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Manga - volume

99 Happy Soul

JP Title: 99ハッピーソウル
Translated Title: 99 Happy Soul

By OIWA Kenji
With OIWA Kenji

Publisher FR : Glénat
Collection: Glénat - Shonen

Rated
12+
Manga - Manhwa - 99 Happy Soul
Average Rating of MN 11/20
Average Rating of Readers 14/20

Il est dit que lorsqu’un objet est vénéré pendant une durée de 99 ans, une divinité (appelée Tsukumo) finit par en éclore. Yukiji est une jeune fille dont le compagnon, Tamakichi, est un Tsukumo né d’un objet (pour le moins singulier) ayant appartenu à sa mère : un vibromasseur ! La personnalité de Tamakichi s’en retrouve donc être des plus atypiques, et celui-ci n’a pas son pareil pour mettre Yukiji dans les situations les plus embarrassantes et rocambolesques, alors que la jeune fille ne rêve que d’étudier tranquillement !
Les choses se compliquent encore plus quand d’autres élèves de l’établissement s’avèrent aussi posséder des Tsukumo à travers des objets aussi saugrenus qu’un téléphone portable ou une barrette à cheveux…


Highlight of the serie:

99 Happy Soul est un manga délirant, à la fois coquin, désopilant et bourré d’action, servi par un trait énergique.

Yukiji est une jeune fille qui étudie dans un établissement pour filles un peu spécial, car d’étranges êtres y font naitre le désordre : les Tsukumo, des êtres divins issus d’objets ordinaires. Cependant, il se trouve que Yukiji possède également une de ces divinités qu’elle hérite de sa mère : Takamachi, qui sous un air de jeune garçon pervers cache pour origine…. Un vibromasseur !

Kenji Oiwa nous l’annonce en préface, voici le manga dont il est le moins fier, voire celle dont il a le plus honte ! Il faut dire qu’à titre de comparaison, nous connaissons déjà l’auteur en France pour Goth et pour Bienvenue dans la NHK, deux titres qui se trouvent être des adaptations de romans ayant déjà connu un certain succès. Avec 99 Happy Soul, l’auteur ne se base sur rien et construit son scénario par lui-même. Son intention était de faire un manga d’action assez délirant, voire crétin, matinée d’une pointe d’esprit coquin. Le concept des objets avec une âme devait rester assez évasif et l’action partir à fond sans se soucier du pourquoi du comment. Seulement, le résultat n’est vraiment pas à la hauteur des espérances.

Le lecteur débarque en effet très rapidement dans l’univers de cette école si particulière, et on n’a pas le temps de comprendre tout ce qui se passe. Alors qu’on essaie péniblement de comprendre ce qui lie les deux protagonistes, voici qu’un robot géant débarque dans l’établissement, mais les choses s’enchaînent sans poser trop de gravité. A lancer son récit dans toutes les directions, et à trop vouloir en faire, l’ensemble devient incompréhensible et indigeste ! On peut certes rapprocher cette pagaille permanente à l’ambiance légère et humoristique que cherche à créer l’auteur. Le problème, c’est quand les scènes prétendues comiques ne sont basées essentiellement que sur un fond ecchi assez malsain, surtout au vu de l’âge des personnages ! Jeunes filles dénudées, qui se font tripoter,… le tout dans la joie et la bonne humeur ! Un ton totalement inapproprié et qui risque de passer très mal pour le lectorat français. On sent ensuite que Oiwa a essayé de se raccrocher aux branches en développant un peu plus son contenu, avec des explications sur les Tsukumo, ou en présentant quelques personnages qui auraient enrichi l’univers… Mais il est déjà trop tard, et devant le sombre avenir qu’aurait peu avoir la série, l’auteur abandonne, en essayant de sauver les meubles en proposant une fin bâclée.

Le trait de l’auteur reste égal à lui-même, dans la même veine que celui de Bienvenue dans la NHK. Un dessin assez clair, jouant parfaitement des contrastes, bien qu’un peu classique et statique, et des décors assez pauvres. Cependant, c’est là l’occasion de voir le dessinateur à l’œuvre dans les scènes d’actions, mais malheureusement cela reste à l’image du titre : fouillis et très peu compréhensible. Il reste toutefois un design assez intéressant des Tsukumo, porté par un graphisme plutôt moderne.

Il faut donc voir ce one-shot comme un essai, certes raté, de l’auteur, qui nous ayant habitué à des adaptations (assez controversées) de scénarios existants, tente ici de nous proposer une histoire purement originale. Mais la maitrise n’est vraiment pas au rendez-vous, et ce manga reste très dispensable, même pour les quelques fans de l’auteur.


Tianjun


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