Damned Master Vol.4 - Actualité manga

Damned Master Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 11 Août 2017

Uni, personnage central de Damned Master et narrateur, revient dans un quatrième volume où, une nouvelle fois, il présente des petites aventures étranges et angoissantes qu'il aurait vécues à l'époque de l'université avec son "maître". Ici, cinq nouveaux récits attendent le lecteur au fil de 7 chapitres.


Les deux premiers récits sont sûrement les deux plus aboutis du tome, voire de la série depuis ses débuts, non seulement pour leur contenu, mais aussi pour leur durée un peu plus longue puisque chacune d'elles compte deux chapitres, ce qui laisse le temps à la mangaka Shu Katayama d'aller un petit peu plus loin. Dans la première, on suit Uni et 3 de ses camarades dont Kyôsuke alors qu'ils s'interrogent sur une étrange grille soudée au sol dans une usine désaffectée, trappe d'où sortent des cheveux ? Comment est-ce possible ? D'où viennent les voix qu'Itami a entendues sous cette trappe ? Et quel est cet étrange numéro de téléphone qui s'affiche sur son téléphone portable ? Dans le récit suivant, il est question d'une étrange poupée japonaise ancienne, que Mikatchi peint, et qui semble rappeler de vieilles superstitions de l'époque Meiji, à une époque où l'on pensait que les toutes premières techniques de photographie pouvait aspirer l'âme des gens.


Dans les deux cas, on a droit à un bon petit coup de boost dans la série grâce à une exploitation plus prononcée de personnages secondaires jusque-là trop discrets. On pense en tête à Itami et Mikatchi, mais on revoit aussi avec plaisir Kyôsuke. Et le récit de la poupée vaut vraiment le coup pour sa manière de nous plonger dans des "légendes" angoissantes de plus d'un siècle liées aux photographies et aux kimonos, mais aussi pour le look réussi de la fameuse poupée.


La suite du tome, revenant à des histoires d'un seul chapitre, est un petit peu plus classique, mais pas désagréable à parcourir. Il y est notamment questions de photos (encore) où apparaissent des esprits, de bruits de pas dans un hôpital désaffecté, et d'une partie de shôgi qui dure depuis 50 ans. Tandis que l'histoire des photos, trop brève, laisse un peu le lecteur sur sa faim, celle des pas et contée de manière linéaire, mais efficace en exploitant l'un des drames passés du bâtiment. Quant au dernier chapitre, il est surtout intéressant pour ce qu'il nous révèle d'un membre de la famille du maître : son défunt grand-père.


Bien que les récits mériteraient parfois d'aller un petit peu plus loin, le scénariste d"origine Uni offre toujours des choses qui font leur petit effet, car il sait mettre en scène des objets et des lieux à même de susciter une douce inquiétude. Autour des objets comme la poupée ou les photos, il arrive toujours à broder de petites légendes urbaines angoissantes pour quiconque décide d'y croire, et il en est de même pour les lieux comme l'usine avec sa grille soudée et l'hôpital désaffecté, des endroits idéaux pour véhiculer des rumeurs lugubres.


Damned Master s'offre ici son meilleur volume à ce jour, grâce à des récits globalement réussis, qui ont tout pour susciter de douces angoisses et s'amuser à se faire un peu peur.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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