Satan 666 Vol.1 - Actualité manga

Manga - Volume

Satan 666 Vol.1

Titre VO: 666~サタン~
Titre traduit: 666 Satan

De KISHIMOTO Seishi / KISHIMOTO Seishi

Manga - Manhwa - Satan 666 Vol.1

Note de la rédaction: 10/20

Note des lecteurs: 15.50 /20

Dans un univers fantastique où des artefacts magiques, les O-Parts, ont offert aux humains des pouvoirs inimaginables, une légende court à propos d'un homme qui pourrait retourner la puissance de ces pouvoirs contre son utilisateur. Cet homme aurait un chiffre gravé sur le front... 666. Il a été de ce fait surnommé Satan, ou Lucifer.
Une jeune chercheuse de trésors se retrouve accomagnée d'un jeune garçon sombre et distant dont elle n'apprendra le lourd secret qu'après avoir partagé de difficiles moments avec lui..

666 Satan, qui nous vient tous droit de l’éditeur japonais Square Enix (auquel on doit déjà les FMA, et la quasi-totalité du catalogue de Ki-oon), est un manga scénarisé et mis en scène par Seiji Kishimoto. Kishimoto ? C’est que ça me dit quelque chose ce nom là …
Et bien tu as parfaitement raison, Kishimoto est un nom plus que réputé dans le monde du manga, puisque Seiji Kishimoto n’est autre que le frère jumeau de Masashi Kishimoto, l’auteur de Naruto !
Ainsi, que l’on soit fan absolu du petit ninja blond ou anti-naruto, c’est presque mission impossible de débuter la lecture de ce premier opus sans aucun à priori.
Et il est vrai que l’on ressent à maints égards la fraternité des deux mangakas dans ce volume.
En effet, 666 Satan nous narre les péripéties de Jio et Ruby, deux adolescents ayant perdu leurs parents. Le premier est un O.P.T, c'est-à-dire qu’il détient un O.Parts, sorte d’objet aux diverses pouvoirs, et qu’il peut s’en servir grâce à son « spirit » (c’est un mot différent mais on aurait très bien pu dire Chakra, Ki …). L’autre, Ruby, est une chercheuse de trésors qui a la particularité de savoir lire les runes anciennes. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que Jio est habité par la créature la plus vile qui soit, Satan lui-même, qui fait surface lorsque son hôte est en danger de mort …
Outre le scénario plus que classique, qui n’apporte pas grand-chose au genre, le déroulement de l’action demeure assez laborieuse. Tout s’enchaîne trop vite et sans réelle cohérence. Ainsi, les deux personnages principaux décident de faire équipe, sans que l’on sache trop pourquoi, et l’arrivée de Belzébuth est à mon goût bien trop précoce ! On se croirait presque dans un One Shot….
De surcroît, Kishimoto n’hésite pas à user et abuser des ficelles du shonen, aux dépens de la crédibilité de son récit. Dès la 100ème page, l’ancien meilleur ami de Jio, devenu noir de rancoeur et de vengeance, fait son apparition pour combattre le personnage principal. Cela aurait pu être une bonne idée (quoique vraiment déjà vu) si nous avions eu le temps de nous attacher un tant soit peu aux protagonistes et de bien assimiler l’univers de 666 Satan (qui, soit dit en passant, semble plus qu’intéressant … à suivre).
Et enfin, on pourra reprocher au scénario sa trop grande ressemblance avec Naruto … Tiens, un gosse habité d’un démon ultra-puissant, qui souffre du regard et de l’exclusion des autres, ça me fait penser à quelque chose !
Et les similitudes ne s’arrêtent pas là, puisque les graphismes sont presque identiques à ceux du shonen de chez Kana. Non pas que ce soit moche, bien au contraire, mais ce trait et ce character design typiquement shonen, et qui plus est déjà-vu, n’apportent pas à la série ce regain d’originalité dont elle aurait vraiment besoin.
Côté édition, nous avons dans ce tome la confirmation du sérieux de Kurokawa. Un volume souple, tout comme le papier, qui bénéficie d’une traduction et d’une impression irréprochables. On appréciera également la sobriété de la jaquette et le « catalogue des O.Parts » en fin de volume, qui fait un bref récapitulatifs des O.Parts entraperçus pendant le tome.
En conclusion, 666 Satan semble souffrir de plusieurs lacunes qui incombent au manque d’expérience de son auteur. Celui-ci a de bonnes idées (des passages très drôles, des combats atypiques, un univers qui oscille entre archaïsme et modernité) mais malheureusement il ne les met pas en valeur. Néanmoins vous savez aussi bien que moi que l’on ne peut pas réduire un manga, surtout un shonen, à son premier tome. Doit faire ses preuves, donc.



crack

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