Fumiyo Kouno - Actualité manga
Dossier manga - Fumiyo Kouno

Note des lecteurs 17.50 /20

Sommaire

Présentation de l'auteure

  
  

Biographie et bibliographie

  
Née le 28 septembre 1968 à Hiroshima, Fumiyo Kouno (こうの史代) grandit dans un cadre peu propice au développement de son intérêt pour le manga : ses parents ne voient guère la bande dessinée d'un bon oeil et en interdisent toute trace chez eux. La jeune Fumiyo, alors collégienne, choisit alors de faire ses propres dessins et de grandir avec ses propres histoires, en crayonnant au dos de prospectus publicitaires reçus à la maison. Néanmoins, elle peut tout de même compter sur les mangas prêtés par ses amis, dont elle retient notamment Candy Candy et Capitaine Albator pour citer les plus connus en France, mais elle avoue que ce sont surtout les lectures de certaines oeuvres d'Osamu Tezuka (elle est fan de certains arcs de Phénix, de Captain Ken et de Tsumi to Batsu) et de Fujiko Fujio qui l'ont le plus marquée dans sa jeunesse. Puis elle déclare une forte inspiration du style littéraire de Sanpei Shirato, et de la polyvalence de Yu Takita, auteur pionnier du manga autobiographique.



Tout en continuant de dessiner pour elle, elle poursuit ses études jusqu'à l'université de Hiroshima où elle étudie les sciences. Etudes qu'elle finit par abandonner pour aller habiter à Tôkyô, où, parallèlement à un travail de fleuriste, elle aide Katsuyuki Toda, un ami de l'université qui avait arrêté ses études avant elle pour devenir mangaka. C'est ce même ami qui lui propose ensuite de devenir réellement son assistante. Elle relance alors de plus belle ses tentatives pour percer dans le manga, chose qu'elle parvient à faire assez tardivement, quand, en 1995, un responsable éditorial de Futabasha lui offre l'opportunité de dessiner Machikado Hana da yori (街角花だより), son premier manga, qui a pour sujet le commerce des fleurs qu'elle connaît si bien.



Tout en restant l'assistante d'auteurs comme Aki Morino et Fumiko Tanigawa, elle confirme le lancement de sa carrière solo avec les débuts, en 1997, de Pippira Note (ぴっぴら帳), une comédie en format 4-koma qui prendra fin beaucoup plus tard, en 2004, après deux tomes.
Cette série mêlant tranche de vie et humour narre l'amitié entre une jeune femme nommée Kimiko, et Pippira, un petit oiseau perdu qu'elle a recueilli. Commence alors pour Kimiko un quotidien plein de surprises et de découvertes aux côtés de ce petit oiseau qu'elle traite comme un véritable trésor quotidien.
L'éditeur Ohzora Shuppan donnera une seconde vie à cette oeuvre en lui offrant une nouvelle édition en janvier 2009.



Dans le même esprit, elle démarre en 1999 Kokko-san (こっこさん), connu en France sous le nom Koko. Narrant aussi le quotidien d'une humaine et d'un volatile, cette oeuvre, bouclée en 2001 et éditée en un tome relié par Ohzora Shuppan en 2005, prend toutefois plus de libertés avec le format 4-koma. On y suit Yayoi, gamine de 10 ans, qui s'est liée d'amitié avec Koko, un coq plutôt caractériel.



Très peu de temps après la fin de Koko, toujours en 2001, elle entame Nagai Michi (長い道), connu en France sous le nom Une longue route. Au fil de 54 courts chapitres de 3-4 pages, on y suit le quotidien doux ou amusant d'un couple japonais. Achevée en 2004, l'oeuvre est publié en one-shot par Futabasha en juillet 2005, puis est rééditée en juin 2009 au format bunko.



C'est aussi en 2001 et jusqu'en 2002 que Fumiyo Kouno signe les dessins du one-shot Kappa no Neneko, sur un scénario d'Akiho Kôsaka. Un one-shot publié de façon confidentielle chez l'éditeur japonais Fukuinkan Shoten.
En 2001, elle en profite également pour sortir diplômée en Humanité de l"University of the Air", université japonaise d'enseignement à distance acceptant des étudiants de tout le pays.



2003-2004 marque la publication de son oeuvre la plus connue en France : le Pays des Cerisiers, de son nom original Yūnagi no Machi, Sakura no Kuni (夕凪の街 桜の国). Pour la première fois, et avec un peu de réticence au départ, l'auteure aborde un sujet beaucoup plus sérieux, qui animera ensuite d'autres de ses oeuvres : la bombe nucléaire de Hiroshima, sa ville natale, et surtout les conséquences tragiques que celle-ci a eu au fil des décennies, sur plusieurs générations.
Publiée en un tome relié une première fois par Futabasha en octobre 2004, l'oeuvre est rééditée en format bunko en avril 2008.



En 2004 arrive Sansanroku (さんさん録), Pour Sanpei en français, série qui prendra fin en 2006 avec son deuxième tome.
En nous invitant à suivre le nouveau quotidien d'un vieil homme bougon qui est hébergé par sa belle-famille après avoir perdu sa femme, Fumiyo Kouno mêle ses principaux axes : des sujets mâtures comme la mort et la vieillesse, et un goût prononcé pour le quotidien et pour une certaine insouciance.
Après une première édition en 2 tomes en mars et juin 2006, la série est compilée par Futabasha en une intégrale bunko en janvier 2010.



Après la fin de Pour Sanpei, la mangaka se lance en 2006-2007 dans Kono Sekai no Katasumi ni (この世界の片隅に), publié en langue française sous le titre Dans un recoin de ce monde. D'abord sorti au Japon en trois tomes entre janvier 2008 et avril 2009, la série est ensuite rééditée par Futabasha en juillet 2001 en deux volumes bunko.
En nous faisant suivre le quotidien d'une famille de la banlieue de Hiroshima en pleine 2nde Guerre Mondiale, l'auteure mêle mieux que jamais, sur plus de 400 pages, portrait du quotidien et thèmes durs comme la guerre, ses conséquences collatérales de plus en plus dramatiques sur les civils, et surtout la bombe atomique déjà abordée sous un autre angle dans le Pays des Cerisiers.



En 2009-2010, elle signe pour l'éditeur Heibonsha le one-shot humoristique Heibon Club (平凡倶楽部), puis entame en 2011 pour ce même éditeur Ballpen Kojiki (ぼおるぺん 古事記), une réécriture en version manga du célèbre Kojiki. Prépubliée en ligne sur le site Web Heibon au rythme d'une planche par jour, cette oeuvre connaît une parution en trois tomes reliés entre mai 2012 et février 2013.



En 2012, aux côtés des prestigieuses Moto Hagio et Keiko Takemiya, Fumiyo Kouno est en visite en France à l'occasion de l'événement Planète Manga au Centre Pompidou. A cette occasion, nous avions pu la rencontrer, le compte-rendu de notre interview étant toujours disponible à cette adresse ou sur la fiche de la mangaka.

Lisant beaucoup de mangas, Fumiyo Kouno est également une grande lectrice de romans, parmi lesquels ceux d'André Gide.


Prix et nominations


En 2004, Fumiyo Kouno remporte le Grand Prix du Japan Media Arts Festival, catégorie manga, pour le Pays des Cerisiers. Il s'agit de la plus haute récompense du festival pour la catégorie manga.

L'année suivante, cette même oeuvre lui permet de remporter le "Creative Award" du Prix Culturel Osamu Tezuka, récompense attribuée la plupart du temps à des oeuvres offrant une nouvelle approche d'événements ayant marqué l'Histoire.

En 2009, pour Dans un recoin de ce monde, le Japan Media Arts Festival la récompense une nouvelle fois avec, cette fois-ci, le Prix d'Excellence catégorie manga, un prix qu'elle gagne notamment en compagnie des Enfants de la Mer de Daisuke Igarashi. Cette année-là, le Grand Prix est attribué à Vinland Saga.
  
  
  

© Fumiyo Kouno / FUTABASHA PUBLISHERS LTD

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