Manga - volume
Elegie en Rouge
- Type: Seinen
- Genre: Social, Historique
- Publisher JP: Shôgakukan
- 1st date of release JP: 1971
- Serialized: Garo
- Release date: 25 Febuary 2010
- Country of Origin: Japon
- No of volume(s): 1 (Completed)
- No of volume(s) JP: 1 (Completed)
- Number of pages: 240
- Illustration: n&b
- For mature audience: non
- On Sale: oui
- EAN Code: 9782915492910
- Price: 22.50 € / COR06
Les audaces stylistiques, la crudité du propos et la modernité des caractères ont fait de ce livre un classique indémodable, régulièrement réédité ou adapté au Japon.
La fin des années 1960 fut une période extrêmement troublée au Japon, le soulèvement de la jeunesse prenant parfois des formes plus radicales que ce qu’on pouvait observer en occident. Les attentes et la frustration de cette génération étaient immenses et le foisonnement artistique qui l’accompagna fût prodigieux. Mais la répression féroce que le pouvoir opposa à ce mouvement brisa les promesses et l’énergie qu’il dessinait, plongeant le pays dans la résignation. Dans ce Japon post-1968, Ichiro et Sachiko rêvent d’une vie meilleure, sans être pour autant des révolutionnaires. Leurs jours s’écoulent à flâner, boire, fumer et faire l’amour. Tandis que Shihiro tente de vivre de ses bandes dessinées, Sachiko doit résister au mariage que ses parents tentent d’arranger pour elle. L’urgence, c’est de ne pas penser à l’avenir. Mais, même affranchis des normes sociales qui ont emprisonnées leurs parents, Ichiro et Sachiko peinent à exprimer leurs désirs et, frustrés, finissent par se dire des choses qu’ils ne pensent pas, communiquant mieux par les corps que par les mots. En décrivant la vie quotidienne d’un couple vivant en concubinage — chose peu courante dans le Japon des années 1970 — Hayashi parvient à traduire les sentiments d’une manière à la fois métaphorique et précises, leur donnant une justesse et une intensité qui restent intactes plus de trente ans après.
Highlight of the serie:
L’impact d’Élégie en rouge, lors de sa sortie en 1971, fut extraordinaire. Les jeunes citadins, étudiants ou travailleurs, se retrouvèrent dans cette histoire qui était aussi celle d’une génération en rupture avec la société traditionnelle : leurs émois et leurs angoisses, leur désenchantement et leurs espoirs, ils les entendaient dans cette histoire d’amour qui ressemblait si peu à ce qu’avaient vécu leurs parents;
ce livre témoignait de ce qu’ils étaient et le magnifiait par une élégance formelle totalement novatrice. Élégie en rouge suscita un tel enthousiasme qu’il inspira aussitôt au chanteur Ogata Morio une chanson qui devint un énorme succès populaire, entonné encore aujourd’hui dans les karaoké du pays.
Cornelius en archiviste et historien du manga nous ressort cette série expérimentale de Hayashi qui se veut le témoin d'une époque charnière du Japon.
publié en 1970 dans le magasin indépendant Garo, ce manga se situe donc dans une période de renouveau économique et de perte de l'esprit contestataire des années 60. Le Japon va économiquement pour le mieux en se retrouvant troisième puissance mondiale après des années d'humiliation et d'occupation américaine.
la narration reflète cette incapacité à agir pour une totale liberté politique et culturelle à travers des épisodes melant des icones de l'époque à des moments de profond désespoir moral d'un jeune couple rentré trop vite dans la vie active. l'abandon de l'esprit de révolte pour entrer dans le système d'un confortable matérialisme submerge la conscience de chaque personnage. on laisse les rêves mourir et on devient un rouage de ce boom économique, pour le bien de la patrie au détriment de son bien-être. les ambitions se font petites pour escalader l'échelle sociale. tout cela se trouve dans la vie des deux personnages principaux; Sachiko et ichiro.
le problème est que la narration égare les lecteurs dés les premières pages et cela relève d'une énorme volonté de surpasser des pages graphiquement arides et vides d'émotions pour retrouver toutes les promesses de la préface. Hayashi en privant ses personnages de la moindre expression de plaisir, de colère ou de chagrin, coupe en même temps le lecteur de toute possibilité de rapprochement émotionnel avec les personnages. Un profond ennui s'installe, dés lors rapidement par méconnaissance du contexte, désintérêt du sort des personnages ou du but de ce manga. il y a bien une ressemblance avec "lorsque nous vivions ensemble" mais là où il y avait un vrai mélodrame, nous nous retrouvons avec "élégie" devant trop de sobriété.
il n'explique rien. il ne polémique pas. il ne se rebelle pas, ou si peu. il constate mollement et témoigne d'un état de fait lointain d'un Japon qui après ce boom économique connait aujourd'hui un déclin économique et démographique plus graves que ce triste abandon de valeurs personnelles pour rester dans l'esprit de la ruche.
il est fort louable de la part de Cornelius de chercher à sortir le manga de la médiocrité culturelle qui caractérise encore une bonne partie de ce qui est publié en français. Je crois, hélas, qu'à vouloir hisser le drapeau de la différence trop haut avec ce genre de manga très difficile d'accès, Cornelius ne se perde dans l'élitisme.
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Enigma
'.D'où vient cette réplique ?
Trop lent, même pour mourir.
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