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Spectrobes : Les Portes de la Galaxie

Le test du jeu video:

Publié le Mardi, 19 Mai 2015

Si le premier Spectrobes pouvait se targuer d’être le premier Pokémon-like de chez Disney, il n’en était pas moins un jeu expérimental, qui tentait de tirer pleinement parti des capacités de gameplay de la DS. Enfin, si gueuler n’importe quoi dans un micro pour réveiller des fossiles ou défoncer son écran inférieur à coups de stylet pour les déterrer était vraiment mis en avant, le reste ne suivait pas du tout. Nous voici donc face au second opus de la franchise, joliment appelé « Les Portes de la Galaxie », espérons que je n’ai pas une envie frénétique de fermer ma DS avant la première heure de jeu…


L’histoire


Si l’histoire est l’un des points faibles de la franchise, il faut savoir que celle-ci n’est même pas écrite dans le manuel ! Sachez donc que Rallen et Jeena, les deux héros du premier Spectrobes, ainsi que leur ami Aldous, se font attaquer par les Grands Krawls. Tous leurs fossiles se font détruire et ils doivent bien évidemment combattre pour restaurer la paix dans la galaxie… En gros, vous allez de planète en planète, vous creusez, vous faites de l’élevage pour que vos bestioles deviennent super fortes et vous attaquez les quatre Grands Krawls et leur grand manitou… Non sérieusement, je comprends pourquoi l’histoire ne fait pas partie du manuel…


Les graphismes


Comparé au premier Spectrobes, qui offrait une caméra subjective fixe associée à des environnements en 3D totalement épurés (et vide, mais vide !), ce nouvel épisode fait figure de très grande mise à jour. Vous pouvez enfin diriger une caméra qui suit vos moindres mouvements dans des décors à l’apparence plus libre. Ce changement s’accompagne d’une modélisation temps réel de vos personnages, ce qui tranche par rapport au prérendu de l’ancien épisode. Seulement, si les PNJ auront vraiment l’air de sortir d’une Saturn, les héros du jeu n’en seront pas moins pauvres en polygones ! Lorsqu’on voit les derniers standards de la portable, on en vient à se demander si une si faible évolution n’aurait pas mérité un peu plus d’attention…


Le design des Spectrobes mettra cependant un peu plus à profit la puissance de la DS et l’on pourra quasiment en apprécier l’aspect. Le design qui ressort des cinématiques en synthèse étant bien évidemment plus criant de vérité que l’amas de pixels sur l’écran de la DS… Toujours proche de chimères chinoises dans l’apparence, on se rapprochera ici pas mal de certains Pokémon même si la copie s’arrêtera là (quoique, cent douze nouvelles bestioles viennent tout de même s’ajouter au soixante-treize existantes du premier opus, attrapez-les tous quoi…)


Si le clipping est inexistant, c’est pour mieux souligner le côté vide du jeu. Mixez un design ultra épuré à des mondes fermés et vous obtiendrez la recette du level design complet de Spectrobes : Les Portes de la Galaxie. Le pire étant que chacune des planètes ne comportera qu’un type précis d’environnement. Vous devrez alors monter dans votre vaisseau pour, par exemple, passer de la jungle au désert et trouver différentes espèces de Spectrobes.


Le gameplay


Tous les mécanismes vous sont expliqués pas à pas à partir du moment où vous commencez Les Portes de la Galaxie. Ce tutoriel géant peut vite devenir agaçant pour le joueur. Mais il est nécessaire et très bien expliqué, pendant les vingt premières minutes du jeu. Vous allez donc apprendre à vous déplacer, interagir, combattre, voyager, déterrer et élever vos Spectrobes à fond, au risque de vraiment vous ennuyer avant même de commencer à jouer. Le système de combat est simple : appuyez sur A pour une attaque simple, B pour une attaque spéciale, Y pour une attaque combinée de vos deux bestioles, et enfin X pour switcher entre elles. Une attaque spéciale s’obtient en remplissant une jauge qui augmente en fonction du nombre de coups portés à l’adversaire. Elle peut se combiner et former une attaque dévastatrice pour peu que les deux monstres l’aient complétée. Cette limit break ne se conserve pas au fil des combats et devra être remplie de zéro à chaque nouvelle rencontre. On ne peut ni s’enfuir d’une bataille, ni soigner les Spectrobes en combat, qui s’enchaînent généralement par deux. Pour acheter des vivres, vous devrez absolument changer de planète. Tout ceci en prenant bien sûr en compte le côté monétaire, vous devrez très certainement faire de l’aller-retour à n’en plus finir…


Déterrer des fossiles de Spectrobes était une chose répétitive et amusante sur le premier opus, c’est toujours le cas ici. La méthode est la même à une chose près : les Krawls devront être éliminés avant de procéder à n’importe quelle recherche (pratique, ils réapparaissaient dés la fin d’un combat dans le premier, gênant toute excavation à coup sûr). Vous devrez alors user de multiples foreuses comme un modèle hydraulique afin d’extraire fossiles et autres minéraux nécessaires à l’évolution des Spectrobes. Pour réveiller ces derniers, rien de plus simple : parler sur le même ton pendant trois secondes. J’ai personnellement prononcé mon plus beau « Ah » devant ma DS pour réveiller le premier fossile du jeu. Après cela, ils sont placés en incubateurs et la partie Tamagotchi commencera pendant très longtemps avant que vous ne puissiez utiliser vos bébêtes en combat, frustrant. Des cartes à trous sont d’ailleurs de nouveau disponibles pour débloquer des Spectrobes spéciaux, trois étant fournies dans chaque paquet… euh boîte de jeu.


Au niveau de la caméra, celle-ci offre un système de lock sur les ennemis très (très) pratique lors des combats. Celle-ci permet en effet de porter un coup, ce qui n’est vraiment pas une mince affaire lorsque l’option est désactivée puisque l’on attaque le vent tout simplement… Crispant tant les combats sont répétitifs ! Les déplacements sont par ailleurs uniquement dirigés par croix directionnelle, exit donc la parade de l’écran tactile. Ce dernier étant par ailleurs sollicité quand bon semble dans le jeu, mais jamais au choix avec les boutons classiques. Une telle rigidité m’a semblé étrange pour un tel jeu.




Connectivité


Le joueur possédant le premier Spectrobes pourra exporter toute sa collection de bestioles sur le nouveau jeu, pourvu qu’il est un copain voulant gentiment lui prêter sa DS ou qu’il en possède deux. Un système de codes de progression, comme dans les Golden Sun sur GBA, aurait été ici plus judicieux, mais il semblerait que l’idée soit restée dans la boîte prévue à cet effet…


Niveau multijoueurs, le jeu est jouable jusqu’à quatre en mode multi cartouches. Les modes 1 contre 1, 2 contre 2 et chacun pour soi sont disponibles en utilisant la connection Wi-Fi de la DS. Seize amis pourront participer à un tournoi, comme dans le premier Spectrobes, pourvu qu’ils soient assez patients pour pouvoir tous s’affronter en une après-midi.


Il est également possible de vendre ses Spectrobes sur le marché Wi-Fi. Ainsi, on peut fixer un prix et une durée de vente pour vendre son animal de compagnie virtuel. Si vous ne savez pas où est passé votre chat ou votre chien, demandez au joueur de Spectrobes, je pense qu’il aura appris à faire un nouveau type de business grâce à sa DS.


Autre frustration : le système D Gamer de Disney, présent sur la version américaine, n’est toujours pas disponible en Europe. Ce système inhérent à la DS permet, à la manière de la Wii, de se créer un avatar et de l’habiller avec des objets des jeux compatibles. Plus un gadget qu’un atout, le D Gamer de Disney étendait les possibilités de Spectrobes : Les Portes de la Galaxie, peut-être le verrons-nous un jour arriver en Europe qui sait ?




Par Gorkab Nitrix


Note de la rédaction








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