu d'enregistrer ou de prendre des photos : nous n'avions droit qu'à des feuilles blanches et des stylos... Difficile de travailler dans ces conditions !!

De la même manière, la gestion par le staff de certains évènements musicaux, mode ou cosplay a parfois été difficilement compréhensible par les membres de notre équipe. A deux reprises, sur la scène Ichigo, l'un de nos rédacteurs a été prié de ne pas rester sur des places réservées à la presse. Devant son incompréhension (il était détenteur d'un badge presse après tout), le staff lui a expliqué que les chaises presse étaient réservées aux détenteurs d'un badge ET d'un gilet presse. Lorsqu'il demanda si des chaises étaient réservées aux accrédités presse standards, la réponse fut négative, le forçant donc à occuper une chaise bien loin de la scène, parmi les festivaliers (et alors que la zone presse n'était occupée qu'à 50% de sa capacité totale) ... difficile de prendre de belles photos dans ces conditions. Et après l'évènement, lorsqu'il s'est rendu à l'accueil pour récupérer un gilet, sa surprise a été grande quand on lui a dit qu'il n'y en avait plus de disponible... Et oui, le gilet presse est une denrée rare sur la salon !!

 
 

Le point de vue des visiteurs

 
Pour recueillir l'opinion des visiteurs, nous avons à deux reprises interrogé des festivaliers, et notamment Rodrigue, Logan, Nicolas et Kevin, des détenteurs de billet Zen + vivant en province. Ces derniers étaient globalement satisfaits du festival. Ils sont toujours heureux de faire le déplacement à Paris pour se retrouver, faire leur achat et rencontrer leurs auteurs favoris. Ils nous ont cependant fait part de quelques déceptions, plusieurs étant directement liées à la venue d'Hiro Mashima.

Rodrigue est longuement revenu sur l'une des dédicaces de l'auteur de Fairy Tail, qui a été organisée du samedi sous la règle du premier arrivé, premier servi. A l'ouverture du salon, les billets Zen+, qui ont accès au festival 10 minutes avant l'entrée des autres festivaliers, ont été orientés vers une file d'attente située non loin de la zone de retrait des dédicaces, en attendant l'ouverture du point dédicace. Par la suite ils ont été rejoints par les détenteurs de billets standards. Selon lui, une partie de cette zone d'attente était positionnée en haut des escalators, face au restaurant Hippopotamus. Lors de l'ouverture du point dédicace, il y a eu un gros mouvement de foule (il n'y avait que quelques dizaines de tickets disponibles alors tout le monde s'est rué vers le lieu) et lors du passage dans l'escalator, plusieurs personnes sont tombées et une a été blessée assez sérieusement.

Nicolas, qui bénéficiait d'un billet Zen+ Umi-Kun, était très satisfait des avantages donnés par son billet, qui lui a permis d'avoir de jolis goodies (T-shirt, CD, serviette) tout en déplorant la difficulté du staff à lui donner les informations qui lui permettaient de rencontrer l'artiste (c'était également un avantage de son billet). Il a en effet dû faire quelques allers retours entre le point informations et le point dédicaces pour savoir où se situait exactement le lieu de la rencontre... et au final il est arrivé avec 20 minutes de retard. Heureusement pour lui, Umi-Kun a prolongé la rencontre afin de dire au moins quelques mots à tous ses fans ! Il m'a par la suite révélé une certaine injustice au niveau des goodies offerts par les billets Zen+. En effet l'un de ses amis, détenteur d'un billet Zen+ Noob, n'a eu droit qu'à un poster, un porte-clé et un roman, ce qui est selon lui trop peu par rapport au prix demandé : 150 euros tout de même.

Enfin, tous dénoncent un nouveau phénomène : celui des chasseurs de dédicace.
Ils regrettent la présence de quelques personnes particulièrement bien organisées qui, dans le cas de certaines dédicaces gérées par les éditeurs, se retrouvent constamment en début de queue, et qui ont pu se procurer plusieurs tickets pour un même auteur, alors qu'ils ne connaissent ou ne lisent même pas son œuvre. Ils m'ont également signalé, dans le cas d'Hiro Mashima, un trafic de bons dédicace, avec des personnes qui revendaient dans les files d'attente des tickets pour parfois plus de 100 euros. Ils déplorent cette attitude; qui selon eux nuit à l'image des détenteurs de billets premium; et souhaitent une réorganisation du mode d'attribution des dédicaces pour les prochaines éditions de Japan Expo.
 
Ils ont plus particulièrement dénoncé le système mis en place par Pika pour les dédicaces d'Hiro Mashima (qui donnait droit à un tirage au sort pour participer à une dédicace pour tout achat sur le stand). Selon eux ce système est assez injuste, car il pousse les festivaliers à l'achat alors qu'au final très peu d'élus ont pu se procurer une dédicace de l'auteur. Ils souhaitent qu'un nouveau système soit mis en place à l'avenir, et qu'il soit interdit à une personne ayant déjà eu une dédicace d'en avoir une autre du même mangaka.

Ci-dessous, trois photos qui vous donnent un aperçu de la longue file d'attente du stand Pika, avec énormément de personnes qui avaient l'espoir de repartir avec une dédicace d'Hiro Mashima. Très peu d'élus ont eu cette chance... mais il faut dire que les dédicaces du mangaka étaient très (trop?) courtes pour satisfaire tout le monde.

   
 

© Manga-News 2016



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