Blood Blockade Battlefront Vol.7 - Actualité manga

Blood Blockade Battlefront Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 23 Août 2017

Critique 2 :

"Moi, c'est Leonardo Watch. Ca ne va pas fort pour moi... Comme vous pouvez le constater, je suis en train de me faire étrangler..."

Notre cher Leo n'est pas ce qu'il y a de plus imposant physiquement, c'est le cas de le dire. Et cette fois-ci, il le prouve dès le début du tome en étant pris à parti par des voyous, sous les yeux de son ami Reel qu'il ne peut rien faire puisqu'il est encore plus faible que lui ! Mais au bout de cette rixe à sens unique, notre héros va faire une rencontre importante... et improbable. Celle de Li Gad, un mecha-médecin à l'allure pas franchement imposante (pas du tout, en fait), mais qui a un objectif de premier ordre : empêcher la montée en puissance de Gemnemo, une bactérie terroriste douée de volonté et très entreprenante, en plus de maîtriser les sciences occultes. Et alors que Leo est en plein coup de déprime, il va devoir épauler Gad pour trois fois rien. Juste sauver le monde.

Le tome 7 de BBB démarre sur les chapeaux de roue en soulignant à nouveau la faiblesse de Leo, alors qu'il renferme pourtant en lui un pouvoir si précieux. Mais en plus d'être faiblard, il est également un poissard invétéré, dont la faculté à se retrouver embarqué dans des situations dingues passe encore un cap ! Alors qu'il se morfond dans son malheur, le voici face à se qui est sans doute la plus grande (dans tous les sens du terme) menace depuis le début de la série. Une menace où Nightow, une nouvelle fois, part d'une idée aussi simple que jouissive.
Car en offrant en guise d'ennemie du monde une bactérie, l'auteur développe ensuite un récit au schéma simple, où nous allons de l'infiniment petit à l'infiniment grand, Gemnemo ayant la capacité folle d'augmenter à l'infini la masse musculaire et la taille de celui qu'il parasite. Et cogner le parasité ne fait qu'accélérer cette montée en puissance... On se retrouve alors avec un combat où Nightow se fait plaisir dans ses quelques références au cinéma de monstres géants, et qui promet d'être dantesque... ou, en tout cas, qui aurait pu l'être.
Car avec Nightow, rien n'est jamais si simple, et alors que la situation semble on ne peut plus critique (c'est juste la Terre qui est menacée quoi), l'humour typique du mangaka vient vite tout contrebalancer, l'avenir du monde reposant sur... un faiblard et son singe dont le plan est plus qu'approximatif.
On se régale donc avec ce nouveau problème rondement mené, Nightow en profitant aussi pour glisser quelques autres choses : un focus sur Reel avec en toile de fond un discours classique sur le pouvoir et la force, une nouvelle technique de connexion visuelle de Leo... et une exploitation très fun des autres membres de Libra, puisque tandis que certains arrivent à la rescousse, d'autres sont à la rue ou ignorent ce qui se passe pour des raisons pas très glorieuses (n'est-ce pas Chain ?).

Après les 120 pages occupées par ce premier récit, la deuxième histoire remet à l'honneur un savoureux duo vu dans le tome précédent : celui composé de Zapp et Zedd. Qu'ils le veuillent ou non, tous deux ont pour mission commune d'acheminer un objet. Une tâche simple, normalement. Mais avec ces deux-là, rien n'est jamais gagné d'avance, tant la situation peut vite dégénérer. Tout en offrant quelques idées de background toujours fun (comme cette société de location de monstres), Nightow nous livre là l'un de ces récits dont il a le secret, où une mission normalement simple part complètement en cacahuète. Voici donc nos deux larrons embarqués de force dans un conflit entre un voleur dimensionnel et un gang, pour un résultat parfois un peu trop fouillis, mais brillant dans l'effet boule de neige qu'il propose, la situation prenant en un rien de temps des proportions assez dingues. Le tout dans un humour toujours aussi marqué, et qui doit notamment beaucoup aux mises en scènes soignée d'un artiste fan de cinéma, ainsi qu'aux différences de langage des deux Z dans leurs rixes qui sont très bien rendue par le traducteur Yann Koffi.

Alors, oui, la trame principale est toujours aux abonnés absents. Mais en attendant, BBB, c'est toujours aussi fun, Yasuhiro Nightow nous offrant là deux nouveaux récits bien rythmés et toujours portés par des personnages truculents et un humour ravagé.


Critique 1 :

Leo a beau être faible physiquement, son ami Reel l’est encore plus ! Et cela va leur porter préjudice lorsqu’une bande de loubards les prend en grippe, Reel prenant ses jambes à son cou et laissant Leo dans l’embarras. Peu après, le jeune homme fait la connaissance de Li Gad, un mecha-médecin qui l’avertit d’un danger en la « personne » de Gemnemo, une bactérie aux pouvoirs particulièrement inquiétants… Et si Reel était la proie de ce mal ?

Deux nouvelles intrigues attendent le lecteur dans ce septième tome de BBB. On ne change donc pas une recette qui fonctionne et une fois encore, Yasuhiro Nightow nous livre un volume survitaminé où les aventures ne se ressemblent jamais.

La première intrigue, « Macro-Bataille », est la plus longue puisqu’elle occupe les deux premiers tiers du volume. Cette fois, il est question de danger biologique, mais à la sauce Nightow par rapport à l’univers de Blood Blockade Battlefront. Alors, ne vous attendez pas à voir le sujet traité de manière conventionnelle puisque la contamination de Reel par le dangereux Gemnemo est surtout un prétexte pour amenant une bataille particulièrement dévastatrice, l’antagoniste qui se dresse contre Libra étant peut-être le plus dangereux présenté à l’heure actuelle. Le ton se veut alors hybride, car derrière cette menace qui va amener quelques discours classiques sur la faiblesse et la définition du pouvoir, il reste un côté second degré volontaire par la démesure du combat et son aura qui fait écho aux monstres de kaiju comme Godzilla ou Gamera. Le délire de l’auteur est donc bien présent, il est même savoureux tant il ne laisse pas le temps de souffler jusqu’à sa toute fin, une conclusion désopilante qui désamorce avec un certain brio l’intensité de la bataille.

Sur la dernière partie, le duo Zapp et Zed est remis à l’honneur, un binôme particulièrement efficace puisque les deux énergumènes sont diamétralement opposés et n’arrivent pas à se saquer. Le style de Nightow étant là et la traduction de Yann Koffi étant brillante à ces instants, la vulgarité est de mise et difficile de retenir son rire sur la succession de mésaventures qui se déroule durant cette histoire. Pour ce chapitre, l’auteur semble crier son amour pour le cinéma et utilise une mise en scène particulièrement cinématographique, sans énormément de textes et en contant l’effet domino de la catastrophe présente par sa narration très vive, et le cadrage de ses cases. Outre le fait que la légèreté soit beaucoup plus présente que sur l’arc précédent, c’est une adrénaline montante qui se dégage du tout et une absurdité des plus folles qui correspond bien aux deux membres loufoques de Libra mis en avant ici. Le tout s’enchaîne même comme un long sketch et à ce titre, Yasuhiro Nightow réussit totalement son effet à travers ce chapitre à la narration presque expérimentale.

En résumé, c’est un septième tome à l’allure effrénée que nous propose l’auteur. Certains regretteront sûrement toujours l’absence de fil conducteur, mais en dépit de ça, l’auteur renouvelle brillamment ses intrigues et continue d’instaurer des styles différents dans sa série. L’hybridité est alors de mise, une patte très raccord avec la société cosmopolite et interespèce qu’est Hellsalem’s Lot et à ce titre, chaque histoire est un moment d’évasion, de rire bien souvent, et séduit toujours autant. On regrette même qu’il ne reste que trois tomes à la série, bien qu’un dérivé soit en cours de publication au Japon…

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






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