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Ce deuxième dossier consacré à la dixième édition de la Japan Expo va s'attacher à vous présenter, photos à l'appui, les thématiques majeures du festival, à savoir l'espace vente, le Kultigame / Comic' con, l'espace culturel et le Cosplay. Un programme assez conséquent! Bonne lecture!
Fidèle à lui même au fil des années, l'espace vente de la Japan Expo proposait une multitude de produits dérivés de tous les genres. Un véritable paradis pour les fans, pourvus bien souvent d'une bourse bien remplie. En effet, il faut savoir que le panier moyen de chaque festivalier s'élève à environ 240 euros (statistiques de l'année dernière). De quoi attirer de nombreux exposants appâtés par l'opportunité de faire un très joli chiffre d'affaires en l'espace de quatre jours!
On peut relever quelques innovations notables cette année. Tout d'abord, il était possible de se procurer des objets extrêmement rares ou en tout cas difficilement trouvables en France. Un stand vendait par exemple des magnifiques sculptures Art of War de la série Berserk. Ces dernières, numérotées et signées, sont de véritables objets collectors... Mais il fallait pouvoir y mettre le prix car leur montant pouvait atteindre plus de 700 euros!! Un membre de notre communauté a par ailleurs eu la chance de repartir avec la sculpture de Zodd chevauchant son destrier ensanglanté... La classe, non?
Il fallait faire preuve de courage et de persévérance pour dénicher la perle rare, car les exposants avaient bien souvent la fâcheuse habitude de placer en vitrine ou de mettre en avant des produits relativement courants mais très vendeurs. Ainsi, chaque stand bénéficiait souvent de quelques Portrait of Pirates, de figurines Megahouse Bleach, d'armures Saint Seiya... Il était alors nécessaire de baisser (ou lever, c'est au choix), les yeux vers les recoins les plus reculés des stands pour espérer dénicher un produit inhabituel. Quelques photographies:
Les contrefaçons étaient bien évidemment de la partie! Chaque visiteur se devait de vérifier l'origine de son produit avant d'acheter, sous peine de se porter acquéreur d'une figurine mal peinte et/ou qui ne tient pas debout! C'est quand même bien dommage que les vendeurs de produits contrefaits aient encore pignon sur rue lors de chaque Japan Expo... Une descente de la douane pour l'année prochaine? Espérons-le, car ce fléau nuit aux commerçants honnêtes!
Comme chaque année, les produits à prix abordable ont fait fureur auprès des plus jeunes. Il était donc possible d'acheter des petites peluches "kawai", posters ou autres accessoires minuscules à l'effigie de ses héros préférés. Notons que les produits Hamtaro, Pucca et Hello kitty étaient très tendance pour cette dixième édition!
En plus des classiques produits dérivés, il était possible de dénicher des mangas d'occasion à prix réduit et des jeux vidéos. Tout était fait pour pousser les festivaliers à la consommation: la plupart des stands étaient visuellement très attrayants. J'ai néanmoins remarqué une nouvelle pratique de vente que je vais me permettre de condamner ici: certains commerçants, pour des produits rares, organisaient des loteries. Il n'était donc pas possible d'acheter la figurine tant désirée à prix coûtant: il fallait en effet acheter un ticket souvent vendu à un prix exorbitant (certains tickets étaient vendus à 10 euros!!) et s'en remettre à Melle Chance pour espérer remporter l'objet tant convoité. Une excellente manière de s'enrichir pour certains commerçants indélicats, d'autant plus qu'il était impossible pour le festivalier de vérifier le déroulement et l'organisation du concours!
Enfin, notons la présence des J.E. Shop. Positionnés stratégiquement à des endroits clé, ces stands estampillés "Japan Expo" proposait des goodies et autres produits dérivés aux couleurs du festival. Pour conclure cette partie, une photo d'un JE shop ainsi que quelques clichés plus généraux.
Situé dans le Hall 4 du parc des expositions, l'espace Kultigame, dédié aux cultures ludiques, regroupait un vivier de stands et d'activités particulièrement intéressantes! Il faudra néanmoins développer la partie jeux de cartes, société et figurines, qui fut une fois de plus écrasée par l'espace jeux vidéos, que nous allons aborder ci-après.
Notons également la toute première édition du Comic' con, le festival des cultures de l'imaginaire, pour l'occasion associé au Kultigame. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de fantastique et de science fiction!
L'espace Jeux Vidéos
Même si l'on est pas fan de consoles, la partie jeux vidéos de la Japan Expo reste un excellent lieu de visite, particulièrement vivant et regorgeant de bonne humeur. Cette année, quatre stands ont su tirer leur épingle du jeu: Le stand Bandaï / Namco, où l'on pouvait admirer une collection impressionnante de Myth Cloth, dont une grandeur nature du chevalier d'or du Sagittaire; le stand Ubisoft et son lapin crétin géant; le stand Nintendo et ses nombreuses bornes d'essais et enfin Sega et son musée. Nous reviendrons sur ce dernier prochainement, pour l'instant je vais vous proposer des clichés des stands Bandai / Namco, Ubisoft et Nintendo.
Quelques mots sur le Sega Museum
S'étendant sur une surface d'environ 100m², le musée Sega proposait aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir toutes les consoles et accessoires de la célèbre firme, ainsi que certains jeux emblématiques et des produits dérivés. Il était donc possible de revoir des consoles mythiques, comme la Master System, la Megadrive ou encore la Sega Pico (voir photos). Les peluches aux couleurs du célèbre hérisson bleu étaient courantes. Un véritable plaisir pour les yeux, qui s'accompagnait de la possibilité de jouer à la Megadrive ou sur la borne arcade du jeu Sega Sonic! Il faut savoir que les différents objets de ce musée appartiennent pour la plupart à des collections privées.
Les visiteurs de passage pouvaient compter sur les stands de certaines associations, comme la crampe aux doigts, pour s'essayer à divers jeux. Comme d'habitude, les jeux de danse ont remporté un franc succès et permettaient aux festivaliers de faire un peu d'exercice après une bonne séance de shopping! Les éditions Pix'N Love avaient bien évidemment fait le déplacement et proposaient une multitude d'ouvrages relatifs à l'histoire du jeu vidéo. A noter enfin qu'il était possible de jouer en avant première à Resident Evil: The Darkside Chronicles! Un opus un peu à part dans la saga Resident Evil puisqu'il revisite les évènements qui se sont déroulés dans le deuxième volet de la licence phare de Capcom, sous la forme d'un jeu de tir à la première personne.
Bien évidemment, Kultigame ne se résume pas qu'aux stands de jeux videos. Le festivalier pouvait s'amuser à différents jeux non électroniques: jeux de cartes, jeux de stratégie... Les stands les plus animés furent sans conteste ceux de Dongeons & Dragons, de shogi et de Go.
Le shôgi est en quelque sorte un jeu d'échecs japonais. Il oppose deux joueurs, qui jouent l'un après l'autre. Le but est de prendre le roi adverse. Chacun déplace alors ses pièces dans l'optique de renforcer sa défense, ou d'attaquer l'autre afin de capturer le plus possible de pièces adverses pour affaiblir l'autre joueur. Une technique particulière distingue très bien le shôgi du jeu d'échec: le joueur qui réussit à subtiliser des pièces pourra les garder en réserve pour les remettre en jeu ultérieurement (les parachuter), afin de menacer ou de renforcer sa défense. Le shôgi se joue sur un plateau de 9 cases sur 9, de couleur uniforme. On distingue l'appartenance des pièces grâce au sens vers lequel elles sont tournées.
La fédération française de go était également présente au festival. Ce jeu, d'origine chinoise, oppose lui aussi deux joueurs. Ici, les adversaires placent à tour de rôle des pierres de couleur noire ou blanche, et le but est de constituer des territoires, pour avoir le plus vaste au final. Il est possible de faire des pierres de l'adversaire ses prisonniers. Le jeu de go est très populaire en Chine, en Corée et au Japon. Ce jeu séduit également un bon nombre de français, et il faut l'avouer, il était difficile de trouver une place libre à l'espace dédié à ce jeu de stratégie!
Enfin, une sorte de petit espace clos, un peu à part, permettait aux plus curieux de jouer à des versions géantes de jeux célèbres... Fous rires garantis!
Enfin, de nombreuses expositions étaient visibles dans la partie Kultigame. Particulièrement intéressantes, ces dernières permettaient d'observer les travaux de professionnels ou d'amateurs. Il était notamment possible de regarder des maquettes de robots, des créations originales ou encore d'admirer des sculptures en papier. Voici quelques photos qui vous expliqueront en quoi cela consiste:
Et le Comic' Con?
Je n'ai malheureusement pas eu le temps de profiter des activités et des évènements proposés par le Comic' Con, anciennement nommé "Kultima". J'ai néanmoins réussi à prendre quelques photos au gré de mes pérégrinations. Des univers fantastiques et science fictionnesques étaient à l'honneur, et il était notamment possible d'admirer des scènes grandeur nature de Star wars , Stargate et aussi des monstres... étranges!
Derrière l'espace vente se tenaient des dizaines de stands liés à différentes facettes de la culture japonaise. Regroupés, ils formaient ce que j'ai décidé d'appeler par commodité l'espace culturel, un lieu particulièrement intéressant pour tous ceux dont la visite ne se résumait pas à de simples achats de mangas, de DVDs et de figurines. Bien évidemment, cet espace était pourvu de certaines boutiques, mais il n'y avait pas que ça. En effet, il était possible d'assister, voire même de participer à différentes activités ayant trait à la culture nippone. Mais avant toute chose, voici deux photographies d'enseignes vestimentaires:
Les arts martiaux étaient également à l'honneur. Plusieurs tatamis furent disposés et permettaient aux combattants de faire des katas ou de simuler des combats. Certaines démonstrations, et notamment celles d'Aikido et de Karaté, étaient saisissantes! Le public pouvait bien évidemment se déchausser et participer à des initiations!
La voie du guerrier ne se résumant pas aux pieds et aux poings, de nombreux stands dédiés aux armes étaient également au rendez-vous. On pouvait admirer de jolis sabres, voire même en acheter. A noter que j'ai remarqué plusieurs jeunes, pas très malins, en train de jouer avec des armes, alors même que ces dernières étaient vendues emballées... Question sécurité, on repassera! Disséminées au gré de l'espace culturel, des armures de samouraïs attiraient immanquablement l'œil des visiteurs curieux... Le samedi, un maître d'arme est même venu nous montrer ses talents de forgeron!
Plus loin, le stand de l'association Club Auto Concept nous permettait d'assister à un défilé de somptueuses cylindrées sportives de marques japonaises, sur une surface particulièrement grande! De mémoire, il y avait une vingtaine de modèles.
C'est au sein de l'espace culturel que tout le monde était convié au spectacle de l'ensemble Sakura. Ces artistes ont participé au 150ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques franco-japonaises, au palais des Congrès, à Paris.
L'ensemble Sakura est composé de trois voix de femmes, munies en tout de cinq instruments traditionnels. Il s'est composé en 2003, et est le seul groupe dont le répertoire couvre toutes les régions de l'archipel. Leur chant et leur musique peuvent être accompagnés de danses. Cet ensemble particulier interprète des minyô et shin minyô: les premiers sont des chants populaires traditionnels du Japon, et les seconds sont des nouveaux minyô, qui expriment tous deux la joie, la danse, et servent à se donner du courage pour travailler.
L'ikebana, ou « la voie des fleurs », est un art de la composition florale, qui comprend plusieurs styles. Les Japonais utilisent trois points essentiels pour valoriser l'arrangement floral: l'asymétrie, l'espace et la profondeur. C'est alors que tout est important, et que la beauté de la fleur elle-même ne suffit plus. Ici, on soigne un tout, afin de mettre en valeur les lignes, les courbes, les feuilles, les couleurs, et même le vase. L'exercice et la technique ne suffisent pas, il faut également comprendre les fleurs, et donc entrer en harmonie avec les plantes. Alors que l'Occidental travaille davantage la masse et la multitude de couleurs, le Japonais se montre plus raffiné et voit dans les fleurs un véritable art qui mérite d'être exploité à son maximum. C'est alors qu'au stand d'ikebana, il était possible de se prendre au jeu, et de s'essayer à cet art nouveau pour la plupart d'entre nous. Des séances étaient proposées afin de s'ouvrir, et de découvrir un monde bien différent du nôtre!
Ci après, une photo de spectacle Sakura et de l'animation de L'Ikebana.

Pour apaiser les visiteurs, la Japan Expo offrait plusieurs espaces détente, dans lesquels il était possible goûter au plaisir du shiatsu.
Le shiatsu, qui signifie doigts (shi) et pression (atsu), est ce que l'occidental appelle communément « massage ». Ici, les pressions sont effectuées principalement avec les pouces, et éventuellement avec le bout des autres doigts et la paume des mains, sur l'ensemble du corps. C'est sur les connaissance de la médecine traditionnelle que la technique s'appuie. Le shiatsu est une sorte de médecine préventive, très pointue, qui fait intervenir un savoir ancien et des techniques diverses dans la pratique.
La mode s'invite à la Japan Expo!
C'est un évidence, le magasin Laforet Harajuku était présent au festival.
C'est dans son espace bien à lui que Laforet faisait le bonheur de chaque amateur de mode. Du kawaii, du branché, des marques... en voulez-vous? En voilà! C'est à foison que ces abris pour poupées mignonnes regorgeaient de jupes, robes, et ensembles, mais également d'accessoires en tous genres afin d'agrémenter vos tenues, le tout griffé des marques les plus fashion du Japon.
Afin de commencer les choses en douceur, ou presque, c'est le stand Culture Japon qui ouvre la danse. Celui-ci ne propose ni accessoires, ni vêtements ou goodies, mais des magazines et livres de photos (de AKB48 par exemple). Vous avez du mal à vous procurer certains de vos magazines fétiches, ou alors, vous voulez à tout prix avoir le dernier numéro paru au Japon? Ce stand vous correspond! Les plus passionnées investiront sans doute dans des cours, afin de profiter du texte qui entoure les illustrations, tandis que la plupart des amatrices se contenteront uniquement de regarder ces photos venues d'un autre monde, en s'aidant du patron qui accompagne souvent ce périple, pour confectionner une tenue à leur manière. Le must de ce stand était bien-entendu la venue des ambassadrices du kawaii: Misako Aoki et Kimura Yu. Pour inaugurer cette première venue en France, c'est avec plaisir qu'elles se prêtent au jeu des dédicaces du magazine Kera, pour lequel elles posent régulièrement.
La marque Angelic Pretty était aussi de la partie. Depuis 1979, son but est de faire rêver les jeunes filles, et grâce aux différentes collections, ces dernières peuvent enfin devenir des princesses belles et adorables. Angelic Pretty offre un éventail fourni d'articles, qui va de l'ensemble au manteau, des chaussures au chapeau, en passant par de multiples accessoires et sacs, qui feront le bonheur de chaque sweet lolita. La couleur fétiche: le rose! Le nœud est de rigueur, la dentelle également, sans oublier les fruits, gâteaux, confiseries ou sucreries. Les designers, connues au sein de la communauté lolita, sont Maki et Asuka. Elles participent souvent aux conventions qui permettent à la marque de se faire connaître davantage, et d'avoir de nouveaux adeptes. Plusieurs boutiques, reconnaissables grâce à leur couleur emblématique, ont vu le jour, et Tokyo n'est alors plus le seul lieu où ces bijoux de la mode peuvent être achetés. Quelques mètres après, c'est le stand Algonquins, fier et distingué, qui fait son apparition. Des pièces étaient bien évidemment à vendre, ainsi que de nombreux petits accessoires.
Pour finir, quoi de plus beau pour les adeptes de la mode japonaise que d'assister à un défilé de mode Laforet Harajuku, ouvert par la plus talentueuse des violoncellistes, et refermé par l'énergique MEG? C'est sur la scène principale que pas moins de dix marques se disputent la ferveur des fans. On y trouve Algonquins, Angelic Pretty, Atelier-Pierrot, Baby the stars shine bright, Alice and the pirates, Black peace now, Metamorphose temps de fille, Putumayo, Sexy dynamite London, Super lovers. Tous les styles sont alors représentés, au travers des tendances lolita, punk, gothic, ou cute. C'est de la pointe de son archet que l'artiste Kanon Wakeshima ouvre le bal. Élégante et étrange, elle interprète son titre phare du moment: Still Doll. Ce show était un réel plaisir, mais ne s'avérait être qu'une petite mise en bouche, au vu de ce qui attendait le public. Sur des musiques rock ou électro, les mannequins réussirent à séduire pleinement le public. Cette Collection in Paris, tendre, pointue, agressive et douce à la fois, nous déballe la mode comme ça n'est pas permis. C'est alors que beaucoup se surprennent à applaudir ces créations, et à acclamer ces œuvres toutes plus belles, et surtout, surprenantes, les unes que les autres. MEG, compositrice, chanteuse et designer, nous propose un show à la fois électrique et kawaii, pour mettre un terme à cette déferlante de fantaisie.
Étant donné que j'ai une sainte horreur des foules compactes, j'ai pris le parti de ne pas me rendre au différents défilés de Cosplay. Je vous propose néanmoins un florilège de clichés pris durant mes allées et venues tout au long des quatre jours de la convention. Si certains cosplays étaient franchement réussis, d'autres étaient particulièrement médiocres et / ou communs. A force de voir des petits ninjas oranges et des membres de l'Akatsuki, on finit par frôler l'overdose. A noter également (ce n'est pas la bonne rubrique mais on s'en fiche!) la présence de free hugers durant la convention. Ce phénomène est dépassé de mode, mais pourtant le festival est chaque année envahi par ces personnes... Mais quel est l'intérêt des Free hugs?
Ce dossier photographique consacré à la Japan Expo est désormais terminé. J'ai quelques regrets de ne pas avoir pu vous montrer d'autres facettes ou parties du festival (je pense notamment à l'espace des fanzines), mais mon emploi du temps ne me le permettait pas. Je remercie toute l'équipe de Manga-news pour leur photos et leur aide dans l'élaboration de ce dossier.
Dossier réalisé par shinob, avec la participation de Lovehina. Mise en ligne le 24/07/2009.
L'Espace vente
Fidèle à lui même au fil des années, l'espace vente de la Japan Expo proposait une multitude de produits dérivés de tous les genres. Un véritable paradis pour les fans, pourvus bien souvent d'une bourse bien remplie. En effet, il faut savoir que le panier moyen de chaque festivalier s'élève à environ 240 euros (statistiques de l'année dernière). De quoi attirer de nombreux exposants appâtés par l'opportunité de faire un très joli chiffre d'affaires en l'espace de quatre jours!
On peut relever quelques innovations notables cette année. Tout d'abord, il était possible de se procurer des objets extrêmement rares ou en tout cas difficilement trouvables en France. Un stand vendait par exemple des magnifiques sculptures Art of War de la série Berserk. Ces dernières, numérotées et signées, sont de véritables objets collectors... Mais il fallait pouvoir y mettre le prix car leur montant pouvait atteindre plus de 700 euros!! Un membre de notre communauté a par ailleurs eu la chance de repartir avec la sculpture de Zodd chevauchant son destrier ensanglanté... La classe, non?
Il fallait faire preuve de courage et de persévérance pour dénicher la perle rare, car les exposants avaient bien souvent la fâcheuse habitude de placer en vitrine ou de mettre en avant des produits relativement courants mais très vendeurs. Ainsi, chaque stand bénéficiait souvent de quelques Portrait of Pirates, de figurines Megahouse Bleach, d'armures Saint Seiya... Il était alors nécessaire de baisser (ou lever, c'est au choix), les yeux vers les recoins les plus reculés des stands pour espérer dénicher un produit inhabituel. Quelques photographies:
Les contrefaçons étaient bien évidemment de la partie! Chaque visiteur se devait de vérifier l'origine de son produit avant d'acheter, sous peine de se porter acquéreur d'une figurine mal peinte et/ou qui ne tient pas debout! C'est quand même bien dommage que les vendeurs de produits contrefaits aient encore pignon sur rue lors de chaque Japan Expo... Une descente de la douane pour l'année prochaine? Espérons-le, car ce fléau nuit aux commerçants honnêtes!
Comme chaque année, les produits à prix abordable ont fait fureur auprès des plus jeunes. Il était donc possible d'acheter des petites peluches "kawai", posters ou autres accessoires minuscules à l'effigie de ses héros préférés. Notons que les produits Hamtaro, Pucca et Hello kitty étaient très tendance pour cette dixième édition!
En plus des classiques produits dérivés, il était possible de dénicher des mangas d'occasion à prix réduit et des jeux vidéos. Tout était fait pour pousser les festivaliers à la consommation: la plupart des stands étaient visuellement très attrayants. J'ai néanmoins remarqué une nouvelle pratique de vente que je vais me permettre de condamner ici: certains commerçants, pour des produits rares, organisaient des loteries. Il n'était donc pas possible d'acheter la figurine tant désirée à prix coûtant: il fallait en effet acheter un ticket souvent vendu à un prix exorbitant (certains tickets étaient vendus à 10 euros!!) et s'en remettre à Melle Chance pour espérer remporter l'objet tant convoité. Une excellente manière de s'enrichir pour certains commerçants indélicats, d'autant plus qu'il était impossible pour le festivalier de vérifier le déroulement et l'organisation du concours!
Enfin, notons la présence des J.E. Shop. Positionnés stratégiquement à des endroits clé, ces stands estampillés "Japan Expo" proposait des goodies et autres produits dérivés aux couleurs du festival. Pour conclure cette partie, une photo d'un JE shop ainsi que quelques clichés plus généraux.
Kultigame
Situé dans le Hall 4 du parc des expositions, l'espace Kultigame, dédié aux cultures ludiques, regroupait un vivier de stands et d'activités particulièrement intéressantes! Il faudra néanmoins développer la partie jeux de cartes, société et figurines, qui fut une fois de plus écrasée par l'espace jeux vidéos, que nous allons aborder ci-après.
Notons également la toute première édition du Comic' con, le festival des cultures de l'imaginaire, pour l'occasion associé au Kultigame. Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de fantastique et de science fiction!
L'espace Jeux Vidéos
Même si l'on est pas fan de consoles, la partie jeux vidéos de la Japan Expo reste un excellent lieu de visite, particulièrement vivant et regorgeant de bonne humeur. Cette année, quatre stands ont su tirer leur épingle du jeu: Le stand Bandaï / Namco, où l'on pouvait admirer une collection impressionnante de Myth Cloth, dont une grandeur nature du chevalier d'or du Sagittaire; le stand Ubisoft et son lapin crétin géant; le stand Nintendo et ses nombreuses bornes d'essais et enfin Sega et son musée. Nous reviendrons sur ce dernier prochainement, pour l'instant je vais vous proposer des clichés des stands Bandai / Namco, Ubisoft et Nintendo.
Quelques mots sur le Sega Museum
S'étendant sur une surface d'environ 100m², le musée Sega proposait aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir toutes les consoles et accessoires de la célèbre firme, ainsi que certains jeux emblématiques et des produits dérivés. Il était donc possible de revoir des consoles mythiques, comme la Master System, la Megadrive ou encore la Sega Pico (voir photos). Les peluches aux couleurs du célèbre hérisson bleu étaient courantes. Un véritable plaisir pour les yeux, qui s'accompagnait de la possibilité de jouer à la Megadrive ou sur la borne arcade du jeu Sega Sonic! Il faut savoir que les différents objets de ce musée appartiennent pour la plupart à des collections privées.
Les visiteurs de passage pouvaient compter sur les stands de certaines associations, comme la crampe aux doigts, pour s'essayer à divers jeux. Comme d'habitude, les jeux de danse ont remporté un franc succès et permettaient aux festivaliers de faire un peu d'exercice après une bonne séance de shopping! Les éditions Pix'N Love avaient bien évidemment fait le déplacement et proposaient une multitude d'ouvrages relatifs à l'histoire du jeu vidéo. A noter enfin qu'il était possible de jouer en avant première à Resident Evil: The Darkside Chronicles! Un opus un peu à part dans la saga Resident Evil puisqu'il revisite les évènements qui se sont déroulés dans le deuxième volet de la licence phare de Capcom, sous la forme d'un jeu de tir à la première personne.
Bien évidemment, Kultigame ne se résume pas qu'aux stands de jeux videos. Le festivalier pouvait s'amuser à différents jeux non électroniques: jeux de cartes, jeux de stratégie... Les stands les plus animés furent sans conteste ceux de Dongeons & Dragons, de shogi et de Go.
Le shôgi est en quelque sorte un jeu d'échecs japonais. Il oppose deux joueurs, qui jouent l'un après l'autre. Le but est de prendre le roi adverse. Chacun déplace alors ses pièces dans l'optique de renforcer sa défense, ou d'attaquer l'autre afin de capturer le plus possible de pièces adverses pour affaiblir l'autre joueur. Une technique particulière distingue très bien le shôgi du jeu d'échec: le joueur qui réussit à subtiliser des pièces pourra les garder en réserve pour les remettre en jeu ultérieurement (les parachuter), afin de menacer ou de renforcer sa défense. Le shôgi se joue sur un plateau de 9 cases sur 9, de couleur uniforme. On distingue l'appartenance des pièces grâce au sens vers lequel elles sont tournées.
La fédération française de go était également présente au festival. Ce jeu, d'origine chinoise, oppose lui aussi deux joueurs. Ici, les adversaires placent à tour de rôle des pierres de couleur noire ou blanche, et le but est de constituer des territoires, pour avoir le plus vaste au final. Il est possible de faire des pierres de l'adversaire ses prisonniers. Le jeu de go est très populaire en Chine, en Corée et au Japon. Ce jeu séduit également un bon nombre de français, et il faut l'avouer, il était difficile de trouver une place libre à l'espace dédié à ce jeu de stratégie!
Enfin, une sorte de petit espace clos, un peu à part, permettait aux plus curieux de jouer à des versions géantes de jeux célèbres... Fous rires garantis!
Enfin, de nombreuses expositions étaient visibles dans la partie Kultigame. Particulièrement intéressantes, ces dernières permettaient d'observer les travaux de professionnels ou d'amateurs. Il était notamment possible de regarder des maquettes de robots, des créations originales ou encore d'admirer des sculptures en papier. Voici quelques photos qui vous expliqueront en quoi cela consiste:
Et le Comic' Con?
Je n'ai malheureusement pas eu le temps de profiter des activités et des évènements proposés par le Comic' Con, anciennement nommé "Kultima". J'ai néanmoins réussi à prendre quelques photos au gré de mes pérégrinations. Des univers fantastiques et science fictionnesques étaient à l'honneur, et il était notamment possible d'admirer des scènes grandeur nature de Star wars , Stargate et aussi des monstres... étranges!
L'espace culturel
Derrière l'espace vente se tenaient des dizaines de stands liés à différentes facettes de la culture japonaise. Regroupés, ils formaient ce que j'ai décidé d'appeler par commodité l'espace culturel, un lieu particulièrement intéressant pour tous ceux dont la visite ne se résumait pas à de simples achats de mangas, de DVDs et de figurines. Bien évidemment, cet espace était pourvu de certaines boutiques, mais il n'y avait pas que ça. En effet, il était possible d'assister, voire même de participer à différentes activités ayant trait à la culture nippone. Mais avant toute chose, voici deux photographies d'enseignes vestimentaires:
Les arts martiaux étaient également à l'honneur. Plusieurs tatamis furent disposés et permettaient aux combattants de faire des katas ou de simuler des combats. Certaines démonstrations, et notamment celles d'Aikido et de Karaté, étaient saisissantes! Le public pouvait bien évidemment se déchausser et participer à des initiations!
La voie du guerrier ne se résumant pas aux pieds et aux poings, de nombreux stands dédiés aux armes étaient également au rendez-vous. On pouvait admirer de jolis sabres, voire même en acheter. A noter que j'ai remarqué plusieurs jeunes, pas très malins, en train de jouer avec des armes, alors même que ces dernières étaient vendues emballées... Question sécurité, on repassera! Disséminées au gré de l'espace culturel, des armures de samouraïs attiraient immanquablement l'œil des visiteurs curieux... Le samedi, un maître d'arme est même venu nous montrer ses talents de forgeron!
Plus loin, le stand de l'association Club Auto Concept nous permettait d'assister à un défilé de somptueuses cylindrées sportives de marques japonaises, sur une surface particulièrement grande! De mémoire, il y avait une vingtaine de modèles.
C'est au sein de l'espace culturel que tout le monde était convié au spectacle de l'ensemble Sakura. Ces artistes ont participé au 150ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques franco-japonaises, au palais des Congrès, à Paris.
L'ensemble Sakura est composé de trois voix de femmes, munies en tout de cinq instruments traditionnels. Il s'est composé en 2003, et est le seul groupe dont le répertoire couvre toutes les régions de l'archipel. Leur chant et leur musique peuvent être accompagnés de danses. Cet ensemble particulier interprète des minyô et shin minyô: les premiers sont des chants populaires traditionnels du Japon, et les seconds sont des nouveaux minyô, qui expriment tous deux la joie, la danse, et servent à se donner du courage pour travailler.
L'ikebana, ou « la voie des fleurs », est un art de la composition florale, qui comprend plusieurs styles. Les Japonais utilisent trois points essentiels pour valoriser l'arrangement floral: l'asymétrie, l'espace et la profondeur. C'est alors que tout est important, et que la beauté de la fleur elle-même ne suffit plus. Ici, on soigne un tout, afin de mettre en valeur les lignes, les courbes, les feuilles, les couleurs, et même le vase. L'exercice et la technique ne suffisent pas, il faut également comprendre les fleurs, et donc entrer en harmonie avec les plantes. Alors que l'Occidental travaille davantage la masse et la multitude de couleurs, le Japonais se montre plus raffiné et voit dans les fleurs un véritable art qui mérite d'être exploité à son maximum. C'est alors qu'au stand d'ikebana, il était possible de se prendre au jeu, et de s'essayer à cet art nouveau pour la plupart d'entre nous. Des séances étaient proposées afin de s'ouvrir, et de découvrir un monde bien différent du nôtre!
Ci après, une photo de spectacle Sakura et de l'animation de L'Ikebana.

Pour apaiser les visiteurs, la Japan Expo offrait plusieurs espaces détente, dans lesquels il était possible goûter au plaisir du shiatsu.
Le shiatsu, qui signifie doigts (shi) et pression (atsu), est ce que l'occidental appelle communément « massage ». Ici, les pressions sont effectuées principalement avec les pouces, et éventuellement avec le bout des autres doigts et la paume des mains, sur l'ensemble du corps. C'est sur les connaissance de la médecine traditionnelle que la technique s'appuie. Le shiatsu est une sorte de médecine préventive, très pointue, qui fait intervenir un savoir ancien et des techniques diverses dans la pratique.
La mode s'invite à la Japan Expo!
C'est un évidence, le magasin Laforet Harajuku était présent au festival.
C'est dans son espace bien à lui que Laforet faisait le bonheur de chaque amateur de mode. Du kawaii, du branché, des marques... en voulez-vous? En voilà! C'est à foison que ces abris pour poupées mignonnes regorgeaient de jupes, robes, et ensembles, mais également d'accessoires en tous genres afin d'agrémenter vos tenues, le tout griffé des marques les plus fashion du Japon.
Afin de commencer les choses en douceur, ou presque, c'est le stand Culture Japon qui ouvre la danse. Celui-ci ne propose ni accessoires, ni vêtements ou goodies, mais des magazines et livres de photos (de AKB48 par exemple). Vous avez du mal à vous procurer certains de vos magazines fétiches, ou alors, vous voulez à tout prix avoir le dernier numéro paru au Japon? Ce stand vous correspond! Les plus passionnées investiront sans doute dans des cours, afin de profiter du texte qui entoure les illustrations, tandis que la plupart des amatrices se contenteront uniquement de regarder ces photos venues d'un autre monde, en s'aidant du patron qui accompagne souvent ce périple, pour confectionner une tenue à leur manière. Le must de ce stand était bien-entendu la venue des ambassadrices du kawaii: Misako Aoki et Kimura Yu. Pour inaugurer cette première venue en France, c'est avec plaisir qu'elles se prêtent au jeu des dédicaces du magazine Kera, pour lequel elles posent régulièrement.
La marque Angelic Pretty était aussi de la partie. Depuis 1979, son but est de faire rêver les jeunes filles, et grâce aux différentes collections, ces dernières peuvent enfin devenir des princesses belles et adorables. Angelic Pretty offre un éventail fourni d'articles, qui va de l'ensemble au manteau, des chaussures au chapeau, en passant par de multiples accessoires et sacs, qui feront le bonheur de chaque sweet lolita. La couleur fétiche: le rose! Le nœud est de rigueur, la dentelle également, sans oublier les fruits, gâteaux, confiseries ou sucreries. Les designers, connues au sein de la communauté lolita, sont Maki et Asuka. Elles participent souvent aux conventions qui permettent à la marque de se faire connaître davantage, et d'avoir de nouveaux adeptes. Plusieurs boutiques, reconnaissables grâce à leur couleur emblématique, ont vu le jour, et Tokyo n'est alors plus le seul lieu où ces bijoux de la mode peuvent être achetés. Quelques mètres après, c'est le stand Algonquins, fier et distingué, qui fait son apparition. Des pièces étaient bien évidemment à vendre, ainsi que de nombreux petits accessoires.
Pour finir, quoi de plus beau pour les adeptes de la mode japonaise que d'assister à un défilé de mode Laforet Harajuku, ouvert par la plus talentueuse des violoncellistes, et refermé par l'énergique MEG? C'est sur la scène principale que pas moins de dix marques se disputent la ferveur des fans. On y trouve Algonquins, Angelic Pretty, Atelier-Pierrot, Baby the stars shine bright, Alice and the pirates, Black peace now, Metamorphose temps de fille, Putumayo, Sexy dynamite London, Super lovers. Tous les styles sont alors représentés, au travers des tendances lolita, punk, gothic, ou cute. C'est de la pointe de son archet que l'artiste Kanon Wakeshima ouvre le bal. Élégante et étrange, elle interprète son titre phare du moment: Still Doll. Ce show était un réel plaisir, mais ne s'avérait être qu'une petite mise en bouche, au vu de ce qui attendait le public. Sur des musiques rock ou électro, les mannequins réussirent à séduire pleinement le public. Cette Collection in Paris, tendre, pointue, agressive et douce à la fois, nous déballe la mode comme ça n'est pas permis. C'est alors que beaucoup se surprennent à applaudir ces créations, et à acclamer ces œuvres toutes plus belles, et surtout, surprenantes, les unes que les autres. MEG, compositrice, chanteuse et designer, nous propose un show à la fois électrique et kawaii, pour mettre un terme à cette déferlante de fantaisie.
Le Cosplay
Étant donné que j'ai une sainte horreur des foules compactes, j'ai pris le parti de ne pas me rendre au différents défilés de Cosplay. Je vous propose néanmoins un florilège de clichés pris durant mes allées et venues tout au long des quatre jours de la convention. Si certains cosplays étaient franchement réussis, d'autres étaient particulièrement médiocres et / ou communs. A force de voir des petits ninjas oranges et des membres de l'Akatsuki, on finit par frôler l'overdose. A noter également (ce n'est pas la bonne rubrique mais on s'en fiche!) la présence de free hugers durant la convention. Ce phénomène est dépassé de mode, mais pourtant le festival est chaque année envahi par ces personnes... Mais quel est l'intérêt des Free hugs?
Conclusion
Ce dossier photographique consacré à la Japan Expo est désormais terminé. J'ai quelques regrets de ne pas avoir pu vous montrer d'autres facettes ou parties du festival (je pense notamment à l'espace des fanzines), mais mon emploi du temps ne me le permettait pas. Je remercie toute l'équipe de Manga-news pour leur photos et leur aide dans l'élaboration de ce dossier.
Dossier réalisé par shinob, avec la participation de Lovehina. Mise en ligne le 24/07/2009.
Enigma
D'où vient cette réplique ?
Je vais gagner et faire survivre le club !
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