Kenshin - le vagabond Vol.1 - Actualité manga

Manga - Volume

Kenshin - le vagabond Vol.1

Titre VO: るろうに剣心
Titre traduit: Ruroni Kenshin

De WATSUKI Nobuhiro / WATSUKI Nobuhiro

Manga - Manhwa - Kenshin - le vagabond Vol.1

Note de la rédaction: 15/20

Note des lecteurs: 17 /20

Au milieu du siècle dernier, le Japon s'apprête à entrer dans l'ère Meiji, passant sans transition du Moyen Age à l'industrialisation. Les samouraïs n'ont plus leur place dans cette société moderne où les guerriers sont moins utiles que les commerçants. Sans emploi, n'ayant plus le droit de porter le sabre, confrontés aux fusils et aux canons, les samouraïs vont peu à peu disparaître pour entrer dans la légende.

Kenshin est l'un de ces guerriers perdus. Grand maître de sabre il est devenu un vagabond errant sur les routes du Japon. Mais son esprit chevaleresque et son courage vont faire de cet ancien mercenaire un justicier aimé et respecté.

Inspiré de la vie d'un samouraï célèbre, Kenshin mélange avec subtilité des scènes d'action spectaculaires à une réflexion sur le passage à l'ère industrielle. Une réussite.
Shonen qui commence un peu à dater aujourd’hui, Kenshin fait partie de la deuxième grande vague du shonen…après Dragon Ball, Saint Seiya, Yuyu Hakusho et avant Naruto, One Piece et autres présents actuellement. D’ailleurs Oda (One Piece) et Takei (Shaman King) ont tous deux été assistant de Nobuhiro Watsuki, l’auteur de Kenshin !

Ce titre est en quelque sorte une des premières prises de risque de Glénat qui jusqu’alors éditait des titres quasiment assurés de succès car déjà connus chez nous (Dragon Ball, Ranma ½, Sailor Moon…), Kenshin est arrivé en France tel un parfait inconnu mais a su s’imposer comme une référence du shonen (ce qu’il est !).
Le fait que cela soit un des premiers titres de Glénat, explique que la première édition ait subit les méfaits de l’éditeur sur les couvertures (cartonnées avec trois couleurs qui alternent…vraiment pas attrayant !)

Mêlant fond historique, combats prenants mettant en scènes des personnages charismatiques et attachants, scénario tenant vraiment la route, émotions bien rendues qui font que les personnages sont vraiment touchants, et surtout une idée de génie (qui est à la base du scénario) qui rend le tout crédible: Kenshin refuse de tuer, du coup à l'inverse des autres shonens où les protagonistes s'en mettent plein la gueule, parfois armés, mais qui s'en sortent toujours, ici on comprend pourquoi ils ne meurent pas! Et c'est une des choses qui rend ce titre passionnant, parfois l'adversaire de Kenshin frôle la mort, et même si on se dit qu'il la mérite, cette dernière symboliserait un échec de Kenshin!
Et en même temps, les autres personnages, eux, ne se gênent pas pour tuer, en particulier le génial Hajime Saito, et c'est ce contraste qui rend leurs actes encore plus violent!
Bien sur il ne faut pas oublier l'humour sur ce titre qui est omniprésent, et qui est ici vraiment drôle (c'est loin d'être le cas dans toute les séries), mais qui sait laisser la place à des moments graves! L'auteur manie à merveille le va et vient entre ces deux tons, un point de plus pour ce titre génial!

Un des éléments essentiels de ce titre est son approche de la culpabilité et tout ce qu’elle entraîne, regrets, rédemption, pardon, expiation… Car Kenshin est hanté par son passé de tueur, et certains personnages intervenants dans le titre, avides de vengeance viennent lui rappeler ses péchés et titiller de nouveau sa culpabilité…Kenshin s’enfonce alors dans le doute…la rédemption est-elle possible ?

Les premiers tomes plantent merveilleusement bien le décor, et introduisent de façon magistrale des personnages clés (Aoshi...). Le premier tome en question présente ici les personnages les plus importants à travers des histoires relativement courtes et sans incidence pour la suite, mais qui restent intéressantes à lire.
Le dessin est encore très perfectionnable mais il est tout même attrayant, peut être encore un peu froid…

Quoi qu’il en soit, il faut découvrir cette série si ce n’est pas déjà fait, et ce premier volume constitue une bonne entrée en matière !

erkael

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