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Gangking - Actualité manga

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actualité manga - Gangking

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Présentation




L'histoire

Jimmy est un élève de première année en classe technique du lycée des Roses. En marge de ses camarades, notre héros n'a qu'un seul rêve: partir aux États Unis pour retrouver son idole, Katsushin dit "l'aiguille conquérante", un maître tatoueur reconnu. Pour cela, il s'exerce à l'art du tatouage tout en poursuivant sa scolarité. Mais la popularité grandissante de Jimmy; accentuée par le fait qu'il se soit lui-même dessiné un immense tatouage sur le corps; commence à déplaire à certains chefs de gang...
Entre tatouages, humour et baston, suivez les aventures de Jimmy et sa bande de têtes brûlées!


Fiche signalétique
Gangking (ギャングキング) est publié au Japon depuis février 2004 par l'éditeur Shonen Gahosha et prépublié dans le magazine Young King. Cette série est réalisée par Daiju Yanauchi (柳内 大樹) et est toujours en cours de publication au Japon.
C'est Taïfu Comics qui se charge de publier ce titre en France, depuis juin 2007.

       


     

L'auteur

Je n'ai pas trouvé de renseignements sur Daiju Yanauchi, et pourtant j'ai beaucoup fouillé sur le net! En lisant les quelques free-talk dispatchés dans les différents tomes de Gangking, on apprend que notre homme aime regarder les dramas à la télévision, écouter de la musique ("The blue hearts" est son groupe préféré) mais aussi visionner des films (son acteur favori est Kevin Spacey). Ses personnages préférés dans Gangking sont Zombi et Pinco. Il a été influencé par de nombreux mangas, comme Gorilla-man d'Harold Sakuichi (l'auteur de Beck).
          
Ses autres séries (liste non exhaustive):
     
Dream King (série en trois volumes parue en 2005 et 2006)

        
Gaki Rock (One shot paru en 2005)

        
Hasegawa 長治 (série en deux volumes parue en 2005)

       
Dream King R (série en cours de parution)


  
                  
Personnages

Jimmy


Héros de l'histoire, Jimmy (surnommé "Jimmy le tatoué") est étudiant au lycée des Roses et passe pour être le leader des première année. Dans sa jeunesse, il fut sauvé par Katsushin, un maître dans l'art du tatouage. Sublimé par ce dernier, il décide alors de suivre la même voie et devient à son tour tatoueur. Il est réputé pour s'être fait lui-même un énorme tatouage parcourant plus de la moitié de sa superficie corporelle. C'est un excellent bagarreur, mais pourtant il préfère privilégier le dialogue à la violence... mais attention: quiconque le met en colère subira son terrible courroux!

Banco


C'est le plus fidèle compagnon de Jimmy, le suivant presque comme une ombre. Il passe la plupart de son temps libre à collecter des informations pour les revendre ensuite au plus offrant. C'est également "l'agent non officiel" de Jimmy. Malgré sa petite taille, Banco est un redoutable bagarreur maîtrisant à la perfection le combat aérien. Il est également considéré comme quelqu'un de particulièrement intelligent et rusé au combat. Certaines rumeurs feraient même de lui l'égal de Jimmy en baston. Plutôt placide, il perd systématiquement son sang-froid si l'on se moque de sa taille... Vous voilà prévenus!

Saiko


Arrivant en cours d'année au lycée des Roses, Saiko le belliqueux va vite se faire remettre à sa place et apprendra l'humilité auprès de Jimmy. Ce n'est pas un grand combattant, mais sa force de volonté lui permet de résister à des adversaires plus forts que lui et attire l'admiration. Il est prêt à tout pour défendre ses idéaux et a un grand sens de la loyauté. Sublimé par le charisme de Jimmy, Saiko deviendra l'un de ses amis les plus fidèles. Il n'apprécie guère que l'on se moque de sa coupe de cheveux, qu'il trouve particulièrement "tendance".

Zombi


Autrefois leader des seconde année et à la tête du gang des Virus, Zombi s'est finalement rangé auprès de Jimmy, après avoir été vaincu par ce dernier et reconnu son courage et son sens de l'amitié. Zombi est un effroyable combattant, que l'on considère comme un chien fou imprévisible. Il se bat avec un godemichet qu'il utilise comme une arme contondante et qui fait sa douteuse réputation. Particulièrement susceptible, Zombi se fâche dès qu'il est provoqué.

Candy


Dernier membre de la team des Roses, Candy est un géant de presque deux mètres, dont la musculature ferait pâlir Schwarzenegger! Autrefois leader d'un gang de motards, il a lui aussi été séduit par le charisme de Jimmy. La personnalité de Candy a deux facettes: le premier est un lycéen coincé mais particulièrement studieux qui se destine aux grandes écoles, tandis que le deuxième, beaucoup plus extraverti, roule en moto et n'hésite pas à relever les défis qui lui sont lancés!







I have a dream...

     
Gangking est un shonen classique, et en conséquence il s'inscrit dans toutes les codifications standardisées du genre. Au menu: un héros naïf ayant un sens aigu de la justice, avec à son côté des camarades d'aventure dévoués, qui sont là depuis le commencement ou se rallient à sa cause progressivement... Mais la plus grande caractéristique du shonen développée dans Gangking est sans conteste l'idée du dépassement de soi, dans l'optique de réaliser ses objectifs et ses rêves...
    
Dans la plupart des shonen, le but que se fixe le héros est aussi simple que prosaïque: devenir le plus fort (souvent pour vaincre les méchant). Ce n'est pas le cas dans Gangking. En effet, Jimmy, le héros de notre histoire, est déjà un bagarreur doué et respecté, mais n'utilise la violence qu'en dernier recours (pour se défendre), ou lorsqu'il est plongé dans une rage bouillonnante et incontrôlable.
Son but? Devenir tatoueur, en retrouvant son idole Katsushin, un grand maître dans l'art du tatouage, qui lui a sauvé la vie jadis. Pour ce faire, Jimmy économise de l'argent gagné en tatouant ses camarades de lycée, pour pouvoir partir aux États-Unis retrouver celui dont il espère devenir le disciple...
    
Dès le début, nous sommes charmés par le rêve particulièrement atypique de Jimmy, qui distingue d'emblée Gangking des autres shonen nekketsu. Nous sommes également séduits par l'aura charismatique qui entoure ce héros décidément pas comme les autres. Bien souvent dans mes lectures shonen, j'ai remarqué que le personnage principal n'était que très rarement charismatique. Bien qu'il soit l'élément central du récit, d'autres personnages, secondaires, se distinguaient de lui et attiraient vers eux l'admiration des lecteurs. C'est par exemple le cas de Sasuke, qui rivalise de popularité face à Naruto, le surpassant même... Dans certains cas, les personnages secondaires supplantent carrément le héros: l'exemple le plus flagrant est Saint Seiya de Kurumada. Dans ce manga, le chevalier Seiya, pourtant héros, a le charisme d'une huître et est écrasé par la présence des autres chevaliers, Ikki en tête...
Dans Gangking, Jimmy tire toute la couverture à lui! Il est beau, fort et est doté d'un ascendant indéniable sur les autres! Il est certes un peu maladroit, mais sa droiture et ses idéaux font presque de lui un soleil, qui séduit tous les autres élèves du lycée des Roses, qui finissent eux-mêmes par graviter autour de lui et le soutenir dans son rêve... Le visuel du plat verso de chaque tome va d'ailleurs dans ce sens: sur le premier volume, le dessin représente Jimmy et Banco, son ami de toujours. Mais à chaque nouveau tome, un autre personnage vient s'ajouter à ce tableau, qui fait décidément la part belle à l'amitié...

Bien évidemment, il ne faut surtout pas penser que tout le récit tourne autour de Jimmy. Comme je viens de l'écrire, il est sans conteste le personnage le plus charismatique de Gangking. Mais ça ne veut pas dire que tous les autres personnages font de la simple figuration! En effet, les amis proches de notre héros ont souvent, en plus d'épauler ce dernier, une motivation particulière. Si Candy a des aspirations classiques (il souhaite entrer dans de grandes écoles et travaille dur pour cela), Saiko ou Zombi, recherchent respectivement la force et le respect des autres élèves des environs.

En définitive, Daiju Yanauchi semble accorder une importance toute particulière à la notion de l'idéal. C'est pourquoi il dote son personnage principal d'un but fort, qui devient, pour les premiers volumes tout du moins, un des moteurs de l'histoire. On ressent également une certaine habilité de l'auteur à mettre en exergue les difficultés que certains jeunes ont à faire accepter leurs rêves dans une société japonaise qui frise la morale réactionnaire. En ce sens, il représente certains professeurs comme particulièrement intolérants, tout en veillant à instaurer une dose de nuance en introduisant un pédagogue (Yamashita) qui se révèle plutôt compréhensif.
                                           
                                  


Qui deviendra le Gangking?

              
L'autre facette essentielle du scénario de Gangking, et qui donne par ailleurs son nom au titre, consiste en une guerre de gang, inter lycées, et qui finit par atteindre notre héros. Dans notre récit, le "Gangking" est un peu "le roi de la ville". Celui qui réussira à soumettre tous les lycées et à vaincre tous ses opposants sera le détenteur de ce titre mythique.
Plusieurs chefs de gangs sont bien évidemment en lice... mais Yanauchi, afin de ménager le suspense, ne nous fait découvrir les "Gangking" potentiels qu'au compte-gouttes!
   
Au début du récit et durant plusieurs volumes, Yanauchi délaisse un peu la quête du Gangking. Le récit s'articule sous la forme de plusieurs petites histoires d'un ou deux chapitres. Les deux premiers volumes nous permettent de faire la connaissance des personnages principaux et de découvrir l'univers scolaire dans lequel évoluent les personnages. L'auteur consacre aussi beaucoup d'historiettes en rapport à la vocation de tatoueur de Jimmy, qui nous permettent d'en savoir plus sur sa clientèle (essentiellement des lycéens masculins) et aussi sur les valeurs que notre héros défend dans son travail. Et on peut dire que Jimmy est un véritable passionné, qui prend très à cœur les désirs de ses clients. Ce n'est pas un simple dessinateur, mais bel et bien un artiste, qui créé en fonction de la personnalité et des souhaits de ceux qui font appel à ses services.

Bien évidemment, de nombreux affrontements ponctuent les aventures de Jimmy et sa bande, et le récit reste toujours clairement tourné vers la baston. Mais c'est à partir du milieu du quatrième tome que se met réellement en place l'histoire du Gangking, ce qui fait prendre au récit une tournure différente. Chose troublante, le début coïncide avec la décision de Jimmy d'arrêter son job de tatoueur, pour des raisons que je vous laisserai découvrir... 
Quoi qu'il en soit, c'est à partir de là que les différents combats que mènent que le héros et ses amis prennent une réelle dimension et s'inscrivent dans un scénario à "fil conducteur", qui va casser le schéma épisodique auquel nous avait habitué l'auteur...
        
C'est le personnage de Pinco, leader du gang des Justice, qui est l'élément moteur de l'arc du Gangking. Ce leader charismatique, inquiet par la renommée montante de Jimmy, se décide à passer à l'action en provoquant ce dernier. Tout d'abord éclateront de simples escarmouches... mais bien vite, Pinco fera appel à un de ses lieutenants: Husky. Véritable chien à la fois fou et sournois, il n'hésitera pas à soudoyer et menacer des personnes de l'entourage du héros pour le mettre hors d'état de nuire. Husky n'en reste pas moins un excellent bagarreur, qui n'hésitera pas à investir le lycée des Roses pour se venger de certains camarades de Jimmy!! C'est d'ailleurs à cette occasion que nous allons découvrir une des facettes les plus sombres de notre héros!

En effet, lorsque Jimmy est très contrarié, il perd son sang froid et devient un terrible combattant, presque invincible. L'auteur attribue alors à son personnage des yeux injectés de sang (je vous accorde que ce n'est pas graphiquement très novateur mais d'un autre côté, Yanauchi ne pouvait pas non plus affubler son héros de cheveux jaunes!). C'est une nouvelle facette, totalement en opposition avec celle nous montrant un Jimmy souriant, naïf et optimiste, que nous découvrons. Le récit prend ainsi à ce moment une tournure plus grave, qui colle plus à l'ambiance de "guerre de gangs" voulue par l'auteur.
Si l'entrée en scène de Pinco annonçait des jours difficiles pour Jimmy et sa bande, cette plongée dans les méandres les plus sombres de la personnalité de Jimmy inaugure réellement ce nouvel arc de Gangking!
       
Dans la continuité des évènements explicités ci-dessus, le sixième tome de Gangking est dédié entièrement à l'affrontement pur et dur! Les différents lieutenants de Pinco entrent en scène et défient tous les amis de Jimmy. Une succession de combats tous plus dantesques les uns que les autres débute alors, pour le plus grand plaisir des amateurs de baston! L'auteur lève également un peu plus le voile sur certains personnages encore mystérieux... L'intrigue du Gangking se met en place, les différentes forces en présence sont révélées, et nous faisons notamment plus ample connaissance avec une autre figure mythique du lycée des roses: le boss des troisième année! J'ai vraiment hâte de lire la suite!!



        
           

Graphismes et adaptation


Graphismes     
Bien que classique, le style graphique de Daiju Yanauchi n'en reste pas efficace et maîtrisé. Au début, les traits des personnages semblaient assez épais mais ils s'affinent au fil des volumes.
Le chara design est certainement le gros point fort des dessins. Bien trouvés, les styles des différents personnages collent à la perfection à leur personnalité, pour un rendu de très haute qualité. Banco a réellement un air malicieux, Zombi a vraiment l'air d'un fou furieux, Candy a toujours un air un peu niais etc... On notera également l'expressivité des personnages, qui s'accommode toujours des différentes séquences du récit. Presque tous les personnages ont la classe! Leur look vestimentaire semble très étudié, leur coupe de cheveux également... On se demande si Yanauchi n'a pas rencontré des voyous avant de réaliser Gangking! On peut à la rigueur reprocher à l'auteur une certaine redondance dans la manière de dessiner les lycéens: ils sont en effet bien souvent minces et "beaux gosses", et adoptent presque toujours un look de "fashion victim".
    
Les décors ne sont pas négligés: précis et fouillés, ils correspondent bien soit à l'ambiance scolaire, soit à l'ambiance de rue souhaitée par l'auteur. Lors des scènes d'action, ils ont tendance à s'éclipser au profit de certains codes graphiques accentuant l'idée de dynamisme et de mouvement.
   
Les onomatopées sont assez discrètes, mais lorsqu'elles sont de taille immense, elles s'insèrent très bien dans les graphismes. Elles sont très dynamiques, tout comme les le rendu graphique lors des scènes d'action. Le sixième volume en est l'exemple parfait: les différentes bagarres s'y enchaînent sans aucun temps mort et sont toujours d'une fluidité déconcertante... Bravo l'artiste!
      
Adaptation
L'adaptation réalisée par Taïfu comics sur Gangking est des plus correcte.
La traduction est excellente. Les lycéens parlent comme des "djeun's": les paroles collent donc très bien à l'ambiance générale. Je n'ai pas repéré de fautes d'orthographe ou de syntaxe.
Les onomatopées japonaises se retrouvent traduites (de manière discrète) lorsqu'elles sont de grande taille, ou carrément remplacées par leurs homologues françaises lorsque c'est possible. Le découpage est bien fait: il n'y a pas de bulles ou de cases coupées et tous les dialogues sont visibles. L'impression et la qualité du papier sont également au rendez-vous.
 
Les couvertures, très colorées, attirent immanquablement l'œil et mettent bien en valeur le héros, avec en toile de fond des tatouages. Seul petit reproche: il aurait été sympathique de mettre une ou deux pages couleur, étant donné le prix assez élevé d'un tome de Gangking. M'enfin ce petit reproche reste anecdotique étant donné la qualité de ce titre!
      



L'art du tatouage au Japon

      
            
Situation
Au japon, les tatouages sont codifiés en deux catégories bien distinctes. Le terme Horimono désigne en quelque sorte l'ensemble des tatouages toutes influences confondues.
L'irezumi englobe quant à lui les tatouages à caractère traditionnel, qui recouvrent une grande partie, voire l'intégralité du corps. Le tatouage de Jimmy, le héros de Gangking, appartient donc à cette catégorie.
L'irezumi est souvent réalisé de manière traditionnelle, c'est à dire à la main. Il faut donc un certain temps, parfois très long, pour réaliser entièrement le motif désiré. Il occasionne par ailleurs de nombreuses souffrances et des frais énormes! Le fait de tatouer à la main est communément appelé tebori.
    
De nos jours, l'irezumi est perçu assez négativement par la population japonaise, qui a tendance à associer ce type de tatouage à la mafia japonaise: les Yakuzas. De manière générale, le tatouage reste en conséquence proscrit dans beaucoup de lieux publics au Japon, notamment dans les piscines ou encore les Onsen (bains japonais), alors même qu'il tend à se démocratiser. En effet une partie de la jeunesse japonaise, toujours friande de codes esthétiques permettant de se distinguer des autres, adopte de plus en plus le tatouage, ce dernier permettant de porter un signe distinctif.
     
      
Petit historique    
L'art du tatouage est particulièrement ancien au Japon. Les Aïnous, peuple aborigène installé principalement au Nord du Japon (l'île d'Hokkaido) et sur les îles Kouriles et Sakhaline, arboraient déjà des tatouages faciaux à l'ère Jômon (-10000 à -300 avant J.C.).
Des archives et autres témoignages ont permis avec certitude de démontrer que le tatouage a toujours fait partie de la culture japonaise. On distinguait même deux types de tatouages: ceux associés à la noblesse, considérés comme prestigieux, et ceux associés aux criminels.

C'est l'ère Asuka qui marque un réel tournant dans la perception du tatouage au Japon. La fin de la première moitié du VIème siècle marque en effet l'arrivée du Bouddhisme sur le sol japonais. Accompagné de certaines doctrines chinoises, le bouddhisme condamne l'art du tatouage. Les mentalités japonaises changent alors et adoptent de manière progressive la pensée bouddhique à l'égard du tatouage, qui devint alors réservé à la lie de la société, prostituées et malfrats en tête.
  
On notera également que le tatouage, à l'époque Muromachi, retrouva en partie ses lettres de noblesse en étant utilisé par certains samouraïs, qui se tatouaient alors le symbole de leur clan sur le corps.
      
        
        
Symbolique du tatouage
Si les horimono, qui traduisent un effet de mode, n'ont pas d'influence symbolique particulière, les irezumi, eux, s'inspirent essentiellement de la religion, de certains faits historiques japonais, du folklore ou encore des autres arts (littérature, estampes...).
Dans les pays asiatiques, il est de bon goût d'associer une personnalité à un animal. C'est pourquoi un bon nombre d'irezumi représentent un ou plusieurs motifs animaliers, comme le dragon ou le tigre par exemple.
        
Pour les yakuzas (la mafia japonaise, ndlr), l'irezumi reste une phénomène encore répandu, mais tend à décroître avec le temps. Au delà de signifier l'appartenance à un clan, il symbolise, lorsqu'il est réalisé via la méthode tebori, un rituel de force et d'endurance face à la douleur. Le tatouage étant mal perçu au Japon, il connote aussi de la volonté de quitter la société civile pour entrer dans le monde du crime.



           
               

Conclusion

       
En définitive, Gangking est un excellent manga de baston. Si les premiers volumes posaient l'intrigue et présentaient les personnages, le récit semble définitivement s'emballer à partir du volume 4, dans lequel entre en scène Pinco, le leader du gang Justice.
Nous plongeons alors dans ce qui se fait de mieux dans le style furyo, avec des affrontements en pagaille et une tension narrative impressionnante, le tout servi par le style graphique particulièrement efficace de Yanauchi, au meilleur de sa forme. Alors si vous êtes amateur de castagne ou si vous êtes nostalgique de l'époque "Racaille blues", n'hésitez plus: Gangking est fait pour vous!!
         
         
© Daiju Yanauchi 2005 - Shonen Gahosha Co, Ltd.
          
               
Dossier réalisé par shinob. Mise en ligne le 03/10/08
               
Sources:
Page internet Le tatouage japonais
Animeland: Article Le tatouage japonais: vers une reconnaissance?

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