Lockdown Vol.3 - Actualité manga

Lockdown Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 19 Mai 2017

Critique 2

Diviser pour mieux régner : la tactique des terroristes au sein du lycée est aussi classique qu'efficace. Après avoir abattu les enseignants les moins coopératifs, Hozuki et ses sbires forcent les différentes classes à se séparer, et entretiennent aux élèves un espoir de sortie afin de mieux les contrôler. Mais dans tout ça, certains adolescents ne sont clairement pas décidés à se laisser faire. Certains terminales fomentent un début de rébellion, tandis que d'autres élèves ont d'autres souhaits, comme Yuuki qui aimerait pouvoir retrouver sa petite soeur Kana enfermée dans le gymnase. Quant à Sota, il se retrouve confronté à un cruel dilemme par Hozuki : peinant de plus en plus à maîtrise sa soif de chair fraîche, il se voit proposer de dévorer les entrailles d'une adolescente... qui n'est autre que Mina, la petite amie de Junji...

La fin du tome 2 intriguait un peu en confrontant Sota à la pire des horreurs, Hozuki lui proposant tout bonnement de renoncer à son humanité en avalant des viscères humaine. Le dilemme posé face au pauvre garçon était prometteur... Malheureusement, il ne dure pas bien longtemps et est traité de façon expéditive. Dès lors, l'aspect "zombie" de la série repasse au second plan pendant une grosse partie du tome (quasiment son ensemble, en fait), Michio Yazu préférant s'attarder sur d'autres choses tantôt intéressantes, tantôt beaucoup moins.

En tête des éléments intéressants, il y a quelques interrogations très brièvement lancées ou relancées, autour de la possible présence d'un traître au sein des terroristes, de la réelle mission de l'armée qui entoure le bâtiment, ou d'autres petites énigmes plus personnelles (comment Miho connaît-elle le nom de l'arme biologique ? Que pourrait bien cacher Tsubasa ?). De même, il y a bien sûr les projets de rébellion de certains lycéens, et... c'est à peu près tout. Car plutôt que d'approfondir des pistes pour l'instant totalement artificielles, le scénariste préfère s'égarer dans des choses beaucoup moins convaincantes.

En tête, il y a à nouveau le petit jeu que Hozuki propose aux élèves, dont l'intérêt est proche du néant, autant dans le déroulement du truc que dans ses conséquences, étant donné qu'il y avait d'autres manières plus simples pour la chef des terroristes d'arriver à ses fins. Par ailleurs, cette méchante reste une énigme beaucoup trop bancale : tantôt cruelle dans ce qu'elle fait, tantôt plus compréhensive, et parfois carrément je m'en foutiste en laissant certains élèves faire ce qu'ils veulent. Le pire est pourtant à chercher du côté de certains élèves, véritables clichés d'abrutis finis. Entre le petit gros qui joue les petits tyrans pour que les autres lui apportent... plein de sandwichs (hem), la pouf' de service qui propose à plusieurs garçons de coucher avec eux s'ils font ce qu'elle veut, où ce cher cliché d'otak de Noguchi qui veut bien échanger sa console contre des culottes de filles, on tient une belle petite palette de têtes à claques, qui apportent de la plus superficielle des manières encore un peu plus de division. Que ces personnages sont neuneus. Mais neuneus, les terroristes le sont aussi, dans leur surveillance souvent désespérément relâchée (souvent quand ça arrange le scénariste pour faire avancer ses pions)... et puis qu'est-ce que c'est que ces terroristes de pacotille, qui ont pensé aux téléphones portables, mais pas aux consoles de jeu ?

Après trois volumes, Lockdown peine cruellement à convaincre, à cause de ses différentes pistes mal équilibrées, de ses comportements idiots, et de son intrigue qui ne donne pas franchement l'impression d'avancer ici.

Critique 1


Les terroristes assoient leur domination au sein du lycée en démontrant qu'ils ne plaisantent pas en éliminant les professeurs au cours d'un jeu des plus malsains. Les élèves, d'abord horrifiés, décident par la suite de se rebeller...la résistance s'organise alors, à commencer par les terminales.
Mais parmi les élèves de premières c'est la panique, Sota a de plus en plus de mal à contrôler sa soif de sang et décide d'accepter l'aide de Hozuki...mais ce qu'elle lui propose l'horrifie encore plus. Doit-il renoncer à son humanité?

Alors que le premier volume laissait tout de même assez perplexe, le mélange des genres laissant dubitatif, le second opus se montrait plus intéressant, plus rafraîchissant et mieux construit...ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce troisième tome!

On reprend en toute logique là où on s'était arrêté, à savoir avec le face à face particulièrement malsain entre Hozuki et Sato, ce dernier refusant de se laisser aller à ses pulsions malgré une faim grandissante...et puis il s'échappe et personne ne part à sa recherche...normale. Et c'est justement ce qui agace fortement dans cette série, le sentiment que tout le monde ou presque se fout de tout! Les terroristes gèrent les otages en leur mettant la pression sauf quand ça arrange le scénario, à l'image de cette scène où ils bouclent le gymnase empêchant toute personne de sortir...sauf ceux qui décident de sortir par une vitre sans que personne ne les remarque. Et c'est bien là le gros problème de cette série, ce sont toutes les facilités que les auteurs s'accordent allant parfois jusqu'à nous prendre pour des imbéciles.

Sinon on a le sentiment qu'il ne se passe pas grand-chose dans ce volume, ça discute beaucoup, mais ça tourne aussi pas mal en rond.
On apprend cependant que les autorités ne sont pas là pour sauver les otages, mais bien pour récupérer le virus dérobé par les terroristes, ce qui répond déjà (peut être un peu tôt) à une des hypothèses soulevées dans le tome précédent et on voit la résistance qui commence à s'organiser malgré des désaccords avec certains élèves qui ne souhaitent pas se mouiller. C'est clairement cet aspect qui se montre le plus intéressant, l'opposition qu'on nous vend depuis le début de la série, la guerre entre lycéens et terroristes qui pour le moment n'a pas lieu.

L'aspect zombie est presque laissé de côté dans ce tome, si ce n'est à la fin où effectivement nous avons droit à une scène dans la plus pure tradition du genre, malsaine à souhait. Par contre les petites problématiques adolescentes sont bien présentes, et ça pèse grandement sur la série. Les auteurs s'attardant sur des petits tyrans afin de mieux démontrer le courage et la force d'esprit de certains personnages...ça ne sert à rien et on a l'impression de perdre du temps!

Alors que le second tome avait vraiment bien redressé la barre après un premier volume en demi-teinte, ce troisième opus retombe dans les mêmes travers...on est de nouveau assez sceptiques.

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

8.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Erkael

12 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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