Detroit Metal City Vol.1 - Actualité manga

Manga - Volume

Detroit Metal City Vol.1

Titre VO: デトロイト・メタル・シティ
Titre traduit: Detroit Metal City
Titre US: N/C

De WAKASUGI Kiminori / WAKASUGI Kiminori

Manga - Manhwa - Detroit Metal City Vol.1

Note de la rédaction: 19/20

Note des lecteurs: 18.50 /20

Sôichi Negishi est un jeune garçon qui affectionne les ambiances délicates et la pop suédoise… Pourtant, comble du paradoxe, il est le chanteur-guitariste déchaîné de « DMC » (« Detroit Metal City »), un groupe de Death Metal.

Rendu méconnaissable par un maquillage outrancier et provocateur à la façon du groupe « Kiss », épaulé par les deux autres membres de son groupe, il écume la scène musicale indépendante Tokyoïte en vociférant des imprécations démoniques sur fond de guitares électriques tapageuses. La jeune fille dont il est secrètement amoureux, et qu’il tente de conquérir, déteste le Death Metal. Sôichi, tiraillé entre sa délicatesse naturelle et son rôle « d’empereur des ténèbres » de la musique va devoir gérer aussi habilement que possible sa double vie pour avoir une chance de séduire l’élue de son coeur.
Mais la vie est compliquée et les situations équivoques qui vont succéder, vont lui rendre ses chances de succès bien improbables…

Sans doute l'un des plus gros événements de cette rentrée 2008, ce titre aura fait parler de lui, et c’est un jeune éditeur, 12 bis, qui nous le propose ! Quoi de mieux qu’un titre prometteur et original comme celui ci pour se démarquer et se faire une place ?

Pour l’anecdote, le titre du manga, Detroit Metal City, est une référence à la célèbre chanson, Detroit Rock City, du très célèbre groupe de Metal : Kiss…ce groupe est plus dans la mouvance du glam que du death (pour les connaisseurs) mais il fut l’un des premiers groupes à se maquiller et à utiliser une mise en scène hors du commun pour leurs concerts…à l’image du groupe du manga. A noter que dans l’adaptation live du manga, Gene Simmons, le démon, le très charismatique bassiste de Kiss fait une apparition…la boucle est bouclée ! (fin de l’anecdote)

Le pitch est des plus original, le jour Soichi Negishi, 23 ans, est un jeune ringard, arborant une coupe à frange pitoyable et fan de pop Suédoise…le soir il devient Krauser II, l’empereur du Death Metal ! Rien qu’avec ça on peux déjà imaginer les situations délirantes que cela peut entraîner, si en plus il retrouve une amie de fac dont il est amoureux et qui déteste le Metal, le délire n’en devient que plus grand ! Il est accompagné d’un bassiste à fond dans le style et un batteur, qui au naturel se trouve être un petit gros ringard…mais un brin désaxé.
Les situations loufoques sont légions, on rit véritablement de bon cœur, et si il faut reconnaître qu’on se retrouve souvent avec des paroles très crues, grossières, le tout reste bon enfant, l’objectif premier est l’humour et à ce niveau là, l’objectif est plus qu’atteint !

On plonge en plein dans les clichés du Metal, mais justement l’auteur joue à fond là dessus, le pauvre Soichi se retrouve victime de ses clichés, lui qui adore sa gentille maman, il est censé l’avoir tué puis violé…détourner ces clichés est la meilleur des façons de les ridiculiser, et même temps, on retrouve souvent ce pauvre Soichi se prendre au jeu et se laisser aller à des vulgarités qui le dépassent, il frôle la schizophrénie, et nous lecteurs de notre coté, on est plié de rire !
L’auteur grossit bien sur les choses, mais c’est tellement drôle que même le plus puriste des Metalleux rentrera dans le jeu…car il faut rassurer les gens qui ignorent ce qu’est le Metal, bien souvent il s’agit de gens très normaux…mais ici, ce sont tous des psychopathes en puissance, et bien entendu ce pauvre Soichi se retrouve plongé dans un monde qui le dépasse et qu’il subit plus qu’autre chose…du bonheur !!

A chaque fin de chapitre, on a droit à une page revenant sur un terme utilisé, et l’expliquant à la sauce DMC : je vous laisse apprécier la meilleure :
« No thank you : littéralement « non merci ». Formule type pour décliner poliment une sodomie sans froisser son interlocuteur. Surtout ne pas oublier le « no » sans quoi la formule prend un sens exactement inverse, exposant le sujet étourdi à de douloureuses lésions. »
Que rajouter derrière ça ? Tout est dit ! A mourir de rire !

Le dessin est très particulier, on pourrait croire qu’il fait vieillot, pourtant le titre ne date que de 2006, mais il n’est pas désagréable pour autant, au contraire il est même sympathique, et très vite on en vient à se dire qu’un autre style graphique n’aurait pas convenu aussi bien à ce titre et son ambiance déjantée.
L’édition de 12 bis est de très bonne facture, aucun défaut à signaler, le papier, l’encrage, tout est correct et chapeau pour la traduction qui n’a pas du être évidente !

Un titre à lire absolument…en écoutant du Metal bien entendu, et certainement pas de la pop Suédoise !


erkael


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