Blood Blockade Battlefront Vol.7 - Actualité manga

Blood Blockade Battlefront Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 19 Mai 2017

Leo a beau être faible physiquement, son ami Reel l’est encore plus ! Et cela va leur porter préjudice lorsqu’une bande de loubards les prend en grippe, Reel prenant ses jambes à son cou et laissant Leo dans l’embarras. Peu après, le jeune homme fait la connaissance de Li Gad, un mecha-médecin qui l’avertit d’un danger en la « personne » de Gemnemo, une bactérie aux pouvoirs particulièrement inquiétants… Et si Reel était la proie de ce mal ?

Deux nouvelles intrigues attendent le lecteur dans ce septième tome de BBB. On ne change donc pas une recette qui fonctionne et une fois encore, Yasuhiro Nightow nous livre un volume survitaminé où les aventures ne se ressemblent jamais.

La première intrigue, « Macro-Bataille », est la plus longue puisqu’elle occupe les deux premiers tiers du volume. Cette fois, il est question de danger biologique, mais à la sauce Nightow par rapport à l’univers de Blood Blockade Battlefront. Alors, ne vous attendez pas à voir le sujet traité de manière conventionnelle puisque la contamination de Reel par le dangereux Gemnemo est surtout un prétexte pour amenant une bataille particulièrement dévastatrice, l’antagoniste qui se dresse contre Libra étant peut-être le plus dangereux présenté à l’heure actuelle. Le ton se veut alors hybride, car derrière cette menace qui va amener quelques discours classiques sur la faiblesse et la définition du pouvoir, il reste un côté second degré volontaire par la démesure du combat et son aura qui fait écho aux monstres de kaiju comme Godzilla ou Gamera. Le délire de l’auteur est donc bien présent, il est même savoureux tant il ne laisse pas le temps de souffler jusqu’à sa toute fin, une conclusion désopilante qui désamorce avec un certain brio l’intensité de la bataille.

Sur la dernière partie, le duo Zapp et Zed est remis à l’honneur, un binôme particulièrement efficace puisque les deux énergumènes sont diamétralement opposés et n’arrivent pas à se saquer. Le style de Nightow étant là et la traduction de Yann Koffi étant brillante à ces instants, la vulgarité est de mise et difficile de retenir son rire sur la succession de mésaventures qui se déroule durant cette histoire. Pour ce chapitre, l’auteur semble crier son amour pour le cinéma et utilise une mise en scène particulièrement cinématographique, sans énormément de textes et en contant l’effet domino de la catastrophe présente par sa narration très vive, et le cadrage de ses cases. Outre le fait que la légèreté soit beaucoup plus présente que sur l’arc précédent, c’est une adrénaline montante qui se dégage du tout et une absurdité des plus folles qui correspond bien aux deux membres loufoques de Libra mis en avant ici. Le tout s’enchaîne même comme un long sketch et à ce titre, Yasuhiro Nightow réussit totalement son effet à travers ce chapitre à la narration presque expérimentale.

En résumé, c’est un septième tome à l’allure effrénée que nous propose l’auteur. Certains regretteront sûrement toujours l’absence de fil conducteur, mais en dépit de ça, l’auteur renouvelle brillamment ses intrigues et continue d’instaurer des styles différents dans sa série. L’hybridité est alors de mise, une patte très raccord avec la société cosmopolite et interespèce qu’est Hellsalem’s Lot et à ce titre, chaque histoire est un moment d’évasion, de rire bien souvent, et séduit toujours autant. On regrette même qu’il ne reste que trois tomes à la série, bien qu’un dérivé soit en cours de publication au Japon…


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






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