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Manga - volume

Sanctuary Vol.1

JP Title: サンクチュアリ
Translated Title: Sanctuary

By IKEGAMI Ryoichi / IKEGAMI Ryôichi
With BURONSON - FUMIMURA Sho

Publisher FR : Kabuto
Collection: N/C

Rated
14+
Manga - Manhwa - Sanctuary Vol.1
Average Rating of MN 15/20
Average Rating of Readers 19.50/20
Hojo est un yakuza bien singulier. Implacable, il fait pourtant preuve d’un sens de l’honneur dont les autres sont dépourvus. Pourquoi s’acharne-t-il sur le député Sakura ? Quels liens secrets l’unissent à Asami, le secrétaire de ce même député ? Quel plan est-il en train de mettre en œuvre ? Cependant, la police avec a sa tête le nouveau commissaire adjoint de Roppongi, Ishihara et les autres yakuzas (dont l’impressionnant Tokaï, de retour après plusieurs années passé en prison) ne voient pas ses activités d’un très bon œil et Hojo va devoir apprendre à ne pas tomber dans les pièges tendus par ses innombrables ennemis.

Chronique 1


C’est avec plaisir, que l’on retrouve Hojo et Asami et leur ambition
dévorante. Ces deux amis, l’un yakuza, homme de l’ombre et l’autre,
politicien, tous deux grimpant rapidement les échelons de leur
"hiérarchie" respective, afin de prendre le pouvoir et modifier une
société trop hiérarchisée mais surtout gouvernée par des personnes bien
trop âgés. Pour cela tous les moyens sont bons, chantage, corruptions,
torture et même meurtre. Une excellente critique de la société
japonaise dans ce qu’elle a de plus vil.

L’adaptation est de qualité, sauf en ce qui concerne la
couverture, gâchée par un énorme bandeau sur le coté et le logo de
l’éditeur mal placé.


Chronique 2



Hôjô et Asami, amis d'enfance, ont un objectif : redonner aux Japonais le goût de vivre et reconstituer la grandeur du Japon. Pour cela, le pays doit changer. Ses moeurs doivent changer. Le « système » doit changer !
Tous deux décident de gravir les échelons du pouvoir, l'un dans la lumière, en tant que politicien, l'autre dans l'ombre, comme yakuza.

Buronson, le scénariste de Hokuto no Ken, dénonce dès ce premier tome les errements de la société japonaise embourbée dans des affaires de corruptions politiques. Valsant entre monde de la politique et monde des yakuzas, le lecteur ne se rend pas compte des transitions : et pour cause, il s'agit de deux mondes si différents, et pourtant si proches... Opportunisme, retournements de situation, petits arrangements, violence physique et morale : les deux univers sont décrits avec la volonté évidente de pointer les dérives, là où ça fait mal !

On constate néanmoins plusieurs errements, que l'on retrouvera de nombreuses fois dans la série (et dans toutes les autres séries de Buronson et Ikegami d'ailleurs !) : une vision de la femme pas vraiment flatteuse, servant d'objet sexuel, ne faisant jamais évoluer l'intrigue. Ainsi les scènes de sexe (le consentement étant plus ou moins présent selon les cas, cherchez l'erreur) sont nombreuses dès le premier tome. Si encore elles étaient utilisées pour faire évoluer le récit et montrer la violence du milieu, ce genre de scènes serait tout à fait acceptable ! Mais on y sent au contraire un côté malsain et purement tapageur. La tare de ces deux auteurs, c'est définitivement ce genre de manie peu recommandable à abuser des scènes de sexe ne servant à rien. Et quand c'est dans un premier tome, c'est encore plus critiquable.

Pour différentes raisons, le tome 1 de Sanctuary n'est donc pas à mettre entre toutes les mains.

Graphiquement, les environnements sont corrects mais on déplore un énorme défaut : Ikegami ne sait vraiment pas varier le design des visages. S'il se débrouille très bien pour représenter les visages et les émotions des personnages âgés, il ne dispose que d'un seul modèle pour les jeunes hommes et jeunes femmes ! C'est flagrant, les jeunes hommes se ressemblent, les femmes ressemblent aux hommes (visage légèrement plus fin, moins de trame, quelques astuces au niveau des nuances). Et surtout, ces personnages ressemblent à toutes les autres oeuvres de ces deux auteurs : on croirait retrouver les mêmes personnages que ceux évoluant dans Strain, Lord etc... Ceci n'est pas admissible, même si les mangakas sont connus pour manquer de variété dans le chara-design des visages (cela touche aussi les meilleurs !).

Niveau adaptation, l'encrage est trop prononcé, si bien que la plupart des cases sont trop sombres. La mise en page est maladroite et les textes sont parfois coupés. La traduction est toutefois très satisfaisante.

En dépit d'une intrigue à rebondissements, d'idées très intéressantes (les méandres du système politique japonais, son fonctionnement, les bases et le déroulement d'une prise de pouvoirs) et d'un graphisme satisfaisant mais manquant énormément de variété, Sanctuary donne à travers ce premier tome : le ton pour l'ensemble de la série et l'envie de s'intéresser au tome 2 !


Rogue


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Enigma

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D'où vient cette réplique ?
C’est la première fois que tu prononces mon nom. Encore une fois …
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