Manga - volume
Journal d'une disparition
Rated
16+
- Type: Seinen
- Genre: Drame, Social
- Publisher JP: East Press
- 1st date of release JP: 2005
- Serialized: N/C
- Release date: 12 January 2007
- Country of Origin: Japon
- No of volume(s): 1 (Completed)
- No of volume(s) JP: 1 (Completed)
- Number of pages: 200
- Illustration: n&b
- For mature audience: non
- On Sale: oui
- EAN Code: 9782505000303
- Price: 10.20 € / KA04
Lassé par la routine du dessinateur face à ses planches et écrasé par la pression inhérente à son travail et, Hideo Azuma, un " mangaka " célèbre, décide, du jour au lendemain, de quitter son boulot et de mettre fin à ses jours.
Après l'échec de son suicide, il décide de vivre dans la rue en SDF. Son temps est dès lors consacré à trouver de quoi se nourrir afin d'améliorer son quotidien précaire...
Après l'échec de son suicide, il décide de vivre dans la rue en SDF. Son temps est dès lors consacré à trouver de quoi se nourrir afin d'améliorer son quotidien précaire...
Avec Journal d'une disparition, Hideo Azuma nous fait découvrir le quotidien d'un homme (en l'occurrence lui même) qui; submergé par la déprime et l'angoisse; décide de "prendre le large", en abandonnant foyer et travail pour devenir SDF.
C'est ainsi que nous découvrons le nouveau quotidien de notre héros en tant que sans abri. C'est la première partie du récit intitulée "Marcher dans la nuit", dans laquelle la difficulté de trouver de la nourriture et lutter contre le froid deviennent les nouveaux défis d'Azuma.
Dans la deuxième partie, "Marcher dans la ville", notre héros toujours en cavale travaille dans une entreprise du bâtiment et découvre les difficultés physiques qu'un tel travail induit.
Enfin, la dernière partie, plus grave que les précédentes, traite de l'alcoolisme et nous montre Azuma sombrant dans une déchéance physique et morale. C'est "le pavillon des alcooliques".
Journal d'une disparition fait partie de mes coups de cœurs de l'année 2007. Il dépeint avec justesse la déchéance d'un homme qui ne trouve plus son compte dans la société dans laquelle il vit.
Sans tomber dans le misérabilisme et en évitant le discours moraliste, le récit s'attache uniquement à nous faire découvrir les tribulations d'un homme, en conservant un regard détaché. Les dilemmes et les tourments du héros sont bien évidemment abordés, mais presque toujours de manière burlesque.
Ça n'empêche pas quelques critiques implicites, notamment sur les éditeurs de manga qui "mettent constamment la pression" sur leurs auteurs, sans jamais se soucier d'eux mais plutôt des 16 planches qu'ils doivent rendre chaque semaine.
Cette histoire a aussi des côtés didactiques. Dans la troisième partie où Azuma est hospitalisé, nous apprenons pas mal de choses sur l'organisation d'un secteur hospitalier au Japon.
Le dessin, assez simpliste et drôle, semble avoir la tâche d'alléger un récit assez sérieux. Le design du héros est également intéressant, notamment au niveau des yeux qui sont complètement différents l'un de l'autre... Un double regard sur la société?
Chaque est le plus souvent saturée de petits cases. Le récit est donc dense sans jamais être lourd. Mais la lecture peut parfois s'avérer délicate.
En définitive, Journal d'une disparition fait partie de ses œuvres à découvrir absolument. Encore plus que pour Hana - Bôro, une multitude de niveaux de lectures sont à envisager pour le plus grand bonheur du lecteur.
Ce titre est dans la sélection officielle d'Angoulême 2008. J'espère qu'il recevra un prix.
Shinob
C'est ainsi que nous découvrons le nouveau quotidien de notre héros en tant que sans abri. C'est la première partie du récit intitulée "Marcher dans la nuit", dans laquelle la difficulté de trouver de la nourriture et lutter contre le froid deviennent les nouveaux défis d'Azuma.
Dans la deuxième partie, "Marcher dans la ville", notre héros toujours en cavale travaille dans une entreprise du bâtiment et découvre les difficultés physiques qu'un tel travail induit.
Enfin, la dernière partie, plus grave que les précédentes, traite de l'alcoolisme et nous montre Azuma sombrant dans une déchéance physique et morale. C'est "le pavillon des alcooliques".
Journal d'une disparition fait partie de mes coups de cœurs de l'année 2007. Il dépeint avec justesse la déchéance d'un homme qui ne trouve plus son compte dans la société dans laquelle il vit.
Sans tomber dans le misérabilisme et en évitant le discours moraliste, le récit s'attache uniquement à nous faire découvrir les tribulations d'un homme, en conservant un regard détaché. Les dilemmes et les tourments du héros sont bien évidemment abordés, mais presque toujours de manière burlesque.
Ça n'empêche pas quelques critiques implicites, notamment sur les éditeurs de manga qui "mettent constamment la pression" sur leurs auteurs, sans jamais se soucier d'eux mais plutôt des 16 planches qu'ils doivent rendre chaque semaine.
Cette histoire a aussi des côtés didactiques. Dans la troisième partie où Azuma est hospitalisé, nous apprenons pas mal de choses sur l'organisation d'un secteur hospitalier au Japon.
Le dessin, assez simpliste et drôle, semble avoir la tâche d'alléger un récit assez sérieux. Le design du héros est également intéressant, notamment au niveau des yeux qui sont complètement différents l'un de l'autre... Un double regard sur la société?
Chaque est le plus souvent saturée de petits cases. Le récit est donc dense sans jamais être lourd. Mais la lecture peut parfois s'avérer délicate.
En définitive, Journal d'une disparition fait partie de ses œuvres à découvrir absolument. Encore plus que pour Hana - Bôro, une multitude de niveaux de lectures sont à envisager pour le plus grand bonheur du lecteur.
Ce titre est dans la sélection officielle d'Angoulême 2008. J'espère qu'il recevra un prix.
Shinob
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Enigma
'.D'où vient cette réplique ?
"Bah, désolé mais d'habitude en cas d'alerte on sonne la cloche..."
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